C’est peut-être le moment de réfléchir sur nos rapports avec les autres. Posez-vous ces questions : « Jusqu’à quel point mes rapports avec les autres sont-ils harmonieux? Jusqu’à quel point les autres sont-ils respectueux de moi et de mes croyances? Jusqu’à quel point suis-je respectueux des autres et de leurs croyances? Est-ce que mes rapports avec les autres sont basés sur la confiance? ».
Si vos rapports avec les autres et les rapports des autres avec vous sont basés sur la confiance, vous ressentez la liberté dans ces rapports. Oui, c’est vrai que dans cette liberté, nous avons une certaine responsabilité envers les autres qui est fondée sur l’amour et qui fait partie de notre service sur cette terre.
Néanmoins, posez-vous ces questions : « Est-ce que je vais au-delà de ma responsabilité envers les autres? Est-ce que je fais des choses à la place des autres ou est-ce que je leur donne leur liberté d’expérimenter? » Et si ceci est vrai, est-ce que je reste dans l’exemple parfait de la bonté et de la patience à l’intérieur de moi-même afin de rester disponible pour eux pour donner des conseils quand c’est approprié? Posez-vous une dernière question : « Est-ce que les autres me donnent la liberté de m’exprimer comme je le veux? ».
Nous vivons un temps immense dans cette grande lumière qui nous incite à être exacts dans notre cheminement intérieur. Ceci veut dire que notre grande présence « Je suis », ce Dieu intérieur, nous demande de vivre dans la perfection des vérités les plus profondes tout en gardant notre esprit ouvert. Si nous compromettons ces vérités profondes de nos êtres parce que les autres ne respectent pas la manière dont nous vivons, c’est peut-être le moment de changer la situation. Par contre, si nous nous entourons des individus qui élèvent notre âme à des niveaux supérieurs de compréhension, la conscience christique à l’intérieur de nous est intensifiée et donc, elle nous permet de nous épanouir tout en touchant la noblesse de nos êtres divins.
Il faut se souvenir que nous créons notre environnement. Nous choisissons nos rapports avec les gens et nous seuls sommes responsables de nourrir notre vie spirituelle.
Donc, réfléchissons à ceci : en rayonnant le grand principe divin par l’amour, le respect, la confiance et la liberté, nous changeons la vie des autres. Nous sommes ici pour créer et pour transformer nos rapports dans ce monde. Par conséquent, assurons-nous tous de créer des vies remplies de rapports riches et profonds.
L’intuition n’a pas de sexe. Elle n’est pas le propre des femmes. Elle n’est pas féminine.
Les hommes possèdent aussi un 6e sens. Pour démystifier la réalité de l’intuition, il est essentiel de la dissocier du sexe.
Bien que l’intuition soit plus souvent attribuée aux femmes, il existe des cas éloquents d’intuition chez les individus de sexe masculin. Parmi les nombreux exemples, celui de Jonas Salk, médecin et inventeur du vaccin contre la polio, est particulièrement poétique. Il affirme que l’intuition est comme « une vague qui laisse des trésors sur la place qu’il a hâte de cueillir chaque matin ». Dans le monde des affaires, les personnes les plus intuitives sont assurément les négociateurs sur le parquet de la bourse. Pris dans le feu de l’action, ils n’ont pas le temps de réfléchir et de rationaliser leurs décisions. N’ayant parfois qu’une fraction de seconde pour réagir, ils se servent de leurs instincts.
Si l’intuition n’a pas de sexe, pourquoi l’attribue-t-on aux femmes le plus souvent?
En fait, les femmes ne sont pas les seules à avoir utilisé cette source d’information par le passé. Les nations aborigènes, amérindiennes et les cultures ancestrales puisaient leur sagesse et leurs connaissances dans leur rapport très intime avec la nature. Cette dernière leur révélait son intelligence, ses propriétés thérapeutiques et ses lois à travers l’intuition. En revanche, ce sont les femmes qui ont préservé l’héritage ancestral de l’intuition au fur et à mesure que cette culture disparaissait (voir encadré). Exclues, jusqu’à tout récemment, d’une collaboration dans la science matérialiste du monde moderne, elles sont restées branchées sur leur savoir intérieur. En adoptant la pensée occidentale et plaçant la science mécaniste au centre de sa compréhension du monde, l’occidental moderne s’est éloigné de sa source interne de connaissance. Il faut savoir que ce sont les préjugés de la science, et non l’expérimentation empirique, qui ont mystifié et qualifié de magiques et de surnaturelles les connaissances traditionnelles. Bien qu’elle s’en défende encore, cette science moderne s’est mise au service de l’industrie et du monde mécanique. Elle a restreint notre perception du monde à une réalité visible et pragmatique. Mais depuis quelques décennies, les progrès de la connaissance sur la matière ont été tels que certains scientifiques sont maintenant en quête de nouveaux champs d’exploration.
Bon nombre d’entre eux commencent à s’intéresser aux grandes questions concernant la vie et ses mystères. Et voilà qu’émerge une nouvelle génération de chercheurs qui s’interrogent sur la réalité de l’intuition, la nature de la conscience, les mécanismes de la télépathie.
L’auteur Dan Brown, dans son succès populaire le Code Da Vinci, met en relief l’acharnement avec lequel la religion catholique s’est opposée à l’héritage ancestral issu de la foi païenne. L’origine de cette rivalité tient dans des croyances perçues comme opposées bien qu’elles soient, en réalité, complémentaires. La foi chrétienne honore une puissance céleste, patriarcale dans son essence, intangible et source d’une sagesse parfois difficile à saisir. Alors que la foi païenne, matriarcale et intimement liée aux forces de la nature, honorait la terre, mère de la création et source de vie. La femme est demeurée l’icône de ces croyances et a subi l’oppression et la persécution de l’Église catholique en raison de la méfiance qu’elles suscitaient. L’acharnement a été tel qu’il subsiste encore aujourd’hui dans l’inconscient masculin une crainte et une incompréhension profonde de la nature féminine. On constate que la rivalité entre le féminin et le masculin ne date pas d’hier et tient ses origines dans l’affrontement entre le culte aux divinités terrestres et celui voué aux divinités célestes.
Les prémisses de la connaissance sur l’intuition Si l’intuition n’est pas une faculté exclusivement féminine, d’où vient-t-elle alors? Elle fait partie du système de perception de toute personne au même titre que la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût. Si on y réfléchit bien, on constate que chacun de nos sens révèle une facette différente de la réalité. Par exemple, nos yeux perçoivent la lumière – les ombres, les reliefs, les couleurs. L’information visuelle résulte de l’interprétation des rayons lumineux sur la surface des choses. Le toucher, quant à lui, nous dévoile un autre type d’information. Il permet d’ajouter une dimension tactile et tangible à la réalité. Sans lui, la vision ne reste qu’une interprétation des effets de la lumière. L’évolution de notre système de perception s’observe très bien chez les nourrissons. Vers l’âge de deux ans, lorsqu’ils voient quelque chose qui les attire, ils s’en approchent pour la découvrir. Ils la saisissent et la mettent dans leur bouche. Cette exploration leur permet d’apprendre à distinguer les choses les unes des autres. Ainsi, chacun de nos sens capture un aspect bien défini de notre environnement et c’est cette collaboration qui nous donne notre compréhension du monde.
De ce point de vue, on peut se demander quelle est la nature de l’information révélée par l’intuition? La réponse : la conscience. La conscience de quoi? Celle du lien qui existe entre toutes choses. Utiliser notre intuition, c’est un peu comme suivre un fil dans une toile d’araignée. Peu importe notre point d’entrée, chaque fil nous mène toujours au centre, là où se trouve notre réponse. Par exemple, pour obtenir une réponse intuitive à une question, vous pouvez décider de choisir que l’objet qui se trouve sous vos yeux est l’amorce de la réponse que vous cherchez. Avec votre imagination, laissez l’objet évoquer des idées, des histoires. Et suivez le fil de votre imagination (sans la censurer!) jusqu’à ce que vous sentiez que vous avez atteint le centre. Vous saurez que vous avez votre réponse lorsque vous sentirez en vous une sorte d’éclair, de déclic, un « Eurêka! ». S’installeront alors une certitude et une certaine excitation qui vous confirmeront que vous avez trouvé la meilleure réponse pour vous.
La conscience de l’intuition est aussi liée à notre destin. Imaginez un instant que vous êtes une cellule dans un organisme vivant. Vous, comme chacune des autres cellules, jouez un rôle spécifique et unique qui contribue à l’équilibre de l’ensemble. Lorsque nous étendons ainsi notre perspective vers l’unité, nous commençons à percevoir les manifestations d’un univers « à l’écoute » de nos pensées et y répondant. Par exemple, j’ouvre un livre au hasard et trouve spécifiquement la réponse à l’une des questions qui me préoccupaient. Je quitte mon emploi et le jour même, on m’offre le poste de mes rêves. Je pense à une amie quelques secondes avant qu’elle me téléphone. Ce phénomène, d’abord observé par le psychanalyste Carl Jung, se nomme la synchronicité des événements ou, ce qu’il nommait aussi, les coïncidences chargées de sens. Et ce sens, attaché à chaque situation, c’est l’intuition qui nous le révèle.
La conscience qu’apporte l’intuition ne peut avoir de sexe. Elle crée des liens qui nous unissent et non qui nous distinguent. Comme un oiseau qui observe le monde du haut du ciel, notre perspective s’élargit jusqu’au point où elle englobe tout. Le cosmonaute Edgar Mitchell a spontanément saisi la nature de la conscience en observant la terre à partir de la lune. Il a dit : « Dans un seul instant, j’ai compris que cet univers est intelligent. Il avance dans une direction et nous avons un rôle à jouer dans cette évolution. […] La conscience représente l’élément fondamental et la matière-énergie est le produit de cette conscience. Si nous changeons notre façon de percevoir qui nous sommes, et que nous nous percevons comme des êtres créatifs et éternels qui créent l’expérience physique, alors nous commençons à créer et à voir le monde dans lequel nous vivons de façon très différente.
Pour arriver à percevoir quelque chose, il faut d’abord accepter que cette chose existe. L’intuition est directement liée à notre capacité d’étendre notre perception au-delà de ce qui est tangible. Dorénavant, la décision de s’ouvrir à cette réalité appartient de façon égale aux hommes et aux femmes. Il faut en finir avec ce mythe de l’intuition féminine porteur de préjugés et de pouvoirs mystérieux. La capacité de rétablir la communication avec l’intuition et de se remettre à l’écoute dépend d’un acte conscient de chacun. Il en va peut-être de même de notre survie de porter attention au lien qui nous unit à cette nature nourricière et protectrice. Si nous tendons l’oreille, elle peut assurément encore nous révéler son intelligence universelle. Les solutions créatives aux problèmes modernes apparaîtront lorsque nous adopterons une perspective holistique, c’est-à-dire qui englobe et tient compte des liens qui nous unifient. Cette prise de contact se fait au cœur de chaque individu et n’a pas de sexe. L’intuition est au centre de ce qui nous rassemble et non de ce qui nous distingue.
Il existe deux écoles de pensée à ce sujet. Certains croient que pour être spirituels, ils doivent être capables de vivre dans le plus grand dénuement possible. Pour eux, le dénuement est synonyme de détachement.
D’autres croient que l’argent et les biens matériels sont le symbole matériel de l’énergie divine. L’abondance en argent et en biens matériels les aide à devenir de plus en plus conscients de leur grande puissance divine, ce qui les aide d’autant plus à créer davantage d’abondance.
Personnellement, j’adhère à cette dernière école de pensée. Il va de soi qu’il y a des avantages et des désavantages aux deux systèmes de croyances. En autant que nous choisissions de croire à ce qui est bénéfique pour soi et non croire à quelque chose parce que quelqu’un d’autre nous l’a suggéré.
La personne qui possède peu de biens matériels a beaucoup plus de facilité à vivre dans le détachement, ce à quoi l’être humain veut en arriver un jour. Cependant, cela peut être difficile de faire un cheminement intérieur à travers des cours et des lectures ou encore de prendre du temps pour soi afin de connaître davantage si une personne est uniquement occupée à survivre dans ce monde matériel. Qu’on le veuille ou non, nous vivons sur une planète où le matériel fait partie de notre dimension physique et nous ne pouvons vivre sans un toit sur la tête. Ces besoins matériels sont absolument essentiels et doivent donc se payer.
La personne qui vit dans l’abondance matérielle a plus de facilité à faire sa démarche spirituelle, car elle vit dans un confort physique qui ne peut faire autrement que l’aider. Cependant, cette même personne peut en arriver à trop s’attacher à son argent ou à ses biens et avoir ainsi beaucoup de difficulté à vivre dans le détachement.
L’idéal, c’est d’en posséder beaucoup et d’utiliser cet avoir pour nous aider à être heureux et non à faire de ce dernier le but de notre vie. C’est aussi de savoir au plus profond de soi que si, présentement, je suis parvenu à ce niveau d’abondance matériel et que, du jour au lendemain, je le perds, je peux réussir tout de même à être heureux, car je sais comment recommencer. C’est cela le détachement, en avoir, mais ne pas en dépendre pour son bonheur.
Comment arriver à cette abondance?
Pour débuter, il est important de développer une attitude de prospérité plutôt que de viser l’abondance pour l’abondance seulement.
Vivre dans l’abondance signifie avoir en quantité supérieure à nos besoins, de quoi répondre aux nécessités de la vie. La prospérité est un état d’être. Cela ne signifie pas seulement avoir de l’argent ou encore posséder des biens matériels, c’est avant tout une façon de penser et de vivre. Il s’agit du contraire de la pauvreté qui est également une façon de penser et de vivre et non seulement un manque d’argent ou de biens.
Celui qui possède une attitude prospère peut arriver facilement à l’abondance s’il le désire véritablement. Il se révèle beaucoup plus généreux, car il sait qu’il y en aura toujours. Il croit fondamentalement à l’inépuisable source divine. Il se trouve beaucoup de personnes qui n’ont pas tellement de surplus et qui, pourtant, sont très heureuses, car leurs besoins sont toujours comblés grâce à cette attitude de prospérité.
De l’autre côté, beaucoup de gens qui ont de l’argent ou des biens en abondance sont très malheureux, car ils vivent dans la peur de perdre ce qu’ils ont. Ils agissent généreusement, seulement s’ils peuvent en profiter.
Pour la plupart d’entre nous, quel est le plus grand obstacle pour avoir du surplus? C’est notre mental qui adhère à des croyances non bénéfiques, et ce, dès notre jeune âge. Nous étions entourés de gens qui disaient alors des choses comme :
« Je ne suis pas riche, mais je suis en santé ». Ce qui veut dire « Être riche = être malade ».
Les riches sont des voleurs » ce qui laisse entendre que seuls les pauvres sont honnêtes.
Les riches ont de la difficulté à entrer au ciel ». Nous ne savions pas que le ciel est un état d’être, l’état d’être heureux et non un endroit spécifique.
« L’argent est à la source de tout mal ». Comme si quelque chose d’inerte pouvait créer du mal. C’est plus l’amour de l’argent et notre dépendance envers lui qui créent un mal-être.
Dans la vie, il ne nous arrive pas ce que nous voulons, il nous arrive plutôt ce à quoi nous croyons. Si vous ne vivez pas dans l’abondance voulue, vérifiez à l’intérieur si vous vous sentez prospère ou pauvre. Sachez que vous avez adhéré à des croyances qui ne sont plus bonnes pour vous et qui font que vous n’obtenez pas le résultat voulu.
Voici quelques moyens pratiques pour arriver à changer votre attitude intérieure face à la prospérité et l’abondance.
Soyez conscient de vos paroles, de vos pensées, de vos sentiments et de vos actions. À chaque jour, notez au moins trois choses concernant votre attitude dans ce domaine. Ce que vous notez dénote-t-il de la prospérité ou de la pauvreté? Une fois devenu conscient, constatez votre attitude comme étant temporaire et acceptez-la pour le moment. Ne vous critiquez pas. Sachez qu’il n’y a rien de permanent.
Remarquez si vous avez du mépris pour l’argent. Vous arrive-t-il de penser ou de dire : « Maudit argent! Si seulement ça ne coûtait pas si cher! Si seulement il y avait un autre système et que je n’avais pas à toujours en faire arriver! ». Apprenez à considérer l’argent comme une énergie divine, un moyen d’échange utilisé sur cette planète.
Remarquez si vous vous sentez coupable quand vous vous payez un surplus. Cette attitude vous informe que vous ne croyez pas mériter de surplus. Décidez de croire que vous êtes une personne spéciale qui mérite un surplus autant que ceux qui y croient.
Apprenez à avoir plus de gratitude. Dites merci même pour les petites choses. Accueillez l’abondance comme naturelle. Voyez l’abondance dans tout : un compliment, un sourire, un repas payé au restaurant, une pièce de monnaie trouvée par terre, etc.
Soyez heureux quand quelqu’un d’autre vit dans l’abondance. Ne les enviez pas. Souhaitez de l’abondance à quelqu’un à tous les jours. Comme nous récoltons ce que nous semons, ce que vous souhaitez sincèrement pour quelqu’un vous revient toujours.
Pour développer une attitude prospère, considérez d’abord la valeur que vous accordez à ce que vous voulez acheter plutôt qu’à son coût d’achat.
Faites circuler cette énergie divine. N’accumulez rien qui ne vous est plus utile. Tout ce que vous n’avez pas utilisé depuis un an, donnez-le à quelqu’un qui saura s’en servir. Faites de la place pour du nouveau.
Gardez une attitude prospère en payant vos comptes. Au lieu de critiquer que tout coûte trop cher, remerciez pour les services reçus. Soyez heureux d’envoyer de la prospérité aux autres en payant vos impôts, téléphone, électricité, taxes, loyer, nourriture, etc.
Donnez sans attentes. Sachez que tout vous revient. N’essayer pas de contrôler comment, quand et par qui cela va vous revenir. Ayez confiance en la loi du retour, cette grande loi de cause à effet toujours présente et qui gère tout ce qui vit. Le vrai don, et celui qui rapporte le plus, est celui qui demande un sacrifice ou un effort. Lorsque c’est facile, c’est plutôt à vous-même que vous faites plaisir.
Soyez conscient d’où vient ce que vous donnez plutôt que de vous préoccuper de ce que vous donnez et à qui vous le donnez.
Apprenez aussi à recevoir. Reconnaissez votre valeur. Quand vous refusez de recevoir quoi que ce soit, vous enlevez l’opportunité à quelqu’un de donner. Savoir donner et savoir recevoir est un des meilleurs moyens pour s’ouvrir à l’abondance. Ne pas savoir comment recevoir se remarque davantage chez les gens qui font une démarche spirituelle. Il y en a même qui ont des dons de guérison ou d’autres capacités d’aide d’ordre spirituel et qui se sentent coupables de se faire payer pour leurs services. Pour être avocat, médecin, coiffeur ou cuisinier, cela nécessite également un don particulier. Trouvez-vous cela intelligent de s’attendre à ce que ces gens offrent leurs services gratuitement? Ils ont besoin de gagner leur vie. Il en va de même si c’est votre cas. Vous avez autant droit d’utiliser vos dons pour atteindre l’abondance. Appréciez davantage votre divin et arrêtez de vous tourmenter à ce sujet.
En conclusion, il est important de réaliser que l’être humain est beaucoup plus heureux à donner en sachant qu’il y en aura toujours là d’où cela vient. Il n’est donc pas intelligent d’être pauvre, car nous nous mettons dans une position de dépendance face à autrui et nous nous privons du grand bonheur de donner.
Ouvrez-vous à l’abondance dans tous les domaines : l’amour, le succès, les amis, l’affection, les compliments, les biens, l’argent, etc.
Apprenez à vous aimer et à aimer tous ceux qui vous entourent en vous servant de votre argent et de vos biens; et non pas aimer votre argent et vos biens en vous servant de ceux qui vous entourent.
La réponse à la question du tout début est OUI! Oui, nous pouvons vivre dans l’abondance en nous rapprochant sans cesse de Dieu. L’être humain peut et doit profiter avec amour et joie de ce que Dieu a créé. L’humanité s’est beaucoup nui en croyant que les biens matériels étaient incompatibles avec l’élévation spirituelle. Cette croyance a été la cause de beaucoup d’émotions et de culpabilités et a contribué davantage à retarder l’humain plutôt que de l’avoir aidé à avancer.
Heureusement que nous devenons plus conscients et que nous acceptons de nous défaire de nos fausses conceptions pour entrer dans une époque d’abondance et de prospérité en tout.
En ce début de millénaire, les approches traditionnelles vers une paix intérieure semblent dépassées ou du moins pas suffisamment appropriées aux réalités d’aujourd’hui. Ce qui ne veut pas dire qu’il est impossible d’atteindre la paix intérieure par le biais de ces moyens.
Afin d’y arriver, il est nécessaire de transcender les interdits et les incohérences de l’environnement surtout quand le livre valorise l’expérience.
Je suis coach de vie, mais j’ai occupé, de 1980 à 1988, les fonctions de ministre du culte et d’aumônier au sein d’une dénomination protestante. Avec le recul, je prends conscience que durant toutes ces années de ministère, j’ai incité mes paroissiens à se diviser entre le correct et le pas correct, le bien et le mal, le péché et la vertu. Je visais l’épanouissement de la vie. Étant pris dans un milieu ecclésiastique fermé, j’empêchais ainsi les gens (y compris moi-même) d’avoir accès à une véritable paix intérieure. Cette paix croulait sous un amas d’interdits, de méfiance face à la vie et même face aux autres. La paix intérieure véritable passe par l’unification de l’être. En fait, j’enfermais la vie dans un immobilisme rempli de craintes, d’anxiété et d’étouffement de la nature humaine. La paix intérieure était donc inaccessible sauf à certains moments de grâce qui n’étaient que de courte durée. Je travaillais contre la Vie plutôt que de favoriser son épanouissement.
Aujourd’hui, en tant que coach, je préfère utiliser les concepts appropriéet nonapproprié, permettant ainsi d’avancer vers une plus grande paix intérieure et une plénitude de l’être faite d’apprentissages (essais–erreurs) et d’expériences basées sur, comme le disaient si bien nos grands-parents, le gros bon sens.
En PNL, une des présuppositions de base est que toutes les ressources se retrouvent dans la personne. Par conséquent, celle-ci a donc la sagesse nécessaire pour vérifier ce qui est approprié du moins pour son écologie intérieure. Cependant, parmi toutes les techniques d’intériorisation offertes sur le marché, quelques pistes peuvent nous aider à choisir une approche correspondant mieux à nos besoins.
Premièrement, nous ne sommes pas des êtres désincarnés. Toute approche qui incite à rejeter le corps devrait être sérieusement mise en doute. Selon Stephen Gilligan, auteur de « Le courage d’aimer », il existe un point où la vie passe par le corps, par le centre, un point sensible et vulnérable. Quand nous ne sommes plus en contact avec ce centre de nous-mêmes, par où se manifeste le Soi, l’Esprit, la Vie ou Dieu, nous devenons piégés par le mental et par nos vieilles manières de penser et d’agir. Nous sommes donc coupés de nos ressources et de nos certitudes car nous ne sommes plus en contact avec cet endroit de notre corps qui nous permet d’être régénéré, plein de ressources et de confiance. Le corps est aussi l’outil idéal pour nous garder dans le moment présent. Il nous donne des signes par le biais de notre ressenti physique pour rester dans le « Je suis », là maintenant, et trouver ainsi notre voie vers notre paix intérieure et enfin vivre en authenticité.
Deuxièmement, tout enseignement de techniques venant à l’encontre de notre liberté de juger par nous-mêmes les informations présentées, devrait aussi être remis en question. Nous avons en nous toute la sagesse pour savoir si les voies enseignées, les vérités ou les demandes qui nous sont faites nous conviennent. Plusieurs vérités circulent en ce monde, mais il y en a une incontournable : celle que nous avons le pouvoir et la responsabilité de choisir et de vérifier par nous-mêmes ce qui nous convient. Trop souvent par manque de confiance en soi, des hommes et des femmes remettent à des gourous ou à des leaders leur pouvoir de vérifier les informations enseignées. Tout un chacun a le devoir de respecter son intuition, son intelligence et ses signaux corporels pour s’assurer que ce qui est présenté convienne vraiment à son écologie intérieure.
Troisièmement, l’encadrement ou l’environnement dans lequel se pratiquent ces techniques doit être également considéré. Toutes formes d’élitisme à outrance, de philosophies utilisant la culpabilité, la manipulation, l’intimidation, l’humiliation et le non-respect de la personne devraient être jugées comme inquiétantes. La technique ou les croyances qui l’accompagnent peuvent être excellentes, mais il est nécessaire que l’environnement de formation ou de croissance soit approprié.
Par ailleurs, une technique convenant à une personne peut très bien ne pas convenir à une autre. Nous sommes tous uniques et nous avons tous un paysage intérieur différent. Certaines personnes sont plus kinesthésiques, d’autres plus auditives ou d’autres plus visuelles; il y a donc des techniques pour chaque type de perception. Par exemple, le kinesthésique sera plus à l’aise avec une technique faisant appel au corps tandis que l’auditif choisira plutôt les approches utilisant la parole et enfin, le visuel se sentira mieux avec les formes de spiritualité qui font appel à des images et des symboles. Il faut donc se connaître et surtout ne pas culpabiliser si une technique nous semble moins accessible. Il se peut fort bien qu’une approche ne convienne nullement à notre type de perception ou à notre personnalité.
En conclusion, il importe d’être à l’écoute de soi et du Soi avant d’employer quelques techniques pour cultiver sa paix intérieure. Si vous en pratiquez une et que vous n’êtes toujours pas en paix, eh bien, il y a possiblement une évidence qui mérite d’être prise en considération. Nous sommes à l’heure des communications, alors au moindre doute, lisez, faites des recherches, posez des questions, consultez ceux qui ont déjà pratiqué ces approches. Si les réponses ne semblent pas vous satisfaire, soyez vigilants. Fiez-vous aux signes de votre corps, à votre intuition et respectez votre intelligence. Soyez ouvert à ce que la Vie vous présente pour cheminer vers une paix intérieure tout en restant responsable de vous-mêmes. De plus, votre sage intérieur, votre Soi, l’Esprit ou tout autre terme poétique, peut vous guider vers la meilleure approche. Cela ne diminue en rien votre responsabilité ainsi que votre pouvoir de vérifier et de choisir.
Nous avons tous une dimension féminine et masculine en soi, hommes et femmes. Nous pouvons tous être féminin et être masculin au lieu d’être féminin ou masculin. Nous pouvons tous danser dans ces deux polarités très différentes, voire opposées, mais très complémentaires. Nous pouvons équilibrer en soi le principe féminin et le principe masculin afin de cesser la lutte et de se battre intérieurement en soi ou avec les autres.
Être féminin, c’est être plus réceptif, plus intuitif, plus émotif, plus doux, plus lent, plus ordonné, plus près de son monde intérieur, de ses émotions, de son corps, plus dans l’être, etc. : enfin, tout ce qui correspond à l’énergie yin.
Être masculin, c’est être plus actif, plus dans le mouvement, plus dans le faire, plus rationnel, plus dur, plus rapide, plus dans le monde extérieur, etc. : enfin, tout ce qui correspond à l’énergie plus yang.
Nous sommes tous yin et yang, malgré que les hommes et les femmes aient un sexe différent. L’énergie féminine et l’énergie masculine circulent en nous. Certains individus vivent séparés d’une de leurs polarités. Certaines femmes ne sont que féminines ou que masculines et certains hommes ne sont que masculins ou que féminins. Ils se retrouvent handicapés d’une polarité. Ils éprouvent alors une difficulté à exprimer cette autre dimension.
À ce moment, il existe un déséquilibre dans les polarités. Une grande partie de soi-même ne s’exprime pas. Le corps exprimera ce déséquilibre. Un côté du corps sera plus tendu que l’autre.
On sait que l’hémisphère droit du cerveau gère le côté gauche du corps et est associé davantage à la créativité, l’imagination, les visions, les intuitions favorisées par la polarité féminine en soi. Il stimule les neurones associés à la compassion, l’amour, la douceur, la créativité, etc. Il fonctionne d’une manière synthétique et excelle dans tout ce qui est visuel, spatial, les perceptions et l’intuition. La pensée est non linéaire et non séquentielle et le traitement est très rapide. L’hémisphère droit analyse les choses de manière globale.
Alors que l’hémisphère gauche du cerveau gère le côté droit du corps et est associé à la logique, au langage et à la pensée analytique (abstraction symbolique, la parole, la lecture, l’écriture et l’arithmétique) favorisés par la polarité masculine en soi. Il stimule les neurones associés à l’action, la force mentale, la performance, etc. Son mode de pensée est linéaire, où chaque chose est placée dans un ordre séquentiel. Ce mode de pensée nous est inculqué à l’école, où l’accent est mis davantage sur la littérature et les mathématiques. Nous avons tous ces deux hémisphères du cerveau. Lequel avez-vous le plus développé, celui correspondant à votre dimension féminine ou masculine?
On nous « forme » et nous encourage à être plus masculins pour évoluer selon les valeurs sociales de notre époque. Les valeurs féminines ont déjà été plus reconnues et valorisées à d’autres moments dans l’histoire. Au 21e siècle, il devient important de reconnaître que nous portons les deux polarités et de vérifier qu’est-ce qui fait qu’une polarité ne soit pas exprimée? Y a-t-il des croyances sociales limitatives qui nous empêchent d’exprimer une polarité? Voici quelques exemples de croyances :
Une femme ne vit pas sa féminité car elle croit qu’elle ne sera pas reconnue et qu’il vaut mieux être masculine pour fonctionner dans la société. Une femme n’exprime pas ses émotions au travail car elle croit que qu’elle sera jugée faible ou incompétente. Un homme ne vit pas sa féminité car il croit qu’il sera jugé « homme rose ».
Toutes ces croyances sont considérées comme des vérités pour les gens qui les ont, alors que ce n’est pas le cas. Ces croyances proviennent de mauvaises expériences, de généralisations, de déductions ou sont tout simplement des croyances parentales ou sociales qu’on nous a inculquées.
Nous pouvons constater qu’il existe une réelle guerre des sexes :
Le masculin juge ce qui est féminin
Le féminin juge ce qui est masculin
La raison juge l’intuition
L’intuition juge la raison
La force juge la sensibilité
La sensibilité juge la force
La vitesse juge la lenteur
La lenteur juge la vitesse
Le rationnel juge l’émotionnel
L’émotionnel juge le rationnel
La superficialité juge la profondeur
La profondeur juge la superficialité
La dureté juge la douceur
La douceur juge la dureté
L’humour juge le sérieux
Le sérieux juge l’humour
L’actif juge le passif
Le passif juge l’actif
Quand cesserons-nous de juger? Il est si facile de juger ce qui est différent de nous. Pourtant, nous portons tous ces deux polarités et nous pouvons choisir de les développer, en dansant dans ses deux polarités, au lieu de se battre et de les laisser se juger entre elles : on peut être drôle et être sérieux, on peut aller vite à certains moments de la journée et être lent à d’autres. C’est ce que j’appelle savoir danser dans ses polarités : savoir quand utiliser son intuition et sa raison, quand être rapide et être lent, quand être doux et être dur. Le mal-être ou le déséquilibre provient quand on est toujours sérieux, toujours dur, toujours vite, toujours lent ou toujours actif.
Trop souvent le masculin est favorisé et le féminin est sacrifié.
Les hommes et les femmes ont peur d’exprimer leur polarité féminine et d’être jugés dans la société actuelle qui a des valeurs beaucoup plus masculines. Alors, le féminin en soi se cuirasse, se « surprotège », à force d’être blessé, jugé, ignoré, banalisé, non respecté.
Le temps est venu de lui redonner sa place, de le « sacraliser » au lieu de le sacrifier.
De par sa nature, le féminin est plus intérieur, plus vulnérable, plus sensible, plus intime, plus caché, d’où sa dimension « sacrée » et l’utilité d’apprendre à le reconnaître, le protéger et surtout l’honorer, c’est-à-dire, reconnaître toute sa beauté, sa grandeur, sa puissance, son intelligence et lui redonner une place importante dans les valeurs sociales.
La femme a un grand bout de chemin de fait, puisque dès l’arrivée du féminisme, elle a découvert qu’elle pouvait être masculine et faire les mêmes choses que les hommes. Très peu d’hommes, par contre, ont fait le parcours d’intégrer leur dimension féminine.
Aragon a dit : « La femme est l’avenir de l’homme… ».
Le 21e siècle a besoin de retrouver toute la sagesse du « Féminin sacré» afin de créer un monde meilleur, plus harmonieux. Le féminin doit le faire en collaboration avec le masculin, mais c’est l’énergie féminine qui, en ce moment, semble être la Grande Initiatrice… celle qui invite les individus à cette nouvelle ère de transformation en dansant dans les polarités féminine et masculine en soi…
Pour conclure, je vous dirais, « Le couple intérieur est l’avenir de l’homme et de la femme… ».
Quelle est la part de vie qui crie si fort en moi? Pourquoi ne pas écouter cette voix intérieure qui m’appelle? Pourquoi ne pas suivre mon instinct basique? Mon intuition qui me chuchote au creux de l’oreille que ma vie n’est pas celle-ci, qu’une autre m’attend…
Je me souviens de ces moments privilégiés où j’ai été en contact avec cet élan de vie qui n’avait qu’une seule intention : me pousser hors de mes propres croyances limitantes, me permettre de passer de la SURvie (épuisante et étouffante) à la VIE.
Vivre enfin! Pour Soi et pour offrir le meilleur de Soi.
Pour se découvrir autrement, se révéler à soi et aux autres dans la simplicité, le naturel et l’harmonie.
Aujourd’hui, j’y crois. Oui ce passage existe. Oui il est possible pour chacun d’entre nous. Nous sommes nombreux dans cette quête universelle de sens. Redécouvrir le sens profond de nos vies pour nous ANIMER (lat. animus = âme).
J’aimerais vous partager une de ces expériences de vie qui la transforme à jamais.
Un cheminement personnel vers une autre vie. Il m’a fallu une dizaine d’années pour réaliser que ma vie ne me ressemblait pas, que j’y jouais un rôle de figurante. Ce constat fut d’ailleurs fort douloureux mais de cette prise de conscience, j’ai su qu’un nouveau chemin allait se dessiner… Il vint à moi d’une façon très inattendue…
Alors que je vivais en France, dans un certain confort de vie matériel et professionnel, le signe de cette nouvelle voie apparut sous la forme d’un licenciement. Je perdis mon emploi.
Ce n’était malheureusement pas la première fois, je savais que je pouvais rebondir mais cette fois, ma petite voix m’interpella : Es-tu sûre de vouloir recommencer ici? N’y avait-il pas un rêve qui sommeille en toi? Ce changement n’est-il pas l’opportunité que tu attendais secrètement? À ce moment précis, je ne pouvais plus me mentir ou enfouir mes rêves au profit d’une forme de sécurité. Je me trouvais alors à la croisée des chemins, des questions existentielles m’habitaient, j’étais à la recherche d’un sens plus profond à donner à ma vie.
Malgré les peurs, les angoisses, les doutes, je sentais une force inexplicable, une aspiration profonde, une forte intuition à repenser ma vie autrement. À m’ouvrir à de nouveaux horizons… C’est à cette période, en ayant l’impression de prendre des décisions « folles », de « lâcher mon fou » que je me laissais guider vers ce qui me donnait de l’espoir, de l’énergie, de l’enthousiasme et je commençais mes démarches d’immigration pour le Québec…
En l’espace de 6 mois, je quittais mon emploi, mon appartement et j’obtenais un visa.
A 33 ans, je larguais les amarres et m’envolais littéralement vers d’autres cieux… Ce jour marqua la fin d’une époque de ma vie et un point de non-retour. Quelle expérience extraordinaire de libération, de lâcher-prise, de dépassement, de confiance profonde en Soi et en la Vie.
À partir de ce moment-là, j’ai vécu les instants les plus exaltants de mon existence. Je m’autorisais enfin à VIVRE. À Être moi-même. J’étais LIBRE.
À mon arrivée ici, je réalisais que TOUT était à reconstruire. Mais peu importe, je voyais cette tâche comme un jeu. J’avais enfin le pouvoir de créer une vie à mon image, teintée de mes valeurs et de mes aspirations…
J’ai entrepris ce chemin en me laissant guider par mon intuition, porter par mes émotions et mon ressenti.
Jamais je n’avais agi ainsi de ma vie… Quelle expérience troublante mais ô combien enrichissante!
Dans les mois qui ont suivi mon arrivée, je prenais des cours d’art, j’entrepris l’écriture de mon premier livre « Si j’osais! Comment développer notre liberté d’être » et tout ce dont j’avais besoin pour vivre était là. Je trouvais un emploi, je trouvais un logement par hasard et j’avais des revenus suffisants même s’ils étaient moindre qu’auparavant, ma vie était d’une toute autre qualité…
Bref, à partir de ce jour-là la Vie n’a cessé de me donner ce dont j’ai profondément besoin afin de me permettre de réaliser ce qui est vraiment essentiel pour moi. Elle me protège et me donne chaque jour les autorisations dont j’ai besoin pour réaliser mon chemin de vie et lui rester fidèle : j’ai écrit un livre, ce qui était un grand rêve, j’ai créé une conférence vivante « Être » (nouveau concept) ainsi qu’une troupe. Nous avons joué au Monument National à Montréal en septembre dernier et que nous rejouerons au printemps 2010, j’ai rencontré l’amour profond et je suis sur le point de mettre un enfant au monde…
Tous mes rêves ont été entendu. Et je sais qu’il peut en être autant pour chacun d’entre nous. Une forme d’équilibre se met progressivement en place entre les besoins matériels et les vraies aspirations qui trouvent leur place.
C’est d’ailleurs le message que je porte et que je communique dans mes formations, mes conférences et mon livre. Nous avons tous cet immense potentiel en nous. Notre Être est vivant. Il est temps de tendre l’oreille à notre petite voix et de nous laisser surprendre, émouvoir, toucher pour VIVRE intensément en toute conscience du privilège que la vie nous fait, de cette grâce qu’elle nous offre et de cette abondance dont elle est si généreuse. L’heure a sonné d’être à l’écoute de ce que vous portez profondément en vous.
Il nous serait bien difficile de décrire et de définir précisément ce qu’est l’ego! Tantôt, il est une entité abstraite, diffuse et cérébrale responsable de nos souffrances et de nos malheurs, tantôt il désigne une personne qui s’affirme avec trop d’insistance, narcissique ou encore égotique. L’ego reste par définition subjectif selon nos croyances, notre parcours, nos expériences, nos blessures ou même selon l’endroit du monde où nous vivons. Mais en réalité, savons-nous vraiment ce qu’est l’ego? Il a pourtant un visage, une histoire et il est soumis aux lois universelles. Je vous invite donc pour un voyage historique et pour une présentation déroutante de l’ego.
Dans des temps très anciens, il existait le premier monde nommé Lémurie, l’être humain y vivait en permanence connecté aux mondes spirituels et avec son âme! Nous communiquions avec les esprits de la nature, avec les êtres extraordinaires qui peuplaient la terre, avec toutes les formes vies et avec nos guides spirituels. Les émotions, les pensées négatives n’existaient pas encore telles que nous les connaissons aujourd’hui. À cette époque lointaine, l’ego était juste un champ énergétique qui avait comme fonction le maintien en cohésion de tous nos corps, de nos multiples aspects (personnages intérieurs) et l’être unique que nous sommes. Un jour, le sentiment de la peur est apparu, nous nous sommes sentis abandonnés, coupés de notre âme et des mondes de lumière. À cet instant précis, comme nous sommes des créateurs, nous avons donné vie à notre ego pour qu’il prenne le relais pour nous protéger des multiples dangers que recèle l’existence sur notre planète. À partir de ce moment, toutes les émotions négatives, le monde du bas-astral et notre lente descente vers l’ignorance a commencé à prendre forme. Ainsi commença le long voyage de l’ego qui, à travers les millénaires, est devenu un mastodonte étouffant, nous empêchant de vivre, nous rendant malheureux, provoquant des guerres et qui a pris le contrôle de notre monde. À chaque fois que nous sommes dans la peur, la haine, dans le jugement, l’ego par le truchement de nos personnages intérieurs déséquilibrés devient notre petite voix intérieure guidant nos pas. Pour notre plus grand malheur, notre ego nous connaît mieux que nous-mêmes, il connaît toutes nos peurs, nos frustrations, nos jalousies, nos pulsions meurtrières et tous les personnages intérieurs que nous refoulons et dont nous ignorons même l’existence. Tenez-vous bien! Il a même appris à se faire passer pour la voix de l’âme. Mais n’oublions pas que nous lui avons demandé de nous protéger et dans ce sens, il a parfaitement accompli sa mission. Pour bien comprendre le fonctionnement de notre ego, à chaque fois que nous voulons le faire disparaître ou que nous le renions au lieu de le pacifier et de l’aimer, il devient encore plus puissant. Même, la croyance fortement ancrée que notre âme n’a pas d’ego a été générée par lui pour se préserver à tout jamais de perdre son pouvoir sur nous. Puisque notre âme pour maintenir en cohésion ses multiples aspects, ses corps subtils et d’être unique dispose aussi d’un ego. Elle quittera cette enveloppe énergétique seulement au moment où elle aura choisi de se reposer en se dissolvant dans la conscience non manifestée.
Quand nous commençons à travailler sur notre ego, nous avons beaucoup de peine à le débusquer puisqu’il se dissimule aisément dans nos actions qui nous semblent juste, derrière ce que nous croyons être nos qualités, dans nos succès apparents, derrière nos gentillesses calculées, derrière nos paroles paraissant rationnelles ou sages et surtout derrière les vérités immuables acceptées par la grande masse. Ses ruses sont innombrables et souvent diaboliques. Ne dit-on pas que l’enfer est semé de bonnes intentions… Rien n’est plus vrai. L’ego essayera toujours de nous faire croire que c’est l’autre qui a un problème d’ego ou plus sournoisement, il nous convaincra que nous sommes moins malades. Ce déni, va simplement le préserver d’un éventuel travail. Il est le Maître incontesté de l’hypocrisie, des faux-semblants, de la fausse modestie et du contrôle. Ses capacités à détourner constamment notre attention et de vouloir systématiquement contrôler notre environnement sont effrayantes.
Pourtant, l’ego peut réellement devenir un allié si vous l’éduquez. Faites connaissance avec lui, demandez-lui pourquoi il agit ainsi à chaque fois que vous avez envie d’explorer la vie, demandez-lui pourquoi l’existence sur terre lui fait si peur, exigez de lui des explications quand il veut saboter votre bonheur, apprenez à le rassurer comme le ferait un bon père ou une bonne mère. Avec le temps, il cessera peu à peu de vous empêcher de vivre pleinement votre vie et de vous réaliser. L’ego est juste un enfant qui a peur! Certes souvent effrayant, mais il reste toujours un enfant! Abandonneriez-vous, laisseriez-vous pour compte votre propre enfant sous prétexte qu’il vous dérange? Pacifier l’ego est une de nos missions fondamentales sur Terre pour nous réaliser et pour vivre dans la paix et l’amour.
Tant que nous ne prendrons pas conscience que nous lui avons donné vie et que notre responsabilité en tant que créateur est de le pacifier, de l’aimer et de le comprendre pour qu’il devienne à nouveau cette enveloppe énergétique, notre ego dictera toujours nos intentions et nos actions.
Nous identifions-nous essentiellement au reflet des circonstances extérieures de nos vies? Un peu comme le chien qui branle sa queue lorsqu’on le gratifie et qui met sa queue entre ses jambes lorsqu’on le gronde.
Nous aimons ronger nos douleurs, grandeurs et malheurs passés. Cela nous rend unique, génial ou spécial. On s’y identifie tellement qu’on les porte dans la gueule comme de gros os ou sur nos épaules comme des étendards.
Nous avons peur aussi de l’avenir. Nous avons besoin de sécurité, de stabilité et de carte santé garantissant l’immunité. On s’identifie tellement à ces peurs, ces procrastinations et ces préoccupations qu’on les porte dans le bas-ventre, la gorge et les yeux.
Plutôt que de jouer aux zéros, pourquoi ne pas devenir notre propre héros (notre star au sens propre et figuré), capable de confronter nos petitesses, bassesses et faiblesses qui sont si clairement visibles chez les autres?
Pourquoi ne pas tout simplement être présent : attentif à nos sensations, émotions et pensées; sans machinalement dire « moi » ou « je » à toutes celles qui vite nous visitent, même si parfois elles reviennent comme des rengaines et des obsessions?
Pourquoi ne pas s’observer comme des scientifiques en quête de découvertes, devenant ainsi le témoin objectif des bibittes, des redites ou des magnifiques créatures habitant la mystérieuse jungle de notre corps, cœur et tête?
Pouvons-nous devenir les vaillants explorateurs de nous-mêmes, les audacieux trappeurs de nos contrées intérieures, les courageux capitaines de navires emportés à la dérive par les courants, vents et tempêtes de nos vies?
Puisque de toute façon, nous nous identifions à certaines facettes de nos vies, pourquoi alors ne pas choisir celles qui nous rappellent le meilleur de nous-mêmes : quand nous sommes forts, tenaces, nobles, patients, dignes, loyaux, compréhensifs, aimants, confiants…
Pourquoi ne pas nous regarder en face, nous dire à la face ce que nous ne sommes pas, à savoir, entre autres : « notre » mémoire, « nos » peurs, points de vue, croyances, jugements, émotions, maladies, désirs… Sous ces épais maquillages, pouvons-nous démasquer notre vrai visage, nous envisager en profondeur et goûter, enfin, à la paix.
Je vous disais peut-être que mon rêve d’enfance est d’écrire un livre, je le chéris, mais je n’en fais pas mon obsession. Puis, avec le projet photo Défi 365 (une photo par jour pendant un an), la visibilité de mon travail a augmenté. Un nombre grandissant de gens suit mes photos et mes écrits diffusés en ligne et ce quotidiennement. Puis un jour, une amie a accepté d’être réviseure de mon premier livre-photo. « Wow! » Et tout dernièrement, une graphiste qui m’était inconnue et qui suivait mon Blog m’a proposé ses services de mise en page. « Double wow! » Que me réserve la suite? Quoi faire maintenant? Eh bien, j’ai décidé de me concentrer sur mes passions pour terminer mon projet tel que prévu le 31 décembre 2011 et d’accepter toute cette aide et belle énergie qui se manifestent dans ma vie! Ça semble presque trop facile. « Ce livre-là va voir le jour! J’y crois. Je le sens. Je le sais. » Ce que je vis est la manifestation que tout rêve peut devenir réalité? Visualiser et chérir mon projet lui donnera naissance. J’obtiens ce que je veux par la pensée. Donc lorsque je Pense, je Crée! Ah?
J’entends déjà les sceptiques qui disent que c’est de la pensée magique et que je fabule. Je comprends. Je comprends, car j’étais moi aussi sceptique et que je suis encore abasourdie quand des petits miracles m’arrivent. Alors, ça va, mais admettons que pour le temps de cet article, dans le présent, je propose de se laisser porter par ce concept du pouvoir de la pensée et qu’on s’entende pour y croire. C’est bon? Continuons.
Je n’invente rien ici. Les Sigmund Freud, Eckhart Tolle, Deepak Chopra, Mike Dooley et autres leaders de croissance personnelle de ce monde vous diront tous que vivre sa vie de rêve est possible. Selon leurs dires, c’est le pouvoir fabuleux de la pensée et de l’inconscient qui forgent nos rêves, nos aspirations et notre vie de tous les jours. Vraiment? Vous vous opposerez peut-être. Notre vie suit nos pensées. Par exemple, « Qu’arrivera-t-il si je pense inconsciemment que je ne mérite pas d’être heureux? » Bon point. D’où l’importance d’être d’abord conscient de ses propres pensées, de ses voix intérieures ou de ses croyances qui sont souvent tellement profondes et ancrées qu’elles ont une emprise plus grande que nous voulons le croire. Ensuite vient le choix de nourrir ou pas ses pensées qui traversent notre esprit.
« Mais comment ça marche? » Les gens me demandent souvent de donner des exemples, des trucs. Bon, c’est comme la fois où je disais à tout le monde que je partais en voyage! Les gens me demandaient « Tu pars quand? Tu pars où? Avec qui? » Je répondais : « Ça s’en vient! Je ne connais pas les détails, mais je pars en voyage! » J’étais convaincue. J’avais même commencé à mettre de côté des petites camisoles et des « gougounes » pour mes valises. Et un soir, en terminant le travail, le téléphone a sonné : « Madame Lauzon, nous aurions besoin d’une photographe à Cuba dans 1 semaine. Notre photographe nous a laissé tomber à la dernière minute. Nous avons vu votre travail et espérons grandement que vous soyez disponible. » À quelques jours d’avis, je partais pour Cuba, seule avec mon équipement. J’ai rencontré un couple heureux et des invités joyeux dans un manoir luxueux près d’une mer de cristal bleue. L’abondance venait de frapper à ma porte! Toc toc.
Dans le jargon de la croissance personnelle, plusieurs appellent les situations comme celles-ci des « manifestations ». Nul besoin que ce soit aussi imposant qu’un voyage, car finalement toute la vie n’est formée que de manifestations de l’esprit. Tout est « commandé » par la pensée, en tout temps. J’appelle souvent la vie mon « jeu vidéo », dont je suis le héros. JE décide. C’est moi qui pense et qui influence ce qui se passe dans mes épisodes de « jeu vidéo », puis c’est encore moi qui déciderai quelle attitude je prendrai face aux situations données. Je ne parle pas de volonté, mais bien de pensées profondes qui iront dicter les actions de manière consciente ou inconsciente.
Vous voulez des trucs concrets à essayer pour vous manifester la vie rêvée? Selon mon expérience, il faut d’abord établir la liste de ce que vous désirez vraiment dans la vie. C’est une étape très importante. Essayez d’abord un petit but anodin pour tester le processus de la manifestation, par exemple « J’aimerais voir une plume d’oiseau » ou encore « J’aimerais trouver de l’argent. » Ressentez ce vœu dans votre corps, comme si vous l’aviez déjà dans vos mains, devant vos yeux. Ne pensez pas au « comment l’obtenir » ni au « quand ». Souriez simplement, ouvrez l’esprit et visualisez l’objet en question
Deuxième étape : Laissez aller le vœu en question. En d’autres mots, oubliez-le du mieux que vous pouvez. Selon les bouddhistes, ce serait la notion (simplifiée) du non-attachement qui renvoie au fait de ne pas s’accrocher aux choses, aux gens ou aux événements. Il faut les laisser aller.
Puis, comme troisième et dernière étape, soyez conscient, sereinement, des signes qui sont liés de près ou de loin à la réalisation de votre vœu. Par exemple, si vous entrez une phase de manifestation d’argent et que vous trouvez un sou noir par terre, ramassez-le! La « magie » commence déjà à s’opérer. Gratitude! Votre vœu se réalise à petite échelle! Pour l’Univers, un petit sou noir ou un million de dollars, c’est la même chose. Le chemin est tracé. Votre demande a été entendue. Remerciez et demandez même de renforcer les manifestations.
« Vos pensées sont des aimants puissants et attrayants qui s’attirent les uns les autres. Les pensées s’attirent entre elles, et vous attirez les pensées auxquelles vous prêtez attention. Ceux qui parlent le plus de prospérité en jouissent, et ceux qui parlent le plus de maladie ou pauvreté en souffrent. » – Esther et Jerry Hicks
Comment avoir confiance que le vœu se réalisera? Il suffit de s’ancrer dans la certitude de la réussite. Par exemple : « Je SAIS que j’aurai toujours de l’argent. » ou encore « Je SAIS que je réussirai ce cours. » Affirmer avec fermeté. Ressentez-le. Vous « SAVEZ » que ceci ou cela arrivera, donc ça ne sert à rien de s’y accrocher ou de s’inquiéter, ça arrivera. Avec de la certitude, de la persévérance et surtout du non-attachement, votre croisière, votre conjoint parfait, votre maison aux plafonds très hauts, etc., seront bientôt dans vos vies! Si vous avez un moment de déprime, accrochez-vous aux petits signes et dites-vous que ça s’en vient. Dans cette optique, la femme qui désire être enceinte remerciera chaque « bedon » qu’elle croisera dans la rue, car il s’agit d’un signe que l’Univers a entendu son souhait que bientôt elle aussi sera enceinte.
Pensez que maintenant, à cet instant, vous êtes en train de créer… En train de créer votre propre avenir. – Sara Paddison
Et si nous allions au-delà de se manifester des trucs « extraordinaires » et que nous revenions à la vie de tous les jours? Apparemment, on se manifesterait 100 % de ce qui nous arrive? Vous savez, le nouvel emploi, l’accident, l’augmentation de salaire, la maladie, le cercle d’amis qui change, le nouvel animal de compagnie, etc., tout! Notre âme saurait ce que nous avons à vivre pour apprendre, pour cheminer, pour avancer, pour grandir. Je ne vous dis pas que tous ces événements sont « l’fun », mais nous les accueillons dans notre vie, pour une raison, sans toujours nécessairement le savoir consciemment.
La vie nous envoie des épreuves que nous pouvons surmonter de toute façon, non? Alors, chaque matin, je me demande : « Qu’est-ce qui se passera aujourd’hui dans mon « jeu vidéo »? Un nouveau prince à rencontrer? Une montagne à gravir? Une chute dans un ravin? » En optant pour cette façon de voir la vie, elle devient subitement plus excitante. Prenez un instant pour faire le bilan de votre vie. La trouvez-vous excitante? Attirez-vous des gens gentils et aidants ou, à l’opposé, des menteurs et des manipulateurs? Quelles pourraient être vos pensées profondes si tel était le cas? Me suivez-vous? Le hasard n’existe pas. Vous êtes le créateur à tout instant.
La vie nous envoie des situations qui sont nécessaires à notre développement : des situations que nous pouvons surmonter, des mots que nous pouvons entendre, des images que nous sommes prêts à voir ou encore des émotions que nous sommes prêts à accueillir. Pour garder notre plein pouvoir et faire face à tout ce qui se présente dans notre vie, il est nécessaire de mettre notre rôle de victime aux oubliettes ainsi que notre tendance à blâmer ceux qui nous entourent pour nos petits malheurs. À la base, nous sommes penseurs et créateurs. NOUS créons seuls notre propre monde.
Nos pensées deviennent des choses, des situations, des cadeaux! Nous avons le pouvoir de choisir nos pensées avec attention et de formuler nos demandes à la vie en toute conscience.
Alors sur ce, j’ai entendu dire que vous partiez en voyage bientôt? Que vous vous prépariez à vivre la plus belle année de votre vie? Wow!
Combien de fois avons-nous souri ou même ri aujourd’hui?
La joie nous dynamise et nous donne le goût de vivre. Elle est naturelle et potentiellement présente à l’intérieur de chacun de nous. Elle provient, en bonne partie, de notre pulsion de vie. Elle s’anime spontanément à travers nos gestes et nos attitudes. Il nous est plus facile d’être joyeux quand nous sommes spontanés.
La présence à nous-mêmes et la spontanéité sont nécessaires pour être joyeux, car la joie se vit dans le moment présent. Si nous projetons notre mental dans le futur, celui-ci s’active et crée de la distorsion. Nous avons alors de la difficulté à expérimenter la joie. De même, si nous sommes préoccupés par des « j’aurais dû faire ceci ou cela », nous limitons, en nous, la circulation de l’énergie de la joie.
Il nous est possible d’éprouver de la joie par le toucher, car le fait de toucher consciemment une personne, un animal ou encore une plante nous enrichit intérieurement. La vue stimule aussi la joie lorsque nous sommes conscients que nous regardons. Si le décor de notre vie défile devant nous, sans échanges nourrissants, c’est que nous ne sommes pas conscients que nous observons. Par la qualité de notre présence, nous captons, ici et là, le contact vivifiant d’un regard, d’une couleur, d’une fleur, d’un sourire, d’une situation cocasse, etc.
À l’audition de certains sons, nous nous sentons nourris et ravis quand nous sommes attentifs et présents. Certains sons activent des zones du cerveau reliées à la joie et au plaisir. Les sons sont des particules vibratoires variées dans leur forme et leur dimension qui pénètrent à l’intérieur de nous, par chaque fibre de notre être. Ils peuvent, par leur répétition, programmer la joie, la détente, la colère, l’agressivité en nous. Soyons attentifs aux sons qui sont diffusés dans notre environnement de vie.
Très souvent, nous expérimentons la joie de vivre à travers ce que nous goûtons. Chaque aliment représente une somme de vibrations. Nous ne pouvons goûter ce que nous mangeons si nous ne sommes pas présents à ce que nous absorbons, alors nous éprouvons le besoin de consommer des aliments en grande quantité. Amenons notre conscience dans notre bouche, dans nos yeux, dans notre sens de l’odorat lorsque nous mangeons. De plus, chaque fois que nous sourions, nous nous plaçons en état d’ouverture à la communication. Choisissons de sourire, car chaque sourire augmente le bien-être et la joie.
Le sens externe de l’odorat contribue également à notre joie de vivre. Les essences parfumées produisent en nous des sentiments et des sensations variées. Chaque odeur correspond à une somme vibratoire en particulier. Certaines favorisent l’épanouissement, d’autres le bien-être, la détente ou bien l’élévation de nos vibrations qui nous donne la paix. Soyons attentifs aux odeurs qui produisent en nous ces états d’expansion. Multiplions-les consciemment.
En somme, tout ce qui nous ravit et nourrit notre âme, que ce soit l’odeur d’un parfum, l’écoute d’une musique, la contemplation d’une œuvre d’art, le silence ou le dépouillement matériel, tout ce que nous captons par nos sens externes, tout ce qui crée du ravissement dans notre cœur stimule notre joie de vivre.
La détente aide à la joie. Les tensions intérieures que nous ressentons nous torturent. La détente augmente la compétence, la capacité d’attention, la concentration et le plaisir que nous éprouvons en effectuant une tâche.
La joie profonde s’exprime aussi par la satisfaction que nous ressentons lorsque nous savons que nous réalisons ce que nous avons à réaliser. Elle est également une attitude intérieure de reconnaissance et de satisfaction que nous éprouvons pour tout ce que nous nous sommes créé dans le moment présent.
Le rire, le jeu et l’humour nous aident à ne pas nous prendre au sérieux. Ainsi, deux minutes continues de rire peuvent nous permettre de transcender une charge émotionnelle. Un éclat de rire de quelques secondes a un effet très libérateur, car il crée une harmonisation énergétique.
Entretenons-nous la croyance que le jeu n’est destiné qu’aux enfants? Croyons-nous qu’un adulte, qui a passé le stade de l’enfance, ne doit jouer que lorsqu’il accompagne un enfant dans son jeu? Nous amusons-nous à faire rire les autres par nos mimiques, sans nous ridiculiser ou ridiculiser qui que ce soit, tout simplement par amour du jeu, de la liberté d’être et dans le but de dépasser nos limites? Nous permettons-nous de jouer plusieurs fois par semaine? Il n’y a pas d’âge pour rire, pour être enjoué, pour courir ou encore pour sauter. Depuis combien de temps n’avons-nous pas fait de mimique? Croyons-nous qu’un adulte ne puisse pas le faire? Nous offrons-nous la liberté de nous faire sourire ou de nous faire rire sans avoir peur d’être ridicule? Osons-nous être enjoués et développons-nous notre potentiel d’humour?
Il y a des liens importants à conscientiser entre l’humour et l’amour. Si nous sommes capables de lâcher prise et de jouer, de nous amuser, alors nous sommes aussi capables d’aimer spontanément. Développons notre type d’humour personnel et acceptons de rencontrer nos préjugés, nos croyances et nos peurs.
Le bonheur profond est bien au-delà des états d’effervescence. Il se manifeste dans les états de bien-être intérieur, de quiétude, de paix, de silence, de contemplation, de recueillement et de contentement. Prenons le temps d’être présents à nous-mêmes dans tous nos petits plaisirs quotidiens.
Accueillons pleinement les états de joie que nous vivons spontanément. Stimulons notre joie de vivre et entretenons des attitudes intérieures qui la favorisent. Multiplions les petits moments où nous sommes heureux. Ainsi, nous développons une habitude à être heureux et satisfaits. Nous pouvons également bénéficier de la joie de vivre qu’émanent les autres lorsque nous éprouvons de la difficulté à être joyeux. Conscientisons que ce sont certaines de nos façons d’être et de faire qui nous empêchent de ressentir la joie de vivre.
Nous seuls pouvons créer notre joie de vivre et notre bonheur. Faisons-nous plaisir, amusons-nous. Répandons autour de nous des sourires égayés, des regards accueillants, des touchers chaleureux. Soyons une présence émanant la joie de vivre. Faisons-le pour nous, mais aussi par amour pour tout ce qui existe sur notre planète.