La communication synergique

Nous vivons présentement à l’ère de la communication. Nous passons nos vies à communiquer : que ce soit au travail, à la maison avec notre conjoint ou notre famille, avec nos amis, nos voisins, bref nous n’arrêtons jamais d’entrer en contact avec les autres. Même que nous avons aujourd’hui des appareils mobiles qui nous suivent partout nous permettant de texter, d’envoyer des courriels et d’appeler qui nous voulons quand nous voulons.

Cependant, cette communication est-elle réellement efficace? Combien de fois vous est-il arrivé de discuter avec quelqu’un avec de réelles bonnes intentions et qu’en une fraction de seconde, la discussion vire à la dispute? Combien de fois avez-vous tenté de formuler quelque chose qui vous dérange pour qu’au final l’autre personne interprète mal vos propos?

Voir le monde tel que nous sommes

Si les communications ne sont pas toujours efficaces, c’est principalement attribuable à notre façon de percevoir la réalité. Dans le livre « Les 7 habitudes des gens hautement efficaces », Stephen Covey (décédé le 12 juillet 2012), expliquait que nous avons tous une façon très personnelle de percevoir la réalité. Alors que certaines personnes admettent voir le monde exactement tel qu’il est, l’auteur affirme qu’au contraire, nous ne voyons pas le monde tel qu’il est, mais bien tel que nous sommes. « Lorsque je pense, objectivement, voir le monde tel qu’il est, ce conditionnement m’impose déjà des limites » car nous croyons que notre perception est juste et que celle des autres est fausse.

Seuls ceux qui ont l’humilité de reconnaître voir le monde tel qu’ils sont peuvent voir leur propre limite et ainsi développer leur curiosité d’aller vers l’autre et de développer le dialogue, afin de mieux comprendre leur perception du monde. Plus on cherche à comprendre les autres, plus on en apprend plus sur la vie. Ainsi, en parlant de nos différences, nous prenons conscience de ce qui nous était alors inconnu, mais aussi, nous reconnaissons l’autre en tant qu’individu.

Une fois que nous reconnaissons les limites de notre perception de la réalité et que nous cherchons à comprendre l’autre, nous pouvons alors développer la confiance et la coopération à travers le dialogue.

Imaginez être dans une situation de conflit. Lorsque vous croyez voir le monde tel qu’il est, votre perception de la réalité est plutôt limitée, vous ne cherchez pas nécessairement à comprendre l’autre, sa situation, ni ses motivations. Vous pouvez l’accuser injustement et envenimer la discussion jusqu’au point où il n’y a pas de solution. Selon le schéma ci-haut des Niveaux de la communication tiré de l’ouvrage de Covey, l’auteur situe ce genre de situation comme étant perdant/perdant. Le niveau de coopération et de confiance est assez bas.

Imaginez maintenant reconnaître les limites de votre perception et chercher à comprendre l’autre. Grâce à la coopération et à la confiance, vous apportez votre solution, l’autre apporte la sienne et en discutant, arrivez à un compromis où chacun perd un peu et gagne un peu. Personne n’est entièrement satisfait du compromis trouvé, mais tout le monde y gagne un peu.

La synergie

Lorsque deux ou plusieurs personnes cherchent une solution à une problématique et que ces personnes parlent avec courage et affrontent leur vérité, chacun se sent en mesure d’exprimer sa crainte. Ainsi, s’installe un niveau de compréhension mutuel inespéré. Parce que ce qu’il y a de plus personnel est ce qu’il y a de plus commun, plus vous êtes sincères sur vos sentiments et vos doutes, plus vos interlocuteurs seront touchés et interpelés par ce que vous exprimez. À ce moment, ils se trouvent suffisamment en sécurité pour s’ouvrir à leur tour et exprimer leurs craintes. De cette façon, chacun comprend l’autre à un niveau beaucoup plus profond, comprend ses craintes, ses attentes et ses espérances.

Grâce à ce niveau de compréhension supérieur, basé sur une réelle coopération et où la confiance est absolue, une communication synergique s’installe. La communication s’enchaîne alors comme une réaction en chaîne qui s’auto-entretient. Chacun échange son point de vue, certains parlent sans finir leur phrase et pourtant tout le monde comprend, les participants pensent à haute voix et sautent d’une idée à l’autre. Bref, les échanges deviennent plus sincères et plus profonds, tous apprécient les différences des autres et tous les participants prennent un réel plaisir à interagir.

Lorsque cette atmosphère est alors installée, la communication devient réellement ouverte, créative et est propice à laisser émerger des résultats extraordinaires. Lorsqu’ils se comprennent, les participants d’une telle discussion peuvent alors regarder pour une nouvelle option, une solution qui convienne à tous et qui soit meilleure que celles qui étaient proposées séparément. Cette étape, qui demande une réelle ouverture d’esprit, est la recherche d’une victoire commune ou tout le monde est gagnant. Cette nouvelle solution est bien plus qu’un compromis, elle est le résultat de leur synergie. Leur relation n’est plus une transaction, mais une transformation.

Au final, la communication synergique catalyse, unifie et libère le potentiel de chacun. Les rapports de deux parties constituent en eux-mêmes une troisième partie plus puissante. L’ensemble devient alors plus important que la somme de ses parties et la combinaison des possibilités aboutit à un plus grand résultat. La synergie est un modèle tourné vers la collaboration, la coopération et l’entraide. Peut-être pourrait-elle créer un nouveau modèle pour les générations à venir…

Source : COVEY, Stephen. 7 habitudes des gens hautement efficaces. 1996. Éditions FIRST. 318 p.

Le pardon…

Vous avez certainement compris que la vie n’est pas rose et que les souffrances ne peuvent être toutes évitées simplement puisqu’elles ont leur raison d’être dans votre vie… Aussi souffrante soient-elles dans le plan de votre vie, elles sont là pour vous…, pour vous aider à évoluer, à vous libérer, à vous aider à comprendre d’autres personnes, à vous retrouver, etc. Tous les êtres humains vivent des difficultés, des souffrances, des peines… Personne n’est à l’abri de cette dualité. Vous pouvez également choisir de vous rappeler qu’il y a de la joie, de l’amour, du pardon, de l’entraide, de la compassion, de la lumière au bout de votre chemin…

Lorsque le pardon est difficile à offrir et à s’offrir, rappelez-vous des moments de joie, de bonheur, d’amour, et, petit à petit, ces moments grandiront et graduellement, ils ouvriront votre cœur. Ceci vous offrira la possibilité de devenir plus que la souffrance, la peur, l’irritation, la colère, l’amertume accumulée, etc. Par la suite, avec le cœur rempli et ouvert par les beaux moments, vous pourrez pardonner. Vous aurez plus de lumière en vous qui permettra à la douleur de guérir. Le pardon peut se faire à différents niveaux, soit via :

  • le mental : l’analyse, la compréhension;
  • l’émotionnel : en s’ouvrant à ce qui vibre en nous et en accueillant ce que l’on porte en soi;
  • le physique : en acceptant notre corps tel qui l’est;
  • le spirituel : en accueillant notre chemin et ce qui se présente à nous.

Lorsque vous désirez aller voir ces différentes facettes pour mieux comprendre, car tel est votre plan de vie, allez-y! Rappelez-vous d’une chose… le présent! Le présent est tout ce qui compte, l’ici et maintenant. Lorsque vous revenez au présent, votre passé n’existe plus, seulement l’instant du maintenant. Votre passé perd son pouvoir sur vous, et vous vous libérez de lui. Votre présent est maintenant votre force. Vous êtes libre d’être complètement vous dans vos couleurs du moment.

Plus votre attention est portée sur une perception (peu importe ce qu’elle est), plus cette perception prendra de l’ampleur. Lorsque vous portez votre attention sur de l’irritation par exemple, et que vous vous ouvrez à elle, que vous en parlez, y pensez… plus vous la nourrissez et plus elle sera « vivante ». Elle est présente pour une raison, et c’est à vous d’en découvrir la raison. Fort possible qu’elle est là pour vous signaler que quelque chose doit changer ou une prise de conscience est sur le point de se faire. Si cette étape de découverte est difficile pour vous, prenez le temps d’écrire dans un cahier et écrivez ce que vous vivez, ressentez et laissez-vous aller librement dans l’écriture. Soyez honnête envers vous-même. Avec du temps, cette irritation pourra être libérée avec l’écriture et votre perception pourra évoluer. Tout deviendra plus clair, une compréhension pourra dès lors être possible et vous pourrez prendre les mesures nécessaires pour passer à l’action. Vous serez plus calme, puisque vous aurez exprimé à travers l’écriture, ce qui s’était accumulé avec le temps. Vous vous permettez d’être vous dans l’instant où vous l’écrivez. Vous vous permettez de vous accueillir, de faire face à votre intérieur. Vous vous offrez un cadeau de vous libérer, de vous aimer, de vous choisir, de reprendre contrôle sur votre vie, et sur ce que vous pouvez contrôler. Il y a une balance dans tout, et ce qui est difficile pour un humain, c’est de trouver sa propre balance. La balance est unique à chacun selon le plan de vie et c’est à vous de trouver votre balance. Vous avez choisi de vous réincarner ainsi que vos défis de vie, vos leçons de vie, etc. Maintenant, reprenez-vous, regardez-vous en face et revenez à l’intérieur de vous. Soyez comme l’arbre bien enraciné dans la tempête. Revenez en votre centre pour trouver la réponse et combler votre intérieur.

écrit intuitif de Cindy Alain-Loiselle, médium enseignante le 4 avril 2013

tel : 819-209-5088

www.coachmedium.ca

Créer, c’est se sentir vivant!

La créativité, c’est la vie! Regar­dons la nature : il y a une impressionnante force créatrice qui infuse toutes formes de vie. La vie, en nous et tout autour de nous est pure énergie créatrice. S’ouvrir à notre pouvoir créateur, c’est s’offrir une grande permission de joie et de bien-être, car créer, c’est se sentir pleinement vivant!

Oups! Peut-être que déjà le mot « créativité » a fait surgir le critique intérieur, cette petite voix qui vient saboter nos initiatives de créativité : « mais tu n’étais pas bonne en composition… tu ne sais même pas dessiner… tu n’as pas quelque chose de plus important à faire? »  

Nous pouvons alors tous ignorer et faire un pied de nez à ces gens bien intentionnés (professeurs, familles et amis) qui ont découragé nos beaux élans de créativité d’enfants. C’est en fait toute notre société qui a contribué à la répression de notre créativité, et les conséquences se retrouvent dans nos dépressions, notre perte de sens et nos difficultés à vivre ensemble. Heureusement, on n’a qu’intimidé notre créativité, c’est tout. Rassurons-nous : notre artiste intérieur demeure toujours intact dans notre vraie nature, attendant patiemment notre attention. 

Il y a dans l’acte de créer une sensation exaltante que nous connaissons tous. Rien d’étonnant qu’en cette ère de développement personnel, la créativité gagne en popularité. En créant, nous sortons de l’avoir et entrons dans l’être. Le retour à la joie de créer nous sort de l’obsession de la consommation et nous permet d’entrer dans l’espace de la création. C’est un heureux changement de para­digme lorsque, par exemple, nous osons faire nos cartes d’anniversaires au lieu de les acheter. Photos, citations, collage d’images, poésie ou dessins, le cœur se réjouit d’exprimer son affection de multiples façons.

L’écriture offre une possibilité de connexion profonde à soi au moyen du journal quotidien où je laisse couler la plume sur le papier en continu pendant de nombreuses minutes sans ratures ni censure. L’écriture manuscrite dévoile ses secrets, car le cœur arrive alors à se dire spontanément avec la main qui écrit et ouvre des espaces profonds de révélation de soi. Aussi, écrire un poème sur ceux que l’on aime est un cadeau extrêmement touchant. Les possibilités d’écriture s’avèrent innombrables, tant que nous sortons des injonctions et retrouvons le plaisir des mots qui coulent de source. On n’écrit pas ce que l’on sait : on écrit pour savoir. 

Le dessin, quant à lui, peut être abordé tel une contemplation de l’autre forme de vie, créant ainsi une émouvante intimité. La main à nouveau connectée au cœur, l’invitation est de garder l’attention la plupart du temps sur l’objet que nous allons dessiner et non sur le papier. Que nous dessinions un visage, un élément de la nature ou un objet du quotidien, l’expérience vient modifier notre perception alors qu’apparaissent les détails de cette forme de vie. On découvre l’unique beauté de cette feuille de chêne. Son mystère pénètre alors le cœur et unit celui qui regarde à ce qui est regardé. 

Nous sommes tous sans exception des créatrices et des créateurs nés. Ce qui importe n’est pas tant le résultat que le processus, ce qui s’éveille en nous lorsque nous créons. Cette force créatrice qui sort de l’ombre tout innocemment en dessinant, en écrivant, en composant une chanson ou un bouquet de fleurs participe ensuite d’emblée à notre créativité existentielle. Nous allons alors nous surprendre à emprunter des sentiers insoupçonnés et à créer une vie qui nous ressemble remplie de sens. Notre immense pouvoir créateur est un cadeau divin qui attend d’être justement redonné au monde. La créativité est le génie de notre espèce et notre réponse immédiate à la beauté de la vie.

Vieillir sans rétrécir, est-ce possible?

Les divers stress de notre vie marquent notre corps en cau­sant, entre autres, un rétrécis­sement qui risque d’affecter mobilité, vitalité et perception de soi.

Vieillir a des conséquences sur la flexibilité, la motricité globale, la coordination, la force, l’équilibre, l’endurance et la dynamique vitale. 

Vous connaissez le proverbe anglais use it or loose it? Il signifie que moins on bouge, plus on perd notre mobilité. Il est donc important d’en prendre conscience et d’accueillir les transitions et les transformations inévitables avec compassion.

Une réalité hétérogène
Évidemment, nous ne vieillissons pas tous de la même manière. Le vieillissement dépend de notre hérédité et de nos habitudes de vie. Il dépend également de chaque individu, tant dans la perception de soi que dans la façon d’intérioriser les stéréotypes que véhicule la société à propos du corps vieillissant ou d’y résister.

Nous avons chacun une histoire de vie et des expériences très variées du mouvement, ce qui fait que les transformations se font à des rythmes différents chez chacun. En outre, la perception des changements corporels varie selon notre vision personnelle et la vision sociétale du vieillissement.

Deux visions opposées du vieillissement
La vision déterministe  repose sur des valeurs âgistes, c’est à dire sur des stéréotypes négatifs à propos de l’âge. Cette vision porte un regard négatif sur le vieillissement, se concentre sur les pertes avec une perception de cette étape de la vie comme une maladie incurable. 

Cette vision est très puissante dans l’inconscient collectif. Le discours normatif qu’elle engendre repose sur les valeurs du no pain no gain. Autrement dit, pour réussir, il faut se dépasser sans cesse et pousser sur soi pour avancer. Sans nier le plaisir de relever des défis, ce dépassement exige des forces qui ne sont plus au rendez-vous avec la même intensité. Elle colore la façon dont le corps est perçu et peut affecter le regard que nous portons sur nous-mêmes et avoir des conséquences sur l’estime de soi. 

Le rétrécissement de soi peut devenir synonyme de perte, d’échec, de honte et d’exclusion sociale. La vision normative d’un corps parfait, qui doit rester jeune et en santé, influence la perception de soi, nous maintient dans une image extérieure à soi pour laquelle il faut faire de nombreux efforts pour s’y conformer. Beaucoup d’énergie est ainsi mobilisée à maintenir l’apparence de la jeunesse. Et c’est toute une industrie qui influence cette vision et qui en profite. Cette dernière nuit, bien évidemment, à l’accueil de cette transition vers la maturité et de notre processus de transformation personnelle.

La vision développementale, quant à elle, repose sur des valeurs oppo­sées : quel que soit notre âge, nous pouvons toujours apprendre à changer, développer de nouvelles habitudes, diminuer les effets du rétrécissement et parfois le rendre réversible pour continuer à mordre dans la vie.

Vieillir est un processus qui commence dès la naissance. Notre façon de vivre et notre façon de penser ont créé des habitudes et influencent notre façon d’être au monde. Certaines seront utiles, d’autres vont être à l’origine de limitations. Et c’est normal! 

Les recherches en neurosciences ont démontré que notre cerveau est plastique, c’est à dire capable de réorganiser ses connexions en fonction de notre expérience. Ce qu’on a appris et ce qui nous a limité peut se désapprendre au profit de nouveaux apprentissages libérateurs, lesquels engendrent une nouvelle façon de bouger. Toute nouvelle expérience créatrice va créer des nouvelles connexions neuronales et enrichir notre mobilité avec un gain dans l’estime de soi et le sentiment de liberté. 

C’est une invitation à développer une conscience de notre corps, à diversifier nos expériences, à apprendre d’elles et à continuer à avancer dans la vie avec courage et curiosité malgré la fragilisation et un ralentissement physique.

Vieillir sans rétrécir aux possibilités infinies jusqu’à un âge avancé, qu’en pensez-vous?

Reprendre son pouvoir

Supposons que le monde soit responsable de ma paix inté­rieure… le bonheur ou le malheur dépendrait alors de celui-ci. En pareil cas, je serais dans un état de frayeur et d’impuissance sans répit, puisque tout change, tout le temps.

Reconnaître que ses pensées sont la seule cause de son état d’esprit est essentiel pour reprendre son pouvoir. Cause et effet ne peuvent être séparés ni différents. Contrôler les effets de ses pensées d’opposition, c’est manifester la volonté d’être victime et responsabiliser le monde pour son manque de paix. Ce système de pensée au cœur de tous les conflits alimente culpabilité et peur et fait tourner la roue du temps. Le bon usage du temps consiste à reconnaître l’amour, son héritage naturel, en acceptant d’abandonner ses résistances.

Chacun d’entre nous symbolise un infime fragment de la dualité de l’esprit dont le monde reflète la complexité. Les opposés ne seront jamais compatibles. Tenter de réconcilier l’amour et la peur est impossible  : en présence de l’un, l’autre disparaît. Toutefois, seul l’amour est réel. Je n’ai pas souvenir du début de la dualité de l’esprit, mais j’ai cons­cience des pensées d’opposition.

J’ai dit que tu n’avais que deux émotions, l’amour et la peur.* La perception de la souffrance, quelle que soit son apparence, reflète des pensées empreintes de peur projetées hors de l’esprit. La projection fait la perception.* De la même façon que personne n’est conscient que l’esprit projette ses rêves la nuit, nul n’est conscient qu’il observe ses projections, durant le jour.

Dans l’univers spatio-temporel, « le rêve », la souffrance est perceptible à cause des pensées qui la sous-tendent. Chacun est libre de garder les pensées qu’il choisit de croire, mais l’expérience démontre qu’une pensée aimante donne paix et joie. En revanche, une pensée sans amour crée un mal-être au-dedans reflété au-dehors. Reprendre son pouvoir consiste donc à abandonner les pensées qui s’opposent à sa paix d’esprit.

En éveillant sa conscience, ses relations se transforment de champs de bataille en classes de pardon. Auparavant, je défendais mes réactions égotiques projetées sur autrui, mais perçues faussement comme des attaques provenant de l’extérieur. Dorénavant, j’observe mes réactions sans y donner suite. Elles s’apaisent doucement. Voici le changement qu’apporte la perception vraie : ce qui était projeté au-dehors est vu au-dedans, et là le pardon le laisse disparaître.*

C’est la voie de la responsabilisation donnant paix et liberté. C’est simple, mais pas facile en raison de l’orgueil. Reconnaître ses projections, c’est admettre ses erreurs de jugement. Cet aveu demande humilité.

Les miracles m’ont démontré que le pardon rétablit ma paix intérieure, sans effort. Le véritable effort consiste à l’accepter, car le pardon menace l’ego qui ne peut survivre sans jugement. Mais plus je suis témoin de miracles, plus ma cons­cience s’éveille. À présent, le monde n’est plus le centre de mon intérêt. C’est ma paix d’esprit qui détient la première place. Tout en vaquant à mes activités quotidiennes, mon attention reste tournée vers l’intérieur observant les réactions de l’ego, sans jugement. C’est mon véritable pouvoir.

Quand la voix du jugement se tait, inévitablement, la paix se fait sentir révélant ma réalité spirituelle inaltérable. C’est ma sécurité absolue. Sans défense, l’amour du Soi inspire ma conscience pour mon plus grand bien et celui de tous. L’amour est la voie dans laquelle je marche avec gratitude.*

De tout cœur merci pour toute l’aide reçue.

*Extraits de Un cours en miracles

La nouvelle civilisation de l’ère du Verseau

L’ère du Verseau consistera en une nouvelle forme de civilisation qui n’a quasiment aucun point commun avec celle que nous connaissons actuellement. En voici quelques indications, non exhaustives, issues de mes recherches et de mes perceptions lors de séances de méditation. 

L’ère du Verseau fonctionnera très différemment de la nôtre, dans le sens où il n’existera plus ni race ni peuple. Les gens vivront ensemble, regroupés par affinités de famille spirituelle. Et dans tous les domai­nes, il y aura « collaboration », comme si deux civilisations étaient jumelées, unies : celle des êtres humains et celle des Anges. 

Les êtres humains vivront dans la fraternité. Aujourd’hui, force est de constater que nous en sommes loin. Nous développons plutôt l’individualité et, par conséquent, l’individualisme (qui en est la déviance, néanmoins nécessaire jusqu’à un certain point). Tant que nous ne nous connaissons pas assez, que nous ne savons pas ce que nous avons à faire sur la Terre et que nous ne nous engageons pas vraiment dans certaines missions où nous portons complètement ce que nous avons à faire, nous ne pouvons aller vers la fraternité.

Un groupe composé de personnes qui savent vraiment qui elles sont et ce qu’elles ont à faire sur Terre forme véritablement un « groupe fraternel ». Mais, pour en arriver là, il faut d’abord travailler sur soi afin d’apprendre à se connaître. De fait, pour faire partie d’un groupe de manière juste, il faut savoir ce que l’on a à donner, car un vrai groupe se fonde sur le partage de dons entre tous ses membres. La complémentarité ainsi obtenue empêchera toute compétition. 

Les entreprises n’auront rien à voir avec celles d’aujourd’hui, et le travail sera également totalement différent. En fait, dans une entreprise du futur, les êtres humains et les Anges travailleront, fabriqueront et créeront ensemble. Notre plus proche colla­borateur pourra très bien être un Ange. L’objectif sera fixé ensemble et sera atteint ensemble. Cela peut sembler fou, mais ce sera une réalité.

La nature sera très importante dans cette future civilisation. Actuellement, l’être humain, ou le scientifique qui travaille dans la nature, croit que la nature n’est qu’une « mécanique », donc il l’asservit.

Or, la nature n’est pas une chose : elle est constituée d’une multitude d’êtres vivants visibles et d’êtres vivants invisibles. Ainsi, lorsque l’être humain l’asservit, il fait en sorte que des milliards d’êtres vivants deviennent ses esclaves, sans même qu’il ne s’en rende compte…

À l’ère du Verseau, ce ne sera plus le cas : les humains travailleront en collaboration avec les Anges, ainsi que les êtres de la nature, qu’ils entendront et verront. Plutôt que de les asservir et de les réduire à l’esclavage inconsciemment, ils leur demande­ront conseil (comment s’occuper de certaines plantes, par exemple). Ils collaboreront vraiment avec eux, dans une totale entraide, ce qui permettra de développer de nouvelles sources d’énergies, impossibles à imaginer actuellement.

De même, le fonctionnement des machines du futur sera très différent. Nous n’aurons plus besoin d’appuyer sur un bouton pour leur mise en marche. Ce sera plutôt un rituel spécifique qui rendra la chose possible grâce à une force de pensée et à une vibration venant de nous.

Bien entendu, il ne s’agira pas de n’importe quelle pensée ou vibration : ce sera un bien, une vertu,une pensée d’amour ou d’espérance qui correspondra peut-être à une certaine forme symbolique.

Ces quelques exemples vous montrent que nous ne vivons pas encore dans l’ère du Verseau. Mais d’ici quelques siècles, nous nous rapprocherons de ce mode de fonctionnement. Et d’ici un petit millier d’années, nous le vivrons pleinement.

Surtout, ne l’oublions pas : c’est dès maintenant, dans cette vie, qu’il faut préparer l’ère du Verseau si nous voulons qu’elle existe vraiment.

Les enfants et l’hypnose ou l’hypnose familiale

Les enfants sont particulièrement réceptifs à l’hypnose. Cela fait en sorte que le travail thérapeutique avec eux se fait habituellement très bien. S’ils sont prédisposés à l’hypnose thérapeutique, ils le sont tout autant à une autre forme d’hypnose que tous utilisent sans même en être conscients, soit l’hypnose familiale. 

Mais, qu’est-ce donc que l’hypnose familiale? Tout d’abord, définissons l’hypnose. Antoine Bioy nous rappelle que chacun a pu faire l’expérience d’un roman dont la
lecture consciencieuse permet de nous évader, ou celle d’une suspension hors du temps à force de contempler le mouvement des vagues, etc. En bref, chacun a pu faire l’expérience d’un état de conscience modifiée (différent donc de l’état de veille habituel). L’état hypnotique est précisément ce moment de cons­cience où les choses sont perçues autrement. Il surenchérit en disant que l’hypnose permet, par un jeu attentionnel impliquant l’imaginaire des personnes, de revisi­ter la réalité et la façon dont elles la perçoivent. Ainsi, l’hypnose est un état de conscience modifié, différent de l’état de veille et du sommeil.

Plusieurs études en psychologie font état de l’impossibilité, chez les enfants de moins de 7 ou 8 ans, de distinguer la réalité de l’imaginaire. Solène Bourque (2010) nous rappelle que l’enfant de 3 à 6 ans se construit un univers où se mêlent réalité et imaginaire, et où se côtoient des personnages de toutes sortes, créés à partir de ses expériences réelles, ses rêves et ses désirs. C’est l’âge de la « pensée magique » où une prome­nade au parc peut se transformer en expédition dans une jungle peuplée d’animaux terrifiants. 

L’enfant voue une grande admiration aux adultes qui l’entourent et il les perçoit souvent comme des héros. Il aimerait leur ressembler, veut les imiter et faire les mêmes activités qu’eux. Avec ses amis, il joue « au papa et à la maman ». Il joue « à la vraie vie » et on perçoit souvent une similitude entre ses attitudes de jeux, et celles de ses parents dans la réalité. L’enfant console, réconforte ou réprimande souvent ses poupées et toutous de la même façon que ses propres parents le font avec lui. En fait, l’enfant admire et modélise ses parents. Il cherche à reproduire ce que disent et font les adultes significatifs autour de lui, et principalement ses parents.

Nous comprenons aisément que l’enfant accepte ce que ses parents disent. Il en va de même pour les paroles que les enfants entendent sur eux-mêmes. Pour l’enfant, si c’est papa ou maman qui le dit, alors c’est vrai. Un enfant qui a un tempé­rament plus actif et qui entend sa mère raconter à une amie comment il est tannant accepte cette idée et cela vient, en quelque sorte, forger l’identité de l’enfant.

Berger (2000) et Adams (1996) stipulent que l’identité est un processus dynamique, car elle consiste à la fois en l’identité que l’individu se crée et en l’identité que les autres lui attribuent. La conscience de soi des jeunes enfants se structure petit à petit dans leurs relations avec les autres, mais aussi selon les réactions des personnes de leur entourage. Leur connaissance de soi se transforme ainsi peu à peu en sentiment d’identité à partir duquel ils vont se reconnaître et développer leur estime de soi.

C’est ainsi que ce que disent les parents à propos de leur enfant contribue à construire l’identité même de ce dernier. L’enfant qui entend sa mère ou son père dire qu’il est tannant accepte cette idée. Imaginez maintenant le scénario suivant : le père raconte à un ami le comportement de l’enfant en disant qu’il est tannant et termine son discours en disant à l’enfant : « C’est vrai, n’est-ce pas que tu es tannant! ». Non seulement l’enfant entend qu’il est tannant, mais en plus, il doit le corroborer. Alors, cette perception du parent se transforme en réalité pour l’enfant. Lorsque je parle « d’hypnose familiale », je parle de ce phénomène suggestif envers une personne réceptive en raison de son état de conscience modifié. Il est très important de distinguer le comportement de l’identité de l’enfant. Dire à un enfant que le geste posé est inadéquat est très différent de lui dire que « lui » est inadéquat. L’incidence sur la construction de son identité et de son estime de soi est également très différente.

Voie directe de libération

Comme la paix est de l’esprit, toute réconciliation ne peut survenir qu’à ce niveau. Malgré les multiples conflits apparents, chacun d’entre eux représente une seule cause. Quelle que soit l’apparence, un conflit symbolise avant toute chose une idée d’opposition.

L’Esprit est Amour. Toute expression de non-amour, sous n’importe quelle forme, reflète une résistance au Divin Amour, car le souhait fondamental de l’ego est de remplacer Dieu. Toute trace de culpabilité, indépendamment des apparences, dépend de ce désir oublié, profondément enfoui dans l’inconscient.

À cause de l’oubli, chacun ressent la culpabilité et la peur, ignorant leur origine. Au sein des familles, le jeu de culpabilisation entre en scène dès la tendre enfance, car la culpabilité demande punition. Pour se défendre contre la peur d’être puni, chacun cherche à responsabiliser quelqu’un d’autre à sa place. Ce système de pensée, projeté dans ses relations, renforce la culpabilité et la peur du futur. De toute évidence, ce mécanisme de défense ne peut qu’envenimer les relations, multipliant les conflits incessamment.

Mais quand l’amour du Soi inspire l’Esprit à la suite d’une prière, personne n’est jugée ni exclue, car les corps sont neutres, dans le sens où les corps suivent l’esprit juste [amour] ou l’esprit faux [peur] qui les dirige. Le corps est un mécanisme d’apprentissage pour l’esprit qui se croit séparé de ses projections.

Juger quelqu’un, c’est projeter sur un corps les effets de la culpabilité inconsciente : peur, anxiété, insécurité, dépression, doute, etc. La projection de la culpabilité ne la fait pas disparaître, mais la renforce et renforce l’ego qui dépend de cette défense puisque l’ego ne peut survivre sans jugement. Culpabilité et jugement ne peuvent exister l’un sans l’autre. Comme la culpabilité est le fondement de la race humaine, impulsivement, chaque individu juge quelqu’un ou quelque chose.

À l’inverse, le Soi ne juge jamais les conséquences de pensées qui rejettent Son amour, sachant que tout ce qui n’est pas aimant est un appel à l’aide et à la guérison. Or, la solution à toute forme de conflit est le non-jugement. Le véritable pardon est non-jugement. Quand la conscience s’abstient de juger, elle est spontanément inspirée par l’amour du Soi. Il n’y a pas d’autre option, car le Divin Esprit est Amour.

Le vrai et le faux ne peuvent coexister en même temps. C’est l’un ou l’autre. S’opposer à la réalité ne peut la changer, mais fait paraître réelles des erreurs de pensée (oppositions). Par exemple, toute forme de souffrance symbolise une résistance à l’amour de soi. Le monde n’est pas cause de souffrances, mais le reflet extérieur des résistances de l’esprit faux de l’ego. Les idées ne quittent pas leur source. Tout survient dans l’esprit. Tout se dissout en lui.

En suivant la voie du pardon (non-jugement), là où la haine est perçue, l’amour apparaît, reflétant son changement d’esprit. C’est le miracle. Changer d’esprit signifie le mettre à la disposition de la véritable Autorité. Le pardon corrige les fausses perceptions, projections de l’ego, laissant entrevoir l’impeccable amour de Soi uni au Créateur.

Observer les réactions de l’ego sans jugement incite la conscience à abandonner ses résistances. La façon est simple. Au lieu de donner suite aux défenses de l’ego, on peut prendre du recul. Dans ce renoncement à l’attaque, l’esprit uni à l’amour du Soi reste en paix, indépendamment des événements. C’est la voie directe de libération, sans intermédiaire.

De tout cœur, merci pour l’Aide reçue. Namasté.

La complicité du corps et de l’esprit

En programmation neuro-linguistique, nous partons de l’idée que le corps et l’esprit (les pensées, les émotions) s’influencent l’un l’autre et forment un tout.

Mais qu’est-ce que cela signifie dans les faits? Doit-on se sentir coupable lorsque l’on manque de vitalité, qu’on attrape un rhume ou si l’on fait l’expérience de la maladie?

Face aux défis de la vie quotidienne, garder une bonne santé mentale et physique peut paraître un défi.

Une chose à la fois. Commençons par le corps qui influence l’esprit.

Comment nourrissez-vous votre corps? Que buvez-vous, en quelle quantité? Respectez-vous vos heures de sommeil? Prenez-vous régulièrement un bol d’air frais et une dose de soleil? Faites-vous bouger votre corps? Et qu’en est-il de votre sexualité?

Vous le savez déjà : un manque ou un excès pour l’une de ces questions influence votre état d’esprit. Vos idées se font moins claires, vous manquez de motivation, vous êtes facilement irritable, votre créativité est au plus bas, votre moral baisse, etc.

Le plus magnifique des projets est de garder votre corps plein de vitalité au quotidien. Un défi autant qu’une responsabilité!

Poursuivons avec l’esprit qui influence le corps.

Ce qui se passe entre vos deux oreilles ne passe pas inaperçu dans votre corps. Le flot de vos pensées influence votre flux d’énergie. Autrement dit, vos émotions s’expriment à travers votre corps. Vous avez sûrement déjà eu des sueurs froides, le cœur qui bat la chamade ou le ventre qui se noue.

Mais contrairement à ce que bien des gens croient, les émotions elles-mêmes ne sont ni positives ni négatives. C’est l’intensité que l’on donne à une émotion qui la transforme en sentiment.

Prenons, par exemple, la colère. Quelqu’un a, selon vous, dépassé les bornes. Vous sentez la moutarde vous monter au nez.

Scénario 1 : Vous êtes attentif à vous-même et vous avez l’humour nécessaire pour remettre gentiment la personne à sa place? Vous en riez ensemble? Bravo!

Ou peut-être avez-vous été pris de court et n’aviez pas les moyens de bien réagir. Mais vous y réfléchissez à tête reposée, vous relativisez la situation et vous vous promettez de corriger la situation à la prochaine occasion. Vous poursuivez votre journée le cœur léger et le corps plein de vitalité.

Dans ces deux façons de répondre, la colère est loin d’être négative, car elle a joué son vrai rôle : connaître vos limites et les exprimer.

Scénario 2 : Pour éviter un conflit, vous ne réagissez pas et faites comme si tout était normal alors que dans les faits, vous êtes furieux. Ou encore, vous avez essayé d’exprimer votre mécontentement, mais la personne n’a rien voulu entendre. La journée passe, vous ruminez des pensées négatives, et votre colère s’intensifie et se transforme en rancune. Vous passez la journée sans entrain, vous manquez d’énergie pour accomplir vos tâches et vous vous couchez fatigué.

Dans ce scénario 2, la rancune puise une énergie considérable dans le corps et l’épuise. À la longue, une accumulation de sentiments négatifs finit par ronger le corps et le rendre malade.

La bonne nouvelle, c’est qu’à tout moment, vous pouvez transformer vos pensées et changer vos perceptions.

Quand vous vous sentez irrité ou triste face à une situation ou à une relation, prenez le temps de vous poser, de vous déposer à l’intérieur de vous. Prenez de profondes respirations jusqu’à retrouver un équilibre corps esprit. Dans cet état paisible, posez-vous la question : quelle serait une meilleure façon de réagir pour moi?

Ou encore faites une activité physique intense. Partagez ce qui vous arrive avec un ami de confiance ou parlez à une personne ressource.

En bref, en surveillant vos pensées et en faisant de votre corps un allié, vous vous donnez les moyens de vous garder en bonne santé.

La quête de la vérité

La quête de la vérité n’est que l’honnête recherche de tout ce qui interfère avec la vérité. La vérité est. Elle ne peut être ni perdue ni cherchée ni trouvée. Elle est là où que tu sois, étant au-dedans de toi (T.307)*.

N’ayant rien à défendre, la vérité reste en paix. Or, les défenses pour la paix sur terre n’ont jamais cessé. Les conflits au sein des familles, entre amis, collègues, voisins ou nations démontrent indéniablement que dans toutes les sphères de la société, la vérité est contestée.

Toute forme de conflit, indépendamment des circonstances, symbolise­ une résistance à aimer. Et rien d’autre.­ L’Esprit est amour. Ses pensées sont également aimantes pour tous, sans exception. Mais quand son amour est nié, inévitablement, la peur prend sa place. Tout comme un enfant qui perd de vue ses parents dans une foule : c’est la panique. Métaphoriquement, nous sommes cet enfant perdu dans un monde impitoyable. Mais rien n’est à juger, car le mélodrame humain symbolise un cauchemar duquel chacun s’éveillera avec l’aide de l’amour au dedans.

En explorant l’histoire de l’humanité, l’évidence saute aux yeux : c’est la peur qui dirige la conscience humaine. Quelles que soient les croyances, les cultures, les races, les couleurs des hommes et des femmes, tous ont peur de quelque chose.

Depuis le début de l’aventure humaine, pour contrer la peur, des défenses ont été inventées. Et les pensées de peur continuent de se manifester sous de multiples formes. Par exemple, quand la cause d’un symptôme de maladie est contrôlée en laboratoire, un autre apparaît sous une autre forme. Maintenir l’attention sur les effets de la peur la renforce. Il est inutile de s’enfer­mer à clé, de contrôler son corps ou celui des autres, de renforcer les lois pour maintenir l’ordre si la peur est présente dans l’esprit. Elle se manifestera encore et sous d’autres formes.

L’objectif de sa naissance n’est pas de faire des besoins d’un corps temporel sa réalité sans les négliger pour autant. L’esprit est sa réalité intemporelle. Le but est d’éveiller sa conscience en regardant tous les blocages (culpabilité, peur, jugement, jalousie, haine, angoisse, inquiétude, doute, orgueil, etc.) qui empêchent de ressentir l’amour, son héritage divin. Se défaire des effets de sa résistance à la vérité constitue sa principale fonction. Tout le reste suit sans effort.

Le divin amour inspire la conscience humaine à pardonner les effets du non-amour puisque les souffrances voilent la vérité inchangée en chacun. En s’abstenant de juger, d’attaquer, de défendre ou de sauver l’ego mis de côté, la conscience, unie à la véri­té, est libre de s’éveiller en douceur.

Le pardon corrige dans le présent les fausses perceptions liées au passé. C’est le miracle. La correction de la perception survient quand la cons­cience choisit de pardonner les réactions de l’esprit faux de l’ego. Mais la patience est de mise, car le processus prend du temps en raison de la mémoire stockée dans l’inconscient. L’inconscient est comme l’iceberg; sa plus grande surface reste cachée. La vérité ne peut être qu’expérimentée. Elle ne peut être décrite ni expliquée (T.161)*.

Rien ne manque sur la voie qui mène à la vérité. Rien ne manque sur la voie qui s’en éloigne. Mais leurs résultats sont en tous points opposés.

Je rends grâce pour toute l’aide reçue.

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*Les passages en italiques sont des extraits du livre Un cours en miracles.