Les cailloux – Gestion du temps et des priorités

Un jour, un vieux professeur de l’école nationale d’administration publique est invité pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n’avait donc qu’une heure pour « passer sa matière ».

Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : « Nous allons réaliser une expérience ». De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Mason d’un gallon (pot de verre de plus de 4 litres) qu’il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut possible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : « Est-ce que ce pot est plein? ». Tous répondirent : « Oui ».

Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment? ». Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux… jusqu’au fond du pot.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : « Est-ce que ce pot est plein? ». Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L’un d’eux répondit : « Probablement pas! ». « Bien! » répondit le vieux prof. Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda : « Est-ce que ce pot est plein? ». Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent : « Non! ». « Bien! » répondit le vieux prof.

Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience? ». Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet du cours, répondit : « Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ». « Non » répondit le vieux prof. « Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite ». Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors : « Quels sont les gros cailloux dans votre vie? ».
« Votre santé? »
« Votre famille? »
« Vos amis? »
« Réaliser vos rêves? »
« Faire ce que vous aimez? »
« Apprendre? »
« Défendre une cause? »
« Relaxer? »
« Prendre du temps…? »
« Ou… toute autre chose? »

« Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses gros cailloux en premier dans sa vie, sinon on risque de passer à côté de l’essentiel. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie .» Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-mêmes la question : « Quels sont les gros cailloux dans ma vie? »

« Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot .» D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

Source inconnue

Se lier aux arbres

Connaître les arbres. Être en contact avec la nature. Jouir davantage de la vie. Protéger l’environnement. Aimer nos arbres. Être créatif.

Je rêve d’un vaste continent d’arbres et d’anciennes forêts primitives où les érables sont si opulents qu’il faudrait une chaîne de personnes pur en faire le tour, où les pruches du Canada se tiennent aussi noblement que des rois et où les pins blancs s’imposent comme des grands géants. Cette forêt est sombre et fraîche, mais toutefois pénétrée de rayons de soleil qui illuminent le merveilleux tapis qui la recouvre. Je rêve de retrouver l’Outaouais et la vallée d’Ottawa comme ils existaient jadis.

Aujourd’hui, les anciennes forêts ont fait place à des fermes et des villes. Le bois fût utilisé pour nos maisons, nos bateaux et notre papier. Mais il y a toujours espoir! Le parc de la Gatineau est vigoureux et protégé. Nous contemplons aussi de merveilleux arbres le long des chemins. Nous avons la chance d’avoir l’Arboretum, près du lac Dow à Ottawa où nous pouvons marcher et identifier plus de 2 000 différentes espèces d’arbres et leurs variantes, un endroit propice pour partager un pique-nique entre amis.

Notre maison est entourée de merveilleux chênes d’environ 200 ans, ainsi qu’un énorme érable noir. Ils sont littéralement les gardiens de notre espace. Ils enveloppent notre demeure de beauté et ils nous offrent l’ombre désirée. Chaque arbre apporte un cadeau spécial. Les chênes sont forts et l’érable noir me parle de courage. Chacun d’eux m’inspire. J’admire leur forme, le contour des feuilles et la texture de l’écorce. Même en hiver, dépouillés de leurs feuilles, leur présence me touche. Je reconnais en eux le cycle de la vie. Au printemps, j’anticipe la floraison et les premières feuilles. Leur éveillement reflète la mienne. L’été nous amène de riches nuances de vert, des couleurs fraîches et une danse de lumière au coucher du soleil.

L’an dernier, les écureuils et les ratons-laveurs se sont régalés d’un festin de glands. Ceux-ci s’amusaient à secouer les branches et faire tomber une pluie de glands sur nos têtes.

Ce sont les arbres de mes rêves, tout comme les poèmes qui enjolivent notre vie. Aussi souvent qu’il m’est possible, j’essaie de les écouter et les sentir. Lors de moments de silence, on dirait qu’ils chuchotent, qu’ils me charment de leur magie. J’entends beaucoup plus que la chanson des feuilles, mais j’entends le silence, la beauté et le calme. Ils deviennent ainsi mes compagnons de voyage, partageant notre planète. Ils sont mes amis.

Mieux connaître nos arbres est important si nous désirons participer plus activement à une approche écologique, protégeant notre héritage naturel. Identifier les arbres qui nous entourent est une bonne façon de débuter. Il existe plusieurs bons guides pour nous aider, entre autres, « Les arbres du Canada » par Farrar.

Le rôle des arbres dans l’histoire humaine m’intéresse beaucoup. Lorsque, par exemple, nos civilisations fleurissaient alors qu’elles étaient entourées de forêts abondantes pour finalement tomber à cause de la pénurie de bois pour le carburant, pour bâtir des bateaux et pour fabriquer des armes. Par le fait même, ces civilisations ont perdu leur base d’agriculture. Les terrains jadis fertiles, ne pouvaient plus retenir la terre, une fois les forêts dénudées.

Il existe aussi des légendes et des mythes merveilleux sur les arbres que l’on retrouve dans plusieurs cultures dans le monde, incluant les aborigènes de l’Amérique du Nord. Un peu partout, les arbres sont reliés à des événements sacrés : l’éveillement de Bouddha sous l’arbre de Bodhi. Dans la bible, Moïse rencontre Dieu devant le buisson ardent. J’aimerais connaître davantage l’utilisation moderne multiple de nos arbres, allant de la nourriture à la médecine et aux vêtements. Certains ingénieurs et architectes ont même étudié la structure incroyablement forte des arbres et leur adaptation pour le dessin de structures d’édifices.

Dans mes temps de loisir, j’aime dessiner ou peindre une scène avec des arbres. Il n’est nullement nécessaire d’être un grand artiste pour prendre un pinceau, ni d’être poète pour écrire quelques vers. Photographier les arbres est une autre bonne excuse pour prendre le temps de bien les voir. Au fil des saisons, une abondante variation de textures, de formes, de structures et de couleurs s’offre à nous comme sujets idéaux. J’aime photographier différents angles, incluant les profils des fleurs, des bourgeons, des feuilles et des écorces ainsi que les vues d’ensemble de la structure de l’arbre. L’utilisation d’une simple caméra automatique peut très bien accomplir le travail. On peut toutefois s’aventurer dans l’achat d’équipement plus sophistiqué, spécialement créé pour la photographie de la nature.

Pour prendre de bonnes photos, il vaut mieux prendre le temps d’étudier et composer avec notre sujet attentivement.

Faut-il mentionner que les moments les plus précieux sont lorsque nous prenons simplement le temps d’être en nature et avec la nature?

Un peu de temps en forêt ou dans un parc me permet de me ressourcer. Je m’assois en silence et, dans un moment très profond, je laisse les arbres m’imprégner et me nourrir de leur force et grâce.

Une porte vers un espace sacré

« Les barreaux sont à l’intérieur de moi », ai-je entendu dire dans les ateliers d’art-thérapie que j’offre à des femmes incarcérées.

Le fait que 80 % ont été marquées par l’abus, la perte ou l’abandon donne du relief à cette constatation. Plusieurs sources confirment que parmi les effets à long terme de ces traumatismes figure un sentiment d’impuissance. On peut comprendre que ce sentiment soit exacerbé par un régime de vie impliquant une surveillance constante et des restrictions imposées sur les activités, les déplacements, les fréquentations ainsi que sur l’expression des opinions et des sentiments. Malgré que bien des femmes en détention perçoivent la prison comme un lieu hostile et stérile, certaines profitent de leur séjour pour chercher à reprendre le contrôle de leur vie.

Dans ma propre vie, les expériences qui m’ont d’abord semblées pénibles sont devenues le moteur d’une transformation positive. Au cœur de ce processus se trouve la capacité d’accéder à ce que j’appelle un espace sacré. J’accède à cet espace par des actes qui engagent tout mon être, comme la contemplation, la méditation et la création dont la pratique m’expose à mes désirs les plus profonds. Dans cet espace intérieur, j’ai pris conscience de ma valeur intrinsèque et trouvé le pouvoir d’influencer le cours des choses. Ainsi, pour mon travail auprès des femmes incarcérées, je suis partie de l’idée que l’art-thérapie pourrait les mener vers un espace sacré apte à révéler leur potentiel et à les mettre en contact avec un sentiment de maîtrise. Cela peut sembler paradoxal. Comment un espace voué à l’emprisonnement pourrait-il s’ouvrir sur un espace sacré? Et comment les femmes incarcérées pourraient-elles développer un sentiment de pouvoir personnel à même un lieu où elles sont assujetties à l’autorité?

Pour répondre à ces questions, il faut savoir que les ateliers d’art-thérapie permettent une grande liberté d’action. Il ne faut pas penser que cela se traduit par un « free for all »! Au contraire, j’installe des paramètres clairs basés sur les notions de respect et de confidentialité, mais ce cadre est tempéré par l’opportunité de se livrer sans avoir peur d’être jugée. Le côté ludique des arts favorise cette suspension du jugement et permet de renouer avec l’enthousiasme et la passion, des sensations parfois difficiles à contacter quand on est en détention. L’éventail de couleurs, de textures, d’odeurs et le joyeux désordre qui se déploie durant l’atelier contribuent à stimuler cette énergie créatrice et à pallier à la stérilité d’un lieu institutionnel. Au-delà du sentiment de liberté favorisé par les rapports égalitaires et l’occasion de prendre des initiatives, il existe cet espace imaginaire illimité auquel les participantes peuvent accéder par le biais de la création. L’art permet un contact intime avec des dimensions qui échappent normalement à notre conscience, qu’il s’agisse d’un monde de rêves ou de fantasmes, de l’inconscient ou de la sphère mystique. L’historien d’art René Huygue (1980) explique que l’artiste enfreint les limites où « le temps et l’espace l’enferment » pour trouver un débouché vers « une expansion qui fasse éclater sa condition d’individu, restreinte et éphémère ». Bien sûr, la profondeur de l’expérience vécue par l’artiste dépend du degré de son engagement et de son investissement. D’après mes observations, les femmes incarcérées découvrent généralement que l’expression artistique peut servir d’exutoire pour des émotions troublantes; dissiper l’anxiété et induire un sentiment de paix; rehausser l’estime de soi et susciter un sentiment de fierté.

Un extrait d’une séance d’art-thérapie avec Maryse (un pseudonyme) illustre le pouvoir transformateur de la création. Dans sa première mouture, une peinture de sa silhouette lui inspire de l’aversion. Il faut dire que l’application d’un pastel noir a créé un effet non voulu de barreaux de prison. « J’t’en prison » dit-elle, une constatation qui l’amène à travailler avec vigueur pour couvrir le fond de couleurs chaudes. Alors que les barreaux lui faisaient penser à « un monde un peu violent », le résultat final lui semble « moelleux, confortable ». Le losange en filigrane est « un espace par en dedans (…) qui vient me réconforter », explique-t-elle. Elle semble fière d’avoir bravé sa peur du rejet. « J’ai arrêté de me juger, précise-t-elle. Je m’suis dit, ben c’est comme ça que j’suis et si c’est laid, ben, si c’est pas correct, j’fais la même chose pareil et c’est pour ça là que j’ai de l’énergie, j’suis calme. »

En résumé, l’art-thérapie permet d’accéder à un espace de non-jugement au sein duquel on peut jongler – dans un esprit de jeu – avec ce qui intrigue, émerveille ou dérange et ainsi développer un sentiment de pouvoir personnel. J’y plonge et replonge dans le cadre de ma propre pratique artistique et aussi par le biais du rituel et de la méditation, mais quel privilège d’y pénétrer en plus dans le cadre de mon travail auprès des femmes qui sont incarcérées!

Réf. : Huyghe, R. (1960). L’Art et l’âme. Paris: Flammarion.

L’interprétation des rêves

Les rêves nocturnes font partie de notre vie depuis la nuit des temps, et s’ils ont traversé autant de milliers d’années, c’est qu’ils ont sûrement une certaine importance bien qu’il y ait des gens qui disent ne jamais rêver. Eh bien, ça n’existe pas des gens qui ne rêvent pas. Il faut plutôt dire que ces personnes ne se rappellent pas de leurs rêves, car tout le monde rêve. Des recherches en laboratoire l’ont prouvé. D’ailleurs, lorsqu’on empêche une personne de rêver, il s’ensuit des troubles de comportement, voire de santé. On peut alors dire que les rêves jouent un rôle d’équilibre de la psyché humaine. Les rêves sont en quelque sorte une soupape de sécurité qui permettent au rêveur de libérer le trop-plein. Mais ça ne s’arrête pas là.

Les rêves se manifestent généralement à la toute première étape du sommeil qu’on appelle aussi le sommeil paradoxal. Le cerveau émet alors des ondes alpha. C’est l’étape du sommeil la plus rapprochée de l’état d’éveil. Puis, le dormeur s’enfonce dans un sommeil de plus en plus profond. Il passe de la phase -1-, puis descend en -2-, et en -3- jusqu’au stade -4-, le sommeil profond, l’étape du sommeil où le dormeur récupère le plus. Et il remonte (si on peut dire ainsi) jusqu’à l’étape -1-. Un cycle (1-2-3-4-3-2-1) peut varier de 10 minutes à plus d’une heure. Ça dépend du degré de fatigue physique, mentale ou émotive de la personne. On peut donc conclure qu’il y a plusieurs cycles dans une nuit de sommeil de 7 ou 8 heures et que le dormeur passera plusieurs fois par la phase -1-, l’étape des rêves. Les rêves qu’on fait dans les premières heures du sommeil sont généralement de très courte durée, le corps cherchant à retourner le plus tôt possible en sommeil profond afin de récupérer davantage. On se souvient plus facilement des rêves qui se manifestent le matin lorsque le corps s’est reposé. Ceci-sous-entend que lorsque le réveille-matin vous tire du sommeil et que vous n’avez pas souvenir d’un rêve, c’est parce que vous vous trouvez alors dans un autre stade de sommeil que la phase -1-. Votre corps a besoin de continuer sa récupération.

À part l’état de profonde fatigue du dormeur, il y a d’autres raisons qui expliquent qu’un individu ne se souvienne pas de ses rêves et très souvent, c’est parce qu’il ne veut tout simplement pas s’en rappeler. Il ne croit pas à leur importance, aux multiples fonctions du rêve. Il existe certaines personnes qui se sentent menacées par l’absence de contrôle qui est propre au sommeil alors qu’on est sourd, aveugle, paralysé, soit prisonnier de son corps. Ce n’est pas un défaut, c’est un mécanisme de défense. Autre raison : ce que le dormeur consomme. L’alcool et les médicaments ont une influence sur la chimie du cerveau et par conséquent sur les cycles du sommeil. Puis il y a le fait que l’individu n’a pas besoin de se rappeler de ses rêves. Son cheminement personnel lui donne une pause. À certaines étapes de la vie, l’esprit et le corps demandent un temps de répit, ce qui est très sain en soi. Il y a donc plusieurs raisons qui expliquent qu’on ne se souvienne pas de ses rêves.

Il existe divers outils qui permettent à un individu de s’entraîner à rêver et le plus simple de tous (qui se veut en même temps le plus accessible) est de s’allouer un temps de repos en milieu d’après-midi, un petit somme d’une demi-heure sur le divan, comme on dit. Le cerveau sait d’avance que le corps dispose de peu de temps pour récupérer. Il demeurera alors en sommeil léger. D’ailleurs, la plupart d’entre nous avons déjà expérimenté la situation suivante : on est étendu sur le divan ou dans un lit, tout habillé. On sait que l’on rêve et en même temps on peut entendre ce qui se passe dans la maison. C’est là une preuve que la phase -1- est la plus rapprochée de l’état d’éveil. Le rêve qui se manifeste alors est de la catégorie des rêves réels.

Il existe effectivement de nombreuses catégories de rêves. À part les rêves réels qui se confondent avec l’état d’éveil, il y a les rêves lucides, où le rêveur a l’impression d’être à l’extérieur de son corps. C’est la même sensation que celle obtenue lors des régressions dans les vies antérieures. Toutefois, les gens ont tendance à associer ce type de rêve à l’état de décorporation que l’on connaît lors des voyages hors-corps. Ce n’est pas le cas puisque la conscience est toujours à l’état d’éveil et que l’esprit du rêveur est toujours à son poste. Puis, il y a la catégorie de rêves prémonitoires qui sont des messages en provenance de l’au-delà. Ils annoncent un événement heureux ou malheureux qui va se produire.

La catégorie des rêves compensatoires a tendance à déranger. C’est le genre de rêve où le dormeur se permet des choses qu’il ne ferait jamais à l’état d’éveil. Un exemple : le dormeur se trouve dans une situation où il a des relations sexuelles avec une autre personne que son épouse alors que cette pensée ne lui a jamais traversé l’esprit. Au moment du réveil, il se sent bouleversé, il se sent coupable. Et pourtant, il ne devrait pas. Les rêves compensatoires méritent une attention très particulière, car ils ont pour but de libérer, et ces rêves à caractère sexuel indiquent généralement que le rêveur ne réussit pas à canaliser son énergie sexuelle, au même titre que toute autre source d’énergie. Alors, de grâce, cessez de vous sentir coupable. Il s’agit d’un mécanisme d’évacuation normal que le corps utilise pour faire le vide.

On pourrait aussi parler de la catégorie des cauchemars, des rêves d’archétypes, des rêves récurrents, etc., mais il faudrait encore plus d’espace. Disons qu’on va s’en tenir à de l’information générale pour le moment. Si vous cherchez à mieux comprendre la signification de vos rêves, ayez toujours un crayon et du papier près de votre lit. L’idéal serait d’avoir une petite enregistreuse. Transcrivez tout dans un cahier. Vous comprendrez alors, avec le temps, pourquoi tel ou tel symbole revient souvent de même que les émotions qui se rattachent à chacun de vos symboles. Et dans cette quête de compréhension, évitez les formules toutes faites de certains auteurs parce que votre propre schéma de symboles change avec les années. Faites-vous confiance, et, bonne nuit, beaux rêves.

Lâcher prise

Lâcher prise ne signifie pas arrêter de se soucier des autres, mais refuser d’agir à leur place.

Lâcher prise, ce n’est pas de me détacher, mais c’est de me rendre compte que je ne peux diriger quelqu’un d’autre.

Lâcher prise, ce n’est pas enseigner à autrui, mais c’est lui permettre d’apprendre les conséquences de ses actes.

Lâcher prise, c’est admettre son impuissance, ce qui signifie que le résultat ne dépend pas de moi.

Lâcher prise, ce n’est pas essayer de changer ou de blâmer quelqu’un d’autre, je peux seulement me changer moi-même.

Lâcher prise, ce n’est pas s’occuper de quelqu’un, mais s’intéresser à quelqu’un.

Lâcher prise, ce n’est pas décider pour autrui, mais c’est d’être un soutien.

Lâcher prise, ce n’est pas juger, mais permettre à un autre d’être un être humain.

Lâcher prise, ce n’est pas essayer de déterminer tout ce qui va arriver, mais c’est permettre aux autres d’influer sur ce qui va leur arriver.

Lâcher prise, ce n’est pas être protecteur, mais permettre à un autre d’affronter la réalité.

Lâcher prise, ce n’est pas renier, mais c’est accepter.

Lâcher prise, ce n’est pas harceler, gronder ou argumenter, mais c’est chercher mes propres défauts et les corriger.

Lâcher prise, ce n’est pas adapter toutes choses à mes désirs, mais c’est prendre chaque jour comme il vient.

Lâcher prise, ce n’est pas diriger et critiquer autrui, mais essayer de devenir ce que je rêve d’être.

Lâcher prise, ce n’est pas regarder le passé, mais grandir et vivre pour l’avenir.

Lâcher prise, c’est craindre moins et aimer davantage!

Auteur inconnu

Intelligence et stimulation du cerveau par la synchronisation cérébrale

En 1875 : le neurophysiologue Caton met en évidence la présence de courants électriques dans le cerveau (dans l’encéphale exactement); en 1929 : Hans Berger mesure cette activité cérébrale maintenant connue comme activité encéphalographique (EEG); en 1950 : Gray Walter découvre l’« effet photique », c’est-à-dire que le cerveau réagit, répond aux stimulations lumineuses (et aussi sonores) pour aligner ses ondes cérébrales en conséquence. Voilà comment est né scientifiquement la stimulation par le son et la lumière que nous appelons maintenant stimulation neuro-dynamique par le son et la lumière.

Vous vous équipez d’un casque et d’une paire de lunettes avec des petites lumières, ces 2 systèmes étant contrôlés par un petit ordinateur qui va générer des fréquences sonores et lumineuses afin que votre cerveau réponde. Celui-ci va alors s’aligner sur les ondes Alpha-Thêta ou Delta qui auront été programmées. Ces ondes sont celles-là même que notre cerveau produit (voir tableau ci-dessous). Ainsi, nous pouvons devenir productif cérébralement, car, en moyenne, nous utilisons seulement 10 % de notre capacité cérébrale. Nous pouvons par cette technologie générer des ondes de détente, de régénération physique (contrôle de l’acidité, du rythme cardiaque, de l’oxygène, de la circulation sanguine ou nerveuse, accroître nos capacités de mémorisation (plus de 50 %).

Si nous utilisons le terme « synchrone », c’est aussi que les 2 hémisphères cérébraux s’équilibrent. Or, nous utilisons notre cerveau de droite à environ 20 %, pourtant, c’est celui-ci qui : génère les idées nouvelles – c’est le cerveau relationnel, comme celui qui nous donne des moyens de réussir. Cet hémisphère est stimulé seulement dans les états de détente lorsqu’il y a synchronicité. Bien sûr, on peut toujours se contenter de 10 % de fonctionnement!

Si un appareil synchronisateur est ce qui est le plus efficace dans ce domaine de stimulation cérébrale, des cassettes (ou CD) spécialisées (trame sonore, Brainware, sons binauraux) peuvent être utilisés avec une moins grande efficacité, mais avec un coût moindre. (Il est nécessaire de faire bien attention à ce qu’il s’agisse bien de trames sonores spécialisées et non de musique nouvel âge.) De nombreux exercices peuvent être pratiqués qui vont générer aussi cette stimulation créatrice du cerveau.

Ondes Gamma
35 à 45 Hz
Créativité

Ondes Bêta
Activités quotidiennes
13 à 35 Hz

Ondes Alpha
Ondes de détente – Régénération
7 à 14 Hz
Pensées calmes et claires
10 Hz
Onde d’apprentissage accéléré

Ondes Thêta
Détente profonde du corps
4 à 8 Hz
Régénération nerveuse
Visualisation trois dimensions
Synchronisme des 2 cerveaux
Rêves, subconscient
7.83 Hz
Onde de pulsation ionosphère
6.30 Hz
Onde de guérison magnétique

Ondes Delta
Ni temps ni forme – Perception directe
0 à 4 Hz
Régénération globale, unité

Les applications
Apprentissage accéléré
Une amélioration de la mémoire de 50 à 400 %, une concentration hautement efficace.

Créativité
Toutes les idées nouvelles viennent du cerveau de droite, la synchronisation cérébrale vous donne accès à une créativité optimale.

Régénération
5 à 7 fois plus efficace que le sommeil, une régénération nerveuse, des problèmes de pression, d’immunité, de sommeil…

Motivation
Dans tous les domaines, de l’homme d’affaires aux sportifs, l’entrainement mental neuro-dynamique, une puissance réelle.

Hypnothérapie
Une aide de premier plan pour le travail thérapeutique personnel et professionnel.

Précisez vos attentes et arrêtez d’attendre

Avez-vous remarqué que la plupart des gens attendent toujours après quelque chose? Un boulot plus intéressant, une plus grande maison, un conjoint plus attentionné, une voiture plus récente, les prochaines vacances, etc.

La liste semble interminable… Mais combien de personnes peuvent exprimer ce qu’elles souhaitent vraiment avec la plus grande exactitude?

Il y a quelques semaines, une dame me partageait à la fin de l’une de mes conférences que son conjoint rêvait depuis plusieurs années que ses jeux éducatifs soient disponibles en magasin. Eh bien, il a réussi à y arriver… sauf qu’il avait oublié un petit détail… de demander ou de préciser que son souhait lui rapporte de l’argent! Vous connaissez le vieil adage : « Demandez et vous recevrez », et bien en voici un nouveau : « Précisez ce que vous demandez… si vous voulez vraiment obtenir ce que vous désirez! ».

Ironiquement, lorsque nous ne savons pas exactement ce que nous voulons, la vie se charge de nous envoyer un peu n’importe quoi ou n’importe qui! C’est alors que la voiture de vos rêves se matérialise en modèle réduit, et que l’homme ou la femme de vos rêves finit par fréquenter votre voisin ou votre voisine! Avez-vous déjà reçu quelque chose que vous ne vouliez absolument pas et pourtant vous l’avez eu quand même? Pensez-y quelques instants…

Le véritable secret, c’est L’ACTION… Croyez-moi, si vous attendez après quelque chose en ne faisant rien et en vous disant que vous avez simplement à y penser pour l’obtenir, vous manquerez le BATEAU! Ce n’est pas pour rien qu’au cinéma on crie ACTION lorsqu’on débute le tournage d’une scène… comme nous sommes les ACTEURS de notre vie, il faut BOUGER!!!

Ce qui m’amène à présenter une question que plusieurs me demandent constamment : Roulement de tambour… la voici : « Si je veux obtenir 1 000 000 $, est-ce que je vais l’avoir? » Badabing, vive la pensée magique!

Alors voici ma réponse : « Cela dépend vraiment de ce que vous êtes prêt à faire pour l’obtenir! ». Naturellement, je parle ici de façons nobles d’y parvenir… En réalité, ce n’est pas le montant d’argent qui importe, mais bien des moyens, de l’audace, de l’originalité, de la créativité et de la persévérance que vous allez y mettre…

L’empire des têtes à claques a débuté avec des poupées achetées au Magasin du dollar, le colonel Sanders faisait du porte-à-porte pour tenter de vendre sa recette de poulet, Chris Gardner dormait dans la rue et dans les toilettes publiques avec son jeune fils avant de devenir multimillionnaire!

Lorsqu’on désire quelque chose, il y a toujours un prix à payer!

Cela demande parfois beaucoup de temps, des sacrifices et parfois on doit s’y prendre à plusieurs reprises avant de réussir. Le colonel Sanders avait obtenu plus d’une centaine de refus avant de trouver preneur pour sa recette! Ce fut la même chose pour les têtes à claques… des refus, ils en ont eu…

Voici 5 actions, non pas uniquement pour devenir multimillionnaire, mais bien pour atteindre plus facilement vos objectifs.

UN, divisez vos actions en petites séquences : faites, à tous les jours, un petit quelque chose pour vous rapprocher de ce que vous désirez.

DEUX, trouvez un objet, un symbole qui vous rappelle votre engagement : ex. : sur mon bureau, j’ai une petite tortue en bronze qui me rappelle à tous les jours d’avancer lentement, mais sûrement!

TROIS, faites la liste des avantages à obtenir ce que vous désirez.

QUATRE, faites la liste des conséquences qui vous attendent… si vous ne passez pas à l’action! : croyez-moi, ce simple exercice vous incitera à passer à L’ACTION!

CINQ, fréquentez des gens d’action qui ont du PEP!

En terminant, si vous n’y croyez pas, qui y croira à votre place?

La nouvelle année sera-t-elle nouvelle?

Les cadeaux ont été déballés et les sans-abris bien gavés. Le champagne a coulé et les amoureux ont célébré. Les solitaires sont demeurés seuls et les familles ont fêté. Certains auront cessé de fumer à minuit et des prisonniers retiendront leurs larmes. Il y aura eu des feux d’artifice et des vœux échangés. Il y a des espérances et des souffrances, des joies et des enfants heureux, des lunes pleines et d’autres printemps…

Des soldes dans les magasins, des iPod, des iPhone, des iPad à moitié prix. Des hommes et des femmes qui prendront leur retraite, des artistes qui gagneront des trophées et le premier bébé de l’année dans le journal. Des retrouvailles, des inattendus, des attentats, des décès de personnes inconnues et la disparition de certaines célébrités, des mariages et des divorces et une prochaine Saint-Valentin… Un été trop chaud, d’autres inondations, des famines, la terre tremblera et les informations seront diffusées jour et nuit. On récoltera beaucoup de dollars et des euros pour d’autres pays. Nous irons au cinéma ou en Floride ou en Italie.

Certains souhaiteront connaître leur avenir, certains s’adonneront au yoga et liront des commentaires du Tao, tandis que d’autres mangeront des sushis et se feront masser. Les chats continueront de ronronner et les chiens à donner la patte.

Puis le temps d’une respiration, nous nous sentirons aimés et aimants, le temps d’un instant, nous serons sans regret ni amertume, disposés à accueillir l’impensable, le nouveau, l’impossible, l’extraordinaire des jours ordinaires, sous la pluie, dans la neige, couchés sur le ventre ou près du feu, au cœur des bois, seul ou avec d’autres, comblés, bouche bée, si heureux de vivre encore et de pouvoir donner, partager et recevoir, si heureux d’avoir aimé et d’aimer encore, sans raison…

L’aube apaisera les inquiétudes, le silence parlera haut et fort, de nos accomplissements, de nos rêves, de la vie toute simple, toute simple, tellement simple que nous aurons la certitude d’entrer dans une année nouvelle… tout en douceur, le cœur en feu, les yeux ouverts, la tête en fête, l’âme méditante, nous embrasserons ce moment unique comme on embrasse une dernière fois celui qui va mourir pour s’unir à l’éternel. Des chants se feront entendre dans toutes les chaumières et nous danserons longtemps, longtemps, joyeux d’écouter battre le sang dans nos veines comme des tambours au solstice d’été.

L’année sera nouvelle au moment même où la vie sera nouvelle…

Aller au bout de ses rêves

Dès notre enfance le monde irréel est présent, à cet âge, nous vivons déjà dans le rêve, dans l’imaginaire. Pourquoi donc commencer si jeune à rêver; tout simplement car nous sommes déjà à ce moment sans le savoir, en route pour le grand apprentissage.

La vie est une grande école, chacun d’entre nous désirons connaître le sens réel de sa vie, en savoir un peu plus long sur sa mission personnelle. Les questionnements s’installent et nous dirigent vers différentes expériences afin de nous faire évoluer. Nous apprenons à nous connaître tout en établissant nos choix.

Beaucoup d’entre nous avons établi nos rêves déjà en très jeune âge, mais allons-nous tous les réaliser? C’est un parcours parfois sinueux car nous devons toujours garder notre rêve en tête malgré tous les obstacles du quotidien si nous voulons arriver au but.

L’importance d’avoir un ou des rêves, est à mon avis primordial pour vivre, cela nous met le vent dans les voiles, le rêve nous permet d’espérer dans les moments difficiles de la vie. Il nous donne le goût d’avancer et de se réaliser. Sans but la vie est comme une rivière sans issue.

Réaliser ses rêves est important pour réussir sa vie et non réussir dans la vie.

Un rêve réalisé donne une énorme sensation de liberté et de fierté, cela demande beaucoup de courage pour le concrétiser mais avec de la bonne volonté, en prenant soin de le chérir chaque jour, il est possible pour tous de l’atteindre. C’est mon souhait pour chacun d’entre nous.

Il ne faut jamais regretter

On a souvent tendance à se dire que l’on regrette telle ou telle chose que l’on a fait par le passé, mais on ne devrait jamais le faire. On a tous fait des « gaffes » et on en fera toujours. Moi, je dis TANT MIEUX! C’est en regardant nos « erreurs » que l’on apprend, et apprendre, c’est merveilleux!

Lorsque l’on regrette quelque chose, à mon avis, c’est que l’on n’a rien compris. On doit parfois chercher et essayer de comprendre ce que la « gaffe » ou « l’erreur » nous a apporté. Chaque acte que l’on pose a ses conséquences positives ou négatives. Ce qui résulte de ces actes a inévitablement une leçon à nous apprendre. Malheureusement lorsque l’on n’y voit que le négatif, en oubliant l’envers de la médaille, le positif, on passe à côté d’un important enseignement et on risque de revivre le même scénario plusieurs fois.

Voyons le positif de ce que l’on a vécu. « Je me suis peut-être mis les pieds dans les plats, mais au moins je sais que je ne referai jamais telle ou telle chose! » Et comme les Anglais disent, it’s a learned lesson (c’est une leçon bien apprise).

Quand on réussit à décortiquer n’importe quel événement et à comprendre que ça a servi à quelque chose de se « casser la figure » ou « d’avoir eu l’air fou », on devient fier de l’avoir fait et on oublie vite les regrets. Bien sûr, la plupart du temps, c’est avec le recul qu’on se rend compte de ce que cela nous apporte, et c’est normal, mais comme on dit souvent, « mieux vaut tard que jamais! ».

Remémorez-vous vos moments « gaffes », « erreurs » ou « ça n’a pas de sens comment j’ai eu l’air fou! ». Cela vous aidera à mieux analyser ces situations et vous finirez par en voir le positif. Ces moments-là, c’est ce que vous étiez AVANT, et non MAINTENANT.

Je termine en vous racontant l’anecdote qui m’a inspiré ce sujet. Quand ma mère était enceinte de moi, elle a fait un rêve où elle me voyait, à environ 4 ans. Nous regardions des photos toutes les deux et je lui ai demandé : « Maman, à quoi ça sert les photos? ». Elle m’a répondu « ça sert à se rappeler qui on était et ce qu’on a fait ».