Être en relation

J’en ai plein les bras, pourtant j’ai des idées plein la tête. Wow, il est possible de sortir de la spirale quotidienne des relations souffrantes!

Créer de nouvelles manières d’être en relation. Tout un contrat quand nous sommes envahis par le temps, la politique, le travail, l’ordinateur, les enfants, etc.

Voici quelques idées rafraîchissantes :

  • Vouloir nous rapprocher des autres et ne pas attendre qu’ils viennent vers nous.
  • Cesser les attentes.
  • Choisir au lieu d’être choisi.
  • Mettez-vous de l’humour, du plaisir dans votre quotidien?
  • Il n’y a pas de couple parfait ou d’harmonie parfaite, mais que des couples en devenir.
  • Créer de petites attentions sans penser recevoir quelque chose en retour.
  • Envoyer des petits mots de gratitude sans raison.
  • Exprimer nos sensations et nos émotions en parlant en JE.
  • Être honnête.
  • Osons être vulnérable.
  • Acceptons que chaque personne dans un couple à son sac à dos rempli d’histoires de son passé qui peuvent se réveiller à tout moment.
  • Un couple, c’est un investissement à deux, pour les bonnes raisons. Quelles sont les vôtres?
  • Mettez votre juge de côté, évitez le jugement et la critique.
  • Aimer, c’est aller vers le besoin de l’autre sans se perdre dans l’autre.
  • Attention aux scénarios de prince ou princesse charmante, de cas dramatique non dramatique. Ils jouent contre vous très souvent.
  • Est-ce que mon amour est conditionnel?
  • Êtes-vous un à côté de l’autre dans vos projets? L’important, ce n’est pas juste d’aller dans la même direction comme couple, mais d’aller à la même vitesse : sans cela, il y aura une trop grande tension d’où l’importance de la communication.
  • Planifions-nous notre intimité autant que nous le faisons pour nos vacances?
  • Nous organiser pour ne pas nous créer, ni créer à l’autre, la pression du performant et du perfectionniste.
  • Laissons bâtir et grandir l’intimité sous toutes ses facettes.
  • Cesser de penser pour l’autre. Nous ne le répéterons pas assez, car souvent nous interprétons au lieu d’aller vérifier auprès de l’autre.
  • La culpabilité est un jugement envers l’autre ou envers soi. Nous sommes pris entre deux décisions, celle que nous voulons prendre et celle que nous sommes obligé de prendre.
  • Arrêter de materner l’autre et de vouloir le protéger; il reprendra la responsabilité de sa vie et il sera plus apte à affronter ses propres défis.
  • Dire non ou dire oui quand nous n’avons plus peur de la réaction de l’autre.
  • Briser les tabous.
  • Accepter notre différence et nos points de vue. Laisser parler l’autre même si nous ne sommes pas d’accord, car pour cette personne, l’opinion qu’elle émet est quelquefois viscérale; elle apprendra alors qu’elle peut être authentique avec vous.
  • Si la relation nous tient à cœur, nous nous rendrons disponible pour la personne, autant émotivement que rationnellement et en disposition de temps.
  • Faire des consensus et non des compromis, car il y en a un qui perd à tout coup avec ces satanés compromis.
  • Faire des surprises.
  • Être flexibles?
  • Partager nos rêves individuels et ceux du couple.
  • Accepter l’aller et le retour dans vos discussions, de donner et recevoir dans vos échanges, éviter les monologues.
  • Ne pas entrer dans les souliers des autres, mais être sensibles, réceptifs et compatissants.
  • Ne pas vouloir que les autres entrent dans nos souliers, car nous oublions de nous retrouver et de toucher intimement notre souffrance.
  • Apprendre à le dire quand nous voulons nous engager ou nous désengager.
  • Reconnaître que même en étant avec quelqu’un, nous pouvons nous sentir seul.
  • Accepter que l’autre puisse être en réaction et en émotion, qu’il ne soit pas toujours en harmonie.
  • Accepter notre impuissance face à l’autre dans certaines circonstances.
  • Ce sont les dynamiques relationnelles tendues qui créent des malaises et des maladies de tous genres; c’est aussi par celles-ci que nous guérissons.
  • L’autre peut être un déclencheur émotionnel pour moi. Il éveille en moi des blessures non guéries.
  • Arrêtons de vouloir comprendre l’autre, mais essayons plutôt de nous connaître et de reconnaître ce que cette incompréhension nous fait vivre.
  • Cessons de projeter sur l’autre nos colères, nos insécurités et nos peurs en utilisant le vase communicant * et en nous déresponsabilisant de nos propres émotions. (* Vase communicant : c’est lorsque nous transférons notre émotion sur l’autre ou encore, n’étant pas conscient de ce que nous vivons à l’intérieur de nous, nous projetons alors sur l’autre. Voici deux exemples : j’ai peur et je fais peur à l’autre. Je suis en colère et je ne l’exprime pas. L’autre pourra le faire, amplifiant la colère que je garde ou refoule en moi).
  • Je brise le silence et le statu quo pour remettre du mouvement dans le couple.
  • Lors de chicane, s’occuper du problème et des mésententes sans mettre en péril l’amour que l’on a pour l’autre.
  • Évitons le boudage et l’isolement, car au lieu de rapprocher le couple, souvent cela le sépare.
  • Brisons les chaînes de la rancune et du ressentiment qui sont la prison des couples qui s’effritent.
  • Enterrez la hache de guerre et ramollir la tête dure pour avoir plus d’ouverture à l’autre.

Et vous, avez-vous quelques idées rafraîchissantes qui propulseront votre couple vers un amour véritable sans être dans les boucles sans fin de la souffrance relationnelle.

Les relations ne sont qu’à l’embryon des possibilités; pensons-nous réellement que nous les connaissons toutes? Utilisons notre créativité, notre imagination, notre intuition pour inventer de nouvelles façons d’être en relation et de semer la joie autour de nous. Il y a quelques théories et pratiques qui existent dans certains livres, mais le plus grand de notre travail sera de réinventer de nouvelles avenues adéquates pour le couple tout en évitant les pièges de nos parents. Si nous osons être unique, nous oserons fonctionner par essais et erreurs. C’est la meilleure façon de savoir si les idées fonctionnent pour nous. Il n’y a pas de mode d’emploi pour être en relation.

Et je termine sur cette pensée : Je t’aime trop pour ne pas réveiller ta blessure même en le faisant inconsciemment, car ce n’est pas ta blessure que je veux aimer, mais le vrai toi.

La vie en 2010

La vie en 2010 sera la continuité de 2009 qui a été une année charnière… C’est une année de transition où chaque personne apprend son unicité dans l’UNIVERSALITÉ. Cet apprentissage nous amène à vivre des expériences surprenantes. Tantôt ces expériences sont positives, tantôt négatives, mais ce que nous devons apprendre pour l’ère à venir, c’est de se créer des expériences créatives et harmonieuses. Nous quittons de jour en jour, la dualité avec ses expériences qualifiées de positives et négatives. Tout n’est pas blanc ou noir. Imaginez la grande quantité de couleurs qui se situent entre le blanc et le noir…, eh bien, elles représentent toutes les potentialités de nos manifestations. Elles sont créatives et harmonieuses lorsqu’il n’y a plus de dualité.

Une autre manière de penser se dessine. Nous changeons notre façon de vivre, nous apprenons à devenir plus sélectifs tout comme les enfants de l’ère du Verseau. Nous nous apprivoisons à choisir plutôt que de subir. Cette évolution nous mène vers la prise de conscience du pouvoir énorme que chaque personne possède dans son soi supérieur.

Par cette nouvelle manière de voir les choses, nous manifestons par la seule pensée… « Faites attention à ce que vous pensez, ça se manifeste très rapidement ».

Plusieurs personnes qui ont acheté ce que la société valorise (Tout le paraître, l’avoir, l’aspect yang de la vie, etc.), se tourne vers leur intérieur. Elles y découvrent une source intarissable de potentialités pour améliorer tous les domaines de la vie. Elles prennent conscience du pouvoir de manifester en utilisant leur intuition et l’accès à leurs annales akashiques. Tout arrive par surcroît. La seule chose que nous avons à faire est de choisir en harmonie avec soi-même. Cessons de forcer, de travailler dur ou de courir pour avoir telle ou telle chose; laissons venir à soi ce qui nous revient de droit parce que nous l’avons choisi par amour pour soi dans le respect des autres. La seule personne sur qui j’ai du pouvoir c’est moi. Je ne peux exercer aucun pouvoir sur les autres. Toutes les personnes ont les mêmes pouvoirs, il reste à chacun d’aller les découvrir à l’intérieur.

Merci de m’avoir lu, c’est tout simplement ma vérité face à l’année qui débute.

Choisir le bonheur

La vie est mouvement. L’absence de mouvement, c’est la mort.

Pour être heureux, il est important de se sentir en mouvement et d’être en mouvement.

Mouvement physique d’abord. À tous mes clients dépressifs, je donne la recommandation suivante : aller marcher dans la nature à tous les jours, ne serait-ce qu’un quart d’heure à la fois. Chaque fois que nous marchons, notre système produit des endorphines. Les endorphines sont un euphorisant naturel, elles nous mettent de bonne humeur. Des recherches récentes ont démontré qu’une heure de marche était l’équivalent d’une Prozac (pilule antidépressive).

Se mettre en marche physiquement aide aussi à se mettre en marche psychologiquement. Si le mouvement physique aide à notre bonheur, le mouvement psychologique y aide encore plus. La créativité nous rend heureux, nous fait sentir vivant. L’origine du mot créativité (creare vitæ : créer de la vie) le dit. La créativité, c’est le contraire de la rigidité, de l’absence de mouvement. La flexibilité, c’est la capacité de s’adapter aux événements, d’être souple et cette flexibilité nous aide beaucoup plus à être heureux que le fait de tenir rigidement à nos idées. Je me souviens d’une cliente, une dame de soixante ans, malheureuse parce que sa fille unique venait de divorcer, ce qui était contre ses principes. Elle ne parlait plus à sa fille, ni par le fait même, à son unique petite-fille qu’elle aimait beaucoup. J’essayais de la persuader qu’elle avait le droit de tenir à ses opinions, mais qu’elle devait aussi permettre aux autres de vivre de façon différente. Combien souvent nous refusons d’être souple et d’accepter les autres tels qu’ils sont. Je disais à cette dame : « Vous avez le choix entre avoir raison et être heureuse. Lequel est le plus important? ».

Le mouvement psychologique est parallèle au mouvement physique. Lorsque nous sommes rigides dans notre pensée, nous devenons souvent rigides dans notre corps et lorsque nous maintenons la souplesse de notre corps, il nous est plus facile d’avoir l’esprit ouvert.

Sur le plan psychologique, bouger, c’est devenir actif pour obtenir ce que je veux. Si je me sens seul, je peux devenir une victime passive et me dire que personne ne me téléphone, que personne ne m’aime, que personne ne s’occupe de moi. Je peux aussi devenir pro-active pour atteindre mon but, prendre le téléphone et appeler quelqu’un ou me joindre à un groupe de bénévolat pour aider quelqu’un d’autre qui est seul avec son problème. L’activité psychologique est, elle aussi, une grande source de bonheur. Dès que j’entreprends une action pour résoudre un problème, je me sens plus calme et j’ai moins tendance à me voir dépassé par le problème. La formule magique « De combien de façons puis-je…? » a bien souvent aidé mes étudiants et mes clients à se mettre en mouvement. Il y a bien vingt ans, nous avions décidé, mon conjoint, mes enfants et moi, de partir visiter Walt Disney l’hiver suivant. Un ami de mon fils, alors âgé de 12 ans, qui avait entendu parler du projet me dit : « J’aimerais bien y aller! ». Je lui réponds : « Écoute, je veux bien t’amener, mais ça va te coûter sept cents dollars ». Le petit garçon, plein d’espoir, partit consulter sa maman. Il faisait partie d’une famille monoparentale pas très riche. Le lendemain, il revint me voir découragé : «Ma mère fait dire que l’argent ça ne pousse pas dans les arbres! ». Je lui réponds : « Ta mère a raison, Toi, est-ce que tu as envie de venir? Oui, alors pose-toi la question : De combien de façons puis-je ramasser l’argent pour aller faire ce voyage? »

Nous nous sommes assis, mon fils, son ami et moi et nous avons fait un brain-storming, une liste de plus de cent façons dont ils pourraient ramasser de l’argent dans la prochaine année. Cadeaux de Noël, cadeaux de fête, gazon, récolte de bouteilles, vente de cartes créées par eux sur l’ordinateur, toute la parenté alertée, aucun effort ne fut négligé. Et c’est un petit garçon tout heureux et fier de lui-même muni de son argent que sa maman est venue reconduire à l’aéroport. Ce petit garçon est maintenant ingénieur et quand il a voulu aller à l’université, il s’est tout simplement demandé : « De combien de façons puis-je trouver de l’argent pour faire les études que je veux? ».

Bouger, c’est cesser d’être victime de son environnement, de son éducation, de ses habitudes, c’est se mettre en marche pour créer son bonheur. Et, comme je le répète si souvent, le bonheur n’est pas au bout du chemin, le bonheur, c’est aussi d’être en cheminement. Bouger sur le plan physique, bouger, être en action sur le plan psychologique, bouger aussi sur le plan spirituel. Bouger sur le plan spirituel, c’est savoir que je suis sur la terre en apprentissage. En apprentissage pour devenir une personne plus aimante, plus compatissante, plus sereine, plus joyeuse.

Sur le plan spirituel, ce n’est plus la vitesse du mouvement qui compte, c’est la direction, le sens. L’action sans réflexion sur la direction où vous voulez aller est perte de temps. Prenez le temps d’être conscient. Même sur le plan physique, si on veut aller trop vite, on se blesse et on prend du retard sur son entraînement. Il ne s’agit pas d’aller vite, mais d’aller dans la bonne direction. La direction de l’amour et de la paix. Le mouvement spirituel est une quête de sens, non pas le sens que la vie pourrait voir, mais le sens que nous voulons donner à notre vie, l’accomplissement que nous voulons atteindre, la joie et le bonheur que nous pouvons créer pour nous et pour les autres.

Pour être pleinement satisfaisant, le mouvement doit avoir tout son sens, tout son sens d’accomplissement et de réalisation de soi. Sur tous les plans, la stagnation, l’immobilisme est une source de maladies et de problèmes, le mouvement est une source de joie, de bien-être, de santé et de bonheur.

Petits conseils :

  • Marchez dans la nature, ne serait-ce que cinq minutes par jour.
  • Bougez autant que votre santé vous le permet.
  • Contemplez le mouvement de la vie : les feuilles qui bougent au vent, les oiseaux, les vagues, sentez que vous aussi vous participez à ce mouvement.
  • Acceptez la phase où vous en êtes maintenant dans le cycle de la vie et le genre d’action qui correspond à cette phase.
  • Prenez le temps de donner un sens, une direction à votre action, elle en deviendra plus joyeuse, vous aurez un but.
  • Lorsque vous vous sentez immobilisés, ouvrez les options en vous demandant « De combien de façons puis-je…? » plutôt que de rester paralysés par les obstacles. Là où une porte se ferme parfois s’ouvre une fenêtre.
  • Et souvenez-vous : une porte qu’on ouvre souvent ne rouille pas.

Les sensations corporelles et la géobiologie

Écoute ton corps

Ne vous est-il pas arrivé de vous sentir bien ou mal en entrant dans un lieu? Avez-vous une impression de lourdeur ou de légèreté dans une maison ou un endroit visité? Vous arrive-t-il d’avoir la sensation que vos jambes vibrent ou que tout votre corps réagit à un « je ne sais quoi »? Combien de messages notre corps nous fait parvenir et… nous sommes trop « smart » pour y porter attention?

Notre corps nous parle! En effet, Lise Bourbeau a raison quand elle nous dit « Écoute ton corps ». Souvent, nous nous trouvons dans un lieu qui ne nous convient pas, mais nous persistons à y demeurer pour toutes sortes de bonnes raisons.

Un client m’invite à vérifier les énergies d’un local qu’il veut louer. En entrant, nous ressentons une sensation bizarre… quelque chose que nous ne pouvons pas identifier.

Le local dans un édifice récent, nous donne une bonne impression visuelle, de par son architecture et son allure générale. Mais, il y a cette sensation… Qu’est-ce que c’est?

En faisant la lecture de la valeur énergétique du lieu, je constate que la vibration est de 3 000 angströms (unité de mesure énergétique reconnue internationalement). La vibration inférieure à 6 500 angströms dégénère l’être humain. Idéalement, un local commercial doit se situer entre 6 500 et 9 000 angströms. Juste par observation, nous nous rendons compte que l’édifice est tout juste à côté de grosses lignes à haute tension (Hydro-Québec).

D’ailleurs, le stationnement pour les utilisateurs des lieux se trouve directement sous les lignes à haute tension. Du côté gauche, une rue principale passe à environ un mètre de l’édifice, ne laissant même pas assez de place pour planter quelques fleurs, et une rue perpendiculaire se termine de l’autre côté.

Ces quelques observations nous démontrent que le site n’est pas un bon choix pour établir un commerce. Le client a besoin de se concentrer pour sa créativité et le « chi » est trop rapide sur deux côtés. L’énergie fuit de tous côtés. Le « chi » qui provient de la rue perpendiculaire percute la bâtisse et nuit considérablement à la quiétude du lieu. En effectuant une petite enquête sur les locataires précédents, nous apprenons que la plupart ont quitté les lieux après quelques mois d’occupation, pour des raisons de faillite ou de difficultés commerciales, d’accidents ou autres raisons toutes aussi étonnantes les unes que les autres. Le seul locataire qui a persisté est celui du sous-sol un peu mieux protégé du « chi » trop rapide… cette énergie contribuait même à animer l’espace sombre qu’il occupait. Si mon client avait loué ce local, je peux vous assurer qu’il ne serait plus en affaires actuellement. Son épouse a su écouter son antenne intérieure et faire les choix dictés par l’environnement.

Mon beau-frère, mineur de métier, s’est brusquement senti mal durant son travail sous la terre. Il s’est vite dirigé vers l’espace de repos et subitement, des tonnes de rocs sont tombées à l’endroit où il travaillait quelques instants plus tôt.

Quand on commence à raconter ce genre d’histoires, chacun y va de son expérience. Tout le monde a ressenti un jour ou l’autre la sensation d’être guidé… Et quand on n’écoute pas son intuition, on dit par la suite : « j’aurais donc dû suivre ma première idée… ».

Plusieurs personnes achètent une maison avec leur mental : la maison est belle, dans un beau quartier, de bonne construction, les amis vont en avoir plein les yeux, … c’est du tape-à-l’œil. En entrant dans la maison, madame a mentionné qu’elle se sentait bizarre. Mais on l’achète parce que le mental de monsieur a trouvé exactement ce qu’il veut. Quelque temps après, on se rend compte qu’on ne dort plus depuis le déménagement, les enfants deviennent malades, l’asthme apparaît, l’épouse n’a pas le goût de rester à la maison pendant la journée et les fins de semaine, on se trouve toutes sortes d’activités à l’extérieur. C’est un gros problème de géobiologie ou de Feng Shui, mais surtout, on n’a pas écouté son corps et on en subit les conséquences. Il est même possible que les propriétaires précédents aient eu des problèmes de santé! Cette maison sera difficile à revendre…

C’est toujours important de s’informer de l’histoire de la maison et des propriétaires précédents. Mais surtout, demeurez pour un moment dans la maison, les yeux fermés, et écoutez ce que votre corps vous renvoie comme sensation. Si c’est une sensation de confort, faites une offre d’achat, sinon, s’il y a le moindre irritant, cherchez ailleurs.

C’est la même chose en affaires, prenez le temps d’écouter ce que votre corps vous envoie comme message, vous ferez toujours de bonnes affaires…

Votre corps ne ment pas, écoutez-le! Il est votre meilleur géobiologue.

À la recherche de soi

Des émotions difficiles à vivre peuvent nous envahir et nous écraser. Ces émotions peuvent avoir une cause apparente. Il peut s’agir par exemple de la perte d’une personne aimée, d’un travail valorisant ou encore d’une trahison amoureuse. Elles peuvent aussi provenir de l’enfance et avoir été causées par exemple par un échec scolaire, de la violence subie, l’impression de déplaire, la séparation des parents ou d’autres événements dont on a perdu la trace consciente. Quoiqu’il en soit, ce qui est important, c’est de prendre conscience de ce malaise et de s’en occuper pour retrouver notre énergie vitale et notre joie de vivre.

Chaque humain rencontre des moments de souffrance qu’il cherche à soulager du mieux qu’il peut. Il est plus facile de fuir que de prendre le temps nécessaire de regarder ce qui se passe. La personne qui accepte de confronter sa souffrance fait preuve d’un grand courage qui l’aidera par la suite à mieux se développer et à ne pas répéter les erreurs du passé. Faire appel aux compétences d’un thérapeute n’est pas une marque de faiblesse, mais bien une stratégie du mieux-être.

Le cheminement vers soi n’est pas simple, car des défenses se sont mises en place avec le temps pour ne pas donner accès à la souffrance qui s’est accumulée faute d’avoir pu être exprimée. Ce cheminement doit se faire en douceur, dans un contexte sécuritaire et accueillant. À prime abord, l’atelier d’art-thérapie comme lieu pour prendre soin de soi peut paraître surprenant. Les matériaux qui sont à la vue et à la portée donnent plutôt l’impression de se retrouver à la maternelle. Pour plusieurs, cela donne le goût de redevenir un enfant et de s’amuser. C’est une façon toute simple de retrouver l’enfant intérieur et de lui redonner la place qu’il a besoin de prendre. Jouer, créer, faire des essais et des erreurs sans conséquence, trouver des solutions novatrices à des problèmes de formes et de couleurs, avoir du plaisir à découvrir la magie de la transformation des couleurs.

Certains entrent d’emblée dans des souvenirs pénibles qui peuvent tout de suite être explorés, exprimés et reprendre une place moins envahissante dans le présent. D’autres se demandent ce qu’ils viennent faire là, car ils n’ont jamais été attirés par l’art ou pensent que la thérapeute va découvrir des secrets qu’ils ne veulent pas dévoiler. Il est alors important de prendre un temps pour s’apprivoiser, se connaître, pour faire confiance. En fait, la création devient un moyen de communication qui aide à diminuer l’anxiété et les défenses, à aborder la souffrance sans la confronter directement et à prendre conscience de ses forces et de ses acquis. Imaginez juste les découvertes sur vous qui peuvent être faites lors d’un travail avec des photos de votre enfance!

Quelle couleur suis-je?

Il y a exactement trente ans, j’ai été introduite pour la première fois au concept des quatre couleurs présenté dans ces pages.  Je me souviens de mon étonnement, de mon incrédulité, et d’un certain cynisme face à ce concept.  Comment était-il possible de comprimer l’univers entier dans si peu d’espace?  Comment ma progression spirituelle, mon éveil et ma quête de découvertes intérieures pouvaient-ils bénéficier d’un tel système?  C’était, à mon sens, trop étroit.  L’immensité de l’univers en quatre couleurs?  Plutôt simpliste, non?

Je n’étais pas certaine d’apprécier me faire mettre en boîte, et identifiée par un : « Oh toi, tu es rouge », alors qu’il me semblait tellement plus « spirituel » d’être verte, la couleur des maîtres sur le chemin de l’évolution spirituelle.  Le chemin sur lequel je m’engageais à ce moment-là.

Et pourtant, ce concept des quatre couleurs m’a guidée depuis ce temps à devenir un être équilibré non seulement spirituellement, mais à tous les niveaux.  Les pieds fermement sur terre et le cœur vers les étoiles.

Le chemin de l’éveil spirituel n’est pas le même pour tous.  Et chacun, dans son unicité, doit découvrir sa propre source d’éveil.

Les nuances du bleu

Pour les bleus, l’éveil vient souvent au contact de la nature, les mains dans la terre, le cœur à la protection de l’environnement, à l’émerveillement de la merveilleuse planète sur laquelle nous vivons.  Gaïa, la mère nature, mère nourricière.  Les bleus mangent bio.  Font du trekking dans les montagnes.  S’intéressent à la santé, la leur et celle de leur planète.  J’ai dû apprendre le bleu.  Cette note est magnifique, mais elle ne me vient pas naturellement.  J’ai pris goût au jardinage.  J’ai appris à parler aux plantes, à communiquer avec les animaux et à admirer les montagnes et le ciel.  J’y ai gagné la paix de communier avec l’univers les deux pieds sur terre et j’ai découvert que même les cellules de mon corps se souviennent de la création du monde.

Les nuances du vert

Pour les verts, l’éveil vient au contact des maîtres spirituels.  C’est la note des chercheurs de la route vers l’intérieur de l’être et des maîtres à penser.  Des êtres dédiés à répondre aux grandes questions : qui suis-je, quel est le sens de ma vie, comment puis-je apprendre et manifester mon lien profond avec l’univers, existe-t-il dans l’univers un être plus grand que moi, etc.  Les grandes questions, quoi.  La quête pour la profondeur et la compréhension de l’univers dans lequel nous vivons et notre place dans cet univers.  J’aurais tellement voulu être verte!  Pouvoir facilement transmettre mes connaissances et enseigner à d’autres le chemin de l’éveil.  Mais non, quand j’essayais de transmettre ce que je savais, c’était un pauvre ramassis de prêchi-prêcha.  Mais le vert m’a ouvert la porte de l’infini, donné les réponses que je cherchais et m’a montré le chemin de l’extase.  Je suis verte de l’intérieur.

Les nuances du jaune

Pour les jaunes, l’éveil vient le plus souvent quand ils assument la responsabilité d’eux-mêmes, et de la gestion des richesses qui les entourent, dans un esprit d’équité et de justice.  Les jaunes sont de merveilleux gestionnaires des ressources.  Leur esprit travaille constamment à raffiner les méthodes de travail et les outils pour les rendre plus efficaces.  Les jaunes organisent, structurent, et gèrent avec sagesse et respect.  Ils sont une source d’équilibre, de saines répartitions des avoirs sur la planète.  J’ai pas mal de jaune.  En fait, j’en avais trop, trop de règles intérieures qui me coupaient du monde et qui me rendaient rigide et inflexible.  J’ai dû apprendre, en développant mon bleu et mon vert, à être équilibrée.  Maintenant le jaune est pour moi un outil pour manifester mes rêves.

Les nuances du rouge

Pour les rouges, l’éveil peut venir en regardant un film, en assistant à un spectacle ou un concert ou en écoutant de la musique.  Le rouge, c’est la passion, la créativité et les émotions; c’est le plaisir et le jeu; c’est aussi les interactions sociales, la sexualité, la sensualité, étonnement, la curiosité et le goût de l’aventure.  Les rouges sont des boules de feu en route vers l’inconnu dont le plus grand plaisir provient d’exprimer qui ils sont.  Une énergie indomptable, un enthousiasme débordant.  Dieu me protège, je suis rouge jusqu’au bout des doigts.  Pour moi, l’univers est un univers d’émotions et de passions.  La vie se doit d’être vécue à l’extrême.  L’éveil spirituel était, et est toujours, mon but ultime.  Il m’a quand même fallu apprendre à tempérer mes enthousiasmes et à garder les pieds sur terre, afin de ne pas éparpiller mon énergie et arriver à libérer ma créativité positivement.

Personne n’est d’une seule couleur.  Nous possédons tous des nuances de chaque couleur, en différentes combinaisons, qui nous permettent de comprendre les autres.  La merveille du concept des quatre couleurs est de donner une direction à notre éveil.  C’est un guide vers l’équilibre personnel et planétaire.  C’est aussi un peu une manière de comprendre et d’accepter les différentes approches autour de soi.  J’ai beaucoup appris des quatre couleurs.

J’ai appris que tous les chemins peuvent mener à l’éveil, à la connaissance de soi et de l’univers dans lequel nous vivons.  J’ai appris que ma manière de percevoir le monde n’était pas la seule valable.  J’ai appris à aimer et à apprécier la différence autour de moi et à reconnaître l’unique contribution de chacun sur le chemin de la découverte.

La vie en couleurs m’a surtout appris à apprendre, à être réceptive à mon environnement et à apprécier la beauté de l’univers sous toutes ses facettes.  Je vous souhaite bon voyage dans l’univers des couleurs du monde.

L’appel à la vie

Il est de ces expériences qui deviennent des points tournants dans une vie.  Pourtant, des expériences marquantes, j’en ai vécu beaucoup, mais cette dernière a eu un impact profond.  J’aimerais la partager avec vous.

Il y a quelques mois, j’ai demandé à l’univers un outil, un moyen, pour intégrer mon corps à ma réalité spirituelle.  Je sentais que mon corps me ralentissait dans mon évolution, car j’en étais à peine consciente.  Mon corps était là, mais je n’y vivais pas.  Il servait simplement de récipient à ma recherche intérieure, un conduit physique auquel je portais peu attention.  Douloureux et lent, pénible!

Quelques jours plus tard, en potassant des livres, mon regard a été attiré par un titre : « Au cœur de notre corps – se libérer de nos cuirasses » de Marie Lise Labonté (Éditions de l’homme).  Les premiers mots de la préface commencent ainsi : « Nous avons, dans la profondeur de notre corps, un cœur, un centre, un lieu où repose notre essence, notre être.  Le cœur de notre corps n’est pas notre cœur physique, il est le noyau… ».  J’ai ramené le livre à la maison et l’ai dévoré d’une traite.

La promesse : retrouver le cœur de notre corps et entrer en contact avec notre vie et notre créativité par la méthode de libération des cuirasses (MLC).  Wow!  La prémisse m’a rejointe profondément dans mon désir de vivre mon corps autrement.

Conquise et fascinée, j’ai acheté un autre de ses livres : « Mouvements d’éveil corporel » qui vient avec un DVD de certains des mouvements.  Je me sentais attirée comme un papillon à la lumière.  J’ai cherché plus loin et trouvé une praticienne de la méthode, Brigitte Drapeau.  J’ai suivi une première session avec elle, puis une seconde en cours présentement.

La méthode, d’une incroyable douceur, pouvait-elle vraiment avoir l’impact promis?  Je n’en suis encore qu’au début, pourtant je ressens une appréciation sans bornes pour cette méthode douce et simple qui, avec des outils comme des balles mousse, des balles de tennis et un bâton recouvert de mousse, parvient à rejoindre les profondeurs de l’être.  Ma vie se transforme.  Mon corps se détend et s’ouvre.  Mon corps se rappelle à la vie.  L’impact est palpable.

La méthode, si douce pour le corps, ravive des mémoires enfouies profondément dans les muscles, les articulations et les fascias.  On m’avait déjà dit que le corps entrepose en lui toute notre expérience de vie.  Je n’avais pas cru que c’était vrai.  Maintenant, je vis cette réalité avec une grande intensité.  Les émotions, parfois presque insoutenables, s’expriment et se libèrent avec les mouvements d’ouverture, d’étirement et d’harmonisation.  Chaque mouvement apporte avec lui son bagage d’émotions oubliées ou mal vécues et, avec douceur et amour, leur donne vie et les laisse se dire dans la détente du corps.  Il en reste une souplesse plus grande et un grand plaisir.

Je remarque des changements dans ma vie de tous les jours.  Subtils, au début, les changements se font plus importants.  À mesure que je me dirige vers le cœur de mon corps, jour après jour, mon attitude change.  Je suis plus ouverte et réceptive.  Je m’exprime plus facilement.  Mon corps se détend là où auparavant je n’avais même pas perçu de tensions et de rigidité.  Des plans, longtemps remis à plus tard, se mettent en place et commencent à s’actualiser.  J’ai finalement changé les meubles de mon salon et de mon bureau, mais surtout, je me remets à écrire après plusieurs mois sans inspiration… et ça me fait chanter le cœur.

Tout ça avec quelques balles et un bâton, me direz-vous?  Oui, tout ça.  Alors, quand j’ai vu la thématique de ce mois-ci pour le Cheminement – Notre corps nous parle.  Comment être à l’écoute des signaux de notre corps? – j’ai voulu parler, comme d’un cadeau à partager, de cette expérience que je vis présentement avec les mouvements d’éveil corporel.

Je ressens l’appréciation profonde de mon corps qui finalement reçoit l’attention qui lui est dû et dont il a tellement besoin.  Je ressens surtout la nouvelle communication qui s’établit entre mon conscient et mon inconscient.  Un mariage au-delà des mots, dans les profondeurs de mon être, qui me guide vers la vie et, qui sait, vers le cœur de mon corps.  Un corps libéré, harmonisé, heureux.

Ce qui appelle à vivre en nous

J’entame l’écriture de cet article devant un bon café crème, confortablement installée sur une terrasse du vieux Nice, dans le sud de la France.  Dans quelques jours, je suivrai une formation à laquelle je tenais beaucoup et qui me permettra d’approfondir davantage mes connaissances sur le potentiel humain. Cette « pause–cadeau » sur la Côte d’Azur me permet de m’arrêter quelques minutes et de dire merci pour ces moments de douce magie que je me suis autorisée à faire fleurir dans ma vie.

Et vous?  Vous autorisez-vous à faire fleurir votre existence, à votre façon?

Au plus près de votre plus intime désir

Le prêtre, philosophe et psychologue français, Jean-Yves Leloup, répète souvent que la santé, du point de vue des psychanalystes, c’est savoir se tenir au plus près de son plus intime désir.  D’aussi loin que je me souvienne, il y a toujours eu un espace en moi pour ma vie idéale. Comme une petite voix, une petite lumière toute simple, qui ressent le chemin à suivre et la créativité à me donner pour me sentir saine, vivante et en relation privilégiée avec le monde qui m’entoure…

Chaque fois que j’ai le bonheur d’accompagner les gens dans l’écoute rapprochée de cette petite voix, j’ai l’impression de voir soudain le soleil se lever dans leurs yeux. Ce soleil, ils le connaissent, mais ils ont appris à l’enfermer.  En fait, nous sommes tous plus ou moins prisonniers d’une cage de fausses croyances et de non-amour, construite et maintenue par nul autre que nous.  Une cage prenant la forme de masques ou de mécanismes de défense que nous avons installés, convaincus qu’autrement, nous ne pourrions être suffisamment aimés ou protégés.  Tout le défi consiste à oser sortir de la cage pour enfin manifester nos plus intimes et légitimes désirs.

Connaître sa cage et en connaître la sortie

La psychologie et la psychiatrie modernes se sont spécialisées dans l’étude de la cage.  Si l’on veut être véritablement vivant, nous ne pouvons pas faire l’économie de la connaissance des principaux barreaux qui nous enferment.  Par contre, plusieurs font l’erreur de passer leur vie à tourner en rond dans l’étude de la cage et leur âme finit par mourir d’inanition à force de ne pouvoir s’exprimer.

Philon d’Alexandrie, un thérapeute de l’Antiquité, disait ceci : « Prendre soin de l’Être, n’est-ce pas s’occuper d’abord de ce qui va bien en nous, regarder vers ce point de Lumière qui dissipera nos ténèbres? ».  Connaître mieux notre essence, nos talents, nos passions et ce qui donne un sens à notre vie, c’est le point de départ vers cette vie idéale – et nécessaire! – qui attend de rayonner et qui aura raison de nos zones d’ombre les plus tenaces.

Quelques pistes d’exploration

Avant de passer à l’action pour manifester vos rêves, voici deux questions pouvant vous aider à préciser la nature de votre essence et les aspirations de votre être profond :

  • Quand j’étais enfant, quels étaient mes jeux préférés et quels étaient mes rêves?
  • Qui sont les personnes que j’admire le plus?  Quelles qualités m’inspirent-elles?

Explorez à fond ces deux thèmes.  Ils parlent de vous dans ce que vous avez de plus pur.  Si vous restez bien à l’écoute de votre petite voix, vous trouverez bientôt des idées créatives vous permettant de vivre de plus en plus en accord avec vous-même.  En osant un premier pas vers votre existence idéale, la magie des opportunités et des synchronicités se mettront en branle.

Une fois que vous serez passé de l’étape de la vision à celle de la mise en action, ne craignez pas de commettre des erreurs.  On m’a récemment expliqué que pour intégrer un nouvel apprentissage, comme apprendre à marcher par exemple, un enfant vivra en moyenne 256 échecs.  256 fois, il tombera et se relèvera, sans jamais se juger ou se décourager! Seul l’élan de vie compte.  N’est-ce pas prodigieux?  Et nous sommes tous passés par là!  De la même manière, pour sortir de nos vieux schèmes, il faudra nous attendre à tomber et nous relever.  Mais ce faisant, nous nous ferons aussi des muscles et bientôt, c’est l’élan de vie qui sera le plus fort.  Bientôt, la joie et les moments d’extase seront votre récompense.  Oui, je parle bien « d’extase ».  Ces moments bénis où convergent notre essence et l’instant de pure créativité surviendront.  Vous ne serez pas constamment perchés sur votre nuage, mais retenez que cette forme de joie est aussi possible.  Et je sais qu’au fond, vous le savez…

Que vous cherchiez ou non à vivre ces moments de grâce, il ne fait aucun doute que chacun d’entre nous tente plus ou moins adroitement de répondre à ce qui appelle à Vivre en lui-même.  Plus j’avance sur le chemin de la connaissance de soi, plus ces deux grandes vérités s’imposent constamment :

  1. Le point commun à toutes démarches spirituelles authentiques est de favoriser le Vivant en nous;
  2. Et pour y parvenir, il s’agit de retrouver notre spontanéité et notre authenticité.

De toute manière, il n’y a pas d’échappatoire : la Vie veut la vie en nous et tous les mensonges ou demi-vérités qu’on essaiera de se raconter finissent tôt ou tard par éclater d’eux-mêmes.  C’est le grand paradoxe de l’existence, le beau grand Mystère qui fait que, bon gré mal gré, nous avançons vers notre liberté véritable.  Plus nous autorisons la Lumière à se manifester à travers nos paroles, nos gestes et notre œuvre, plus nous nous sentons aimés et aimants et plus la vie nous le rend.

Créer en famille, créer sa famille, en toute simplicité

La réussite d’une rencontre créative en famille nécessite la réunion de plusieurs conditions, comme pour tout acte de création. L’une d’elles consiste bien sûr à se réserver un lieu adéquat (séjour, chambre, sous-sol, etc.) et une plage de temps suffisante pour ne pas étouffer dans l’œuf une activité qui a besoin de prendre son envol. Il s’agit également de se faire plaisir et de miser sur la confiance, en soi et dans nos proches. L’importance de cette démarche familiale réside bien moins dans l’objectif à atteindre, que dans l’écoute de notre processus créatif, un pas après l’autre et en toute simplicité avec ceux que l’on aime. Enfin, les encouragements, l’esprit du jeu et la spontanéité sont de fidèles alliés pour éviter le sabotage de l’autocritique et des jugements de valeur sur autrui. Très nombreux sont ceux qui dénigrent leur propre potentiel créateur. J’ai fait partie, moi-même, de ceux dont le verdict est en général sans appel, aussi tranchant que la lame du bourreau : « Moi, je ne suis vraiment pas doué en dessin! » ou « Je ne sais pas écrire ». Il est étonnant de constater à quel point l’autocritique – et l’autocensure qui peut en découler – sont des modes de pensée pour lesquels tant de gens développent presque du talent. Une sorte de conditionnement dès le plus jeune âge a relégué la création à une pratique secondaire, voire tout simplement inutile, et réservée à une élite d’intouchables. Pourtant, faire du beau m’apparaît totalement accessoire, tandis que risquer d’être vrai, au diapason de soi-même, constitue le défi majeur de la vitalité.

C’est en devenant père que j’ai expérimenté des jeux créatifs au sein de la famille, afin de tisser des liens plus subtils entre parents et enfants, mais aussi à l’intérieur du couple. Cela a confirmé une fois de plus que la créativité, cet élan vital qui caractérise l’être humain, coexiste autant chez l’enfant que chez le parent adulte. Dans un univers où le travail et le temps prennent beaucoup de place, la créativité rapproche et consolide. Depuis que notre enfant, le plus grand, est en âge de nous accompagner dans nos créations, nous nous retrouvons régulièrement pour du dessin, des collages, de la peinture et des créations originales autour de la table de la cuisine. Ces moments exceptionnels font aujourd’hui partie de notre quotidien. Pour réaliser des cadeaux, bien sûr, mais surtout sans objectif particulier, pour passer un moment de détente et de plaisir, ensemble. L’avantage est aussi de reléguer aux oubliettes pour quelques heures l’omnipotence des écrans de télévision, de jeux et de téléphonie, capables d’aspirer toute une famille dans son gouffre de passivité et d’individualisme.

Cette initiative créative est aussi venue bousculer des traditions ancrées depuis des générations, comme Noël et les fêtes d’anniversaire. La croissance de nos enfants a coïncidé avec une surabondance de cadeaux souvent inutiles et dispendieux. Cette tendance ne cesse de s’accroître, avec à chaque fois la torture quasi-obligatoire, pour nous autant que pour les autres, de « faire plaisir » et de trouver une bébelle à chacun. En particulier, cette tradition de fêter on ne sait plus trop quoi – le changement d’année, la naissance d’un messie ou l’arrivée du gros barbu par la cheminée – me pèse de plus en plus péniblement. La question s’est posée et se pose encore avec acuité : comment sortir de la spirale infernale du cadeau obligé? Cela n’a pas été facile et ce n’est pas encore gagné, nous avons pourtant introduit l’idée d’offrir « autre chose » à nos proches. Quelque chose de plus humain, dans lequel nous investissons temps, passion et bonne humeur. Nous risquons une attitude différente, démontrant à chaque fois qu’il est possible de s’amuser, et de grandir aussi, dans une activité de créativité familiale. La dernière fois, nous avons ainsi disposé de vieilles chutes de contreplaqué, de colle et de restants de peinture, auxquels se sont rajoutés roches, bois flotté et morceaux de verre dépolis ramassés sur la grève de Tadoussac. Cet assemblage magique a permis la fabrication de cadres à photo très originaux. Dans ces moments-là, plus besoin de parler, car ce sont les mains qui se mettent à raconter, les pinceaux qui chuchotent et les sourires qui créent la connivence. Notre œuvre collective est surprenante, inattendue et n’apparaîtra sûrement pas dans une galerie d’art. Pourtant, elle a été remise par mon fils à ses grands-parents, et je sais que ce présent « fait maison » représente bien plus qu’un cadeau ordinaire. Imparfait, croche, mais unique.

La vivance, une qualité d’être au monde

Je pense avoir inventé ce mot dans les années soixante-dix, dans un poème amoureux où je tentais de dire combien l’amour me semblait être le ferment d’une vivance capable d’amplifier la vie. Mais peut-être ce mot, avait-il été déjà découvert avant, quoi qu’il en soi, je l’ai souvent utilisé car je trouvais qu’il convenait bien à l’expression de plusieurs de mes thèmes autour des vibrations que secrète (ou non) la vie en l’intérieur de nous à l’occasion de certains évènements, moments privilégiés ou émotions fortes.

La vivance est une qualité d’être qui nous habite et dynamise le potentiel de vie qui est en chacun. Elle relève d’une dimension vibratoire qui crée une alchimie particulièrement active entre nos pensées, les ressources de notre créativité, les élans de notre imaginaire et les accords possibles avec la réalité qui nous entoure.

La vivance nous permet d’être plus présent au présent et aussi, c’est une de ses qualités, de gagner sur le malheur, de combattre le mal de vivre ou de se laisser aller dans l’errance infinie de la victimisation. Elle confirme et nourrit notre confiance non seulement en nous-mêmes, mais aussi dans les autres et même en l’avenir.

Surtout l’avenir que je ressens depuis quelque temps non fiable, si incertain qu’il n’est pas certain qu’il puisse accueillir la vie de mes petits-enfants. Un avenir violenté par ce que nous faisons, imposons aujourd’hui à la planète et à nos semblables. Violences visibles et moins visibles liées aux tromperies, aux mensonges de certains hommes politiques, aux malversations à l’échelle planétaire de certains individus protégés par leur anonymat, au surgissement de crises financières et économiques déclenchées par l’aveuglement (ou l’habileté) de ceux qui peuvent jouer avec l’argent, les économies du plus grand nombre.

Je crois qu’en période de crise, il faut prendre garde d’éviter un repliement sur soi, un enfermement dans la bulle de ses intérêts personnels, une fixation autour d’une vision paranoïaque concernant nos gouvernants et aussi nos semblables, même si chaque jour apporte la preuve de leur nocivité, de leurs prédations dans beaucoup de domaines. Je crois qu’il faudra éviter de rester dans des comportements d’autoprotection liés à la survie en oubliant la solidarité, l’engagement dans des actions de lutte et de confrontation. Je crois qu’il nous appartient de rester un témoin de la Vie. C’est peut-être cela le sens de notre passage sur terre, le maintien, l’épanouissement de la Vie sous toute ses formes, même si aujourd’hui nous sommes à l’origine de beaucoup de violences à son égard. Au-delà d’un travail sur soi, pour maintenir au plus haut notre potentiel de vie, il nous faudra militer, s’associer, se concerter pour faire un contrepoids au développement de la souffrance, au grandissement de l’injustice, à l’expansion de la misère et surtout de la faim et de la non-éducation de millions d’enfants.

Au final, s’appuyer sur sa vivance pour s’engager auprès des plus démunis.