Pensée lumineuse

Si je veux sans cesse devenir plus heureuse et plus prospère,

je ne dois jamais oublier un seul instant ceci :

Que les pensées sont des choses ou les choses des pensées manifestées;

que par conséquent, si nous voulons et désirons de bonnes choses,

il faut se nourrir de bonnes pensées;

Que je sois poussée à devenir ce que je pense avec prédilection,

étant donné que chaque pensée tend à se réaliser;

Que la vie est telle que je la vois,

et que je trouve toujours ce que je cherche et attend;

Que le bonheur s’approche de moi et de mes semblables,

si j’affirme le bien de tout;

Que les choses sont par elles-mêmes sans influence sur moi,

mais seulement par l’idée que je me fais d’elles;

Que chaque pensée lumineuse attire à moi des amis

et des circonstances favorables

et écarte les obstacles de mon chemin;

Que la sérénité d’âme maintenue en toutes circonstances

triomphe facilement des difficultés

et arrive plus vite au but que l’humeur sombre et craintive;

Que la sérénité d’âme est la conséquence naturelle

d’un mode de pensée lumineux et que par conséquent,

je ne saurais mieux faire que d’accueillir en moi

les pensées claires et joyeuses.

La joie profonde

Comme la plénitude, la paix ou la sérénité, la joie profonde ne se laisse pas facilement décrire, il serait peut-être plus aisé de la peindre. Tout ce qui a trait à l’intériorité, à l’âme et au cœur, aux sentiments, relève à mon sens d’une certaine mystique, de l’ineffable, du secret et bien évidemment de l’expérience. La joie profonde m’apparaît comme un mélange d’eau, d’orangé, de chaleur et de tranquillité, d’humilité, d’amour, de sourire et de larmes. Serait-ce la quintessence du bien-être? La résultante du bonheur de donner et d’accueillir? Le plaisir de partager ou de lâcher prise? La sagesse de vivre ce qui nous est donné avec simplicité et gratitude? Ce qui peut-être se rapproche le plus de la joie profonde, c’est l’Amour.

Le plaisir n’est pas la joie profonde. Il est spontané, éphémère, nécessaire certes, mais léger comme une bulle de champagne; il relève de l’émotion tandis que le bonheur est plutôt un sentiment, plus stable, il se cultive, il s’entretient, si nous prenons la peine d’éloigner le ressentiment, la rumination, la méchanceté…, mais il manque de permanence. Le plaisir ou le bonheur se manifeste rarement dans la souffrance et la désespérance, alors que la joie profonde est ce quelque chose, difficile à cerner, qui nous habite en tout temps, à la condition de lui laisser l’espace nécessaire pour qu’elle puisse vivre, respirer et œuvrer en nous, malgré les épreuves, les blessures et les déceptions. La joie profonde règne au plus profond du cœur profond comme un noyau, un diamant, une source, une lumière qui jamais ne s’éteint. On peut ignorer son existence, ne pas savoir, on peut aussi lui porter attention, entretenir cette braise bien vivante, l’attiser et l’animer de son souffle ou la faire vivre du souffle qui vient on ne sait d’où, mais qui vient comme il est dit dans les écritures sacrées.

La joie profonde apaise les angoisses, elle donne un sens aux souffrances, elle nous montre la vie dans ses réalités les plus difficiles, elle permet le rêve doux, elle invite à aimer, à cesser de nous détruire et à anéantir le bonheur des autres, elle est prière et méditation, elle brille sobrement, elle danse, elle berce nos peines et calme les ennuis, elle est compagne fidèle et aimante des solitudes, elle protège des intempéries sentimentales. Elle se tait si nous ne l’invitons pas à parler, elle se dissout délicatement si nous ne voulons pas la voir; mais elle demeure présente comme une mère décédée, un amour de jeunesse, un événement mémorable, comme le souvenir olfactif d’un parfum, comme un baiser, invisible et indélébile. Elle accompagne les plaisirs fragiles, elle prend soin de nos bonheurs, elle embrasse nos projets en devenir et adoucit nos chutes irrémédiables. Sa présence est contagieuse.

La joie profonde serait-elle une étoile, un amour inconditionnel, l’esprit du corps que nous avons reçu? La joie profonde pourrait ressembler à la lame XVIII du Tarot, à cette femme aimante et aimée qui laisse couler l’eau dans l’eau, agenouillée, mais insoumise, humble et fière, généreuse, protectrice, libre et consentante, matrice de vie éternelle, douce et apaisante, forte et fragile, silencieuse et porteuse de paroles qui font naître, incarnant sans fioriture, le don de soi et la venue de temps plus propices à l’amour comme à l’amitié, comme un temps de Noël… sans cartes de crédit!

Elle est sans doute aussi la douceur du chat qui vient se frôler, le goût de l’orange juteuse et bien mûre, l’odeur du premier feu de bois, en automne, les bougies pour le repas en tête-à-tête et le présent que vous offrirez ou celui que vous recevrez au moment le plus inattendu.

Mais vous savez très bien ce qu’est la joie profonde au moment où vous l’éprouvez et sachez qu’elle est éternelle! Elle est aussi présente dans les vœux que je vous offre, des vœux de paix, d’amour et de joie profonde!

Tout est là, tout est complet

Sans l’amour, rien n’est possible. Seul l’amour peut tout. Dans les traitements d’énergie, alors que l’amour semble couler dans mes veines, les mots les plus simples émergent et coulent vers l’autre pour le rejoindre dans sa divinité, dans ce centre intérieur où calme, sérénité, joie et amour se fondent profondément connectés au tout. Tout est là, tout est complet. En énergie, les mots émergent imprévisibles, non pensés. Souvent, je ne sais d’avance, en ouvrant la bouche, ce qui va s’exprimer et je m’étonne de la limpidité, de la simplicité et de l’entièreté du message. Ce message souvent connecte directement à l’amour de soi. Ce sont parmi les moments que je préfère de ma vie. Tout est là, tout est complet.

La contemplation de la nature aussi me nourrit et me guide vers ce contact, cette complétude. Les moments de contact profond avec la nature, où dans le silence, je sens la brise me frôler… ou je deviens le vent… ces moments où l’arbre me transmet son murmure, son odeur enracinée de terre fraîche, d’humidité… sa solidité, sa flexibilité et sa profonde connexion à la terre. La contemplation, dans son terme est elle aussi complète :

Con-Templ-Ation ou contact avec son temple intérieur; où le sacré se vit tout simplement. Là encore, tout est là, tout est complet.

L’énergie de la rivière, d’un lac, et ces mille et une gouttes de lumière me rappellent l’incessant mouvement de la vie et sa contemplation me calme, me centre, me projette dans le silence prometteur du tout. La falaise me rappelle que solidité et friabilité se côtoient pour former un équilibre. M’allonger sur la terre me permet de connecter avec sa vibration d’amour, me nourrissant. Le soleil réchauffe mon cœur : ces mots souvent dits, l’ont été, car ils expriment une vérité profonde.

L’énergie de l’air par le vent, de l’eau par la rivière, du feu par le soleil et de la terre sont présents dans notre temple et notre terre. La contemplation de la nature nous connecte à notre centre divin et ce centre d’amour guérit et harmonise.

Tout est là, tout est complet.

Bonne con-templ-ation en ce temps si bénéfique de l’été.

Namasté : Je salue le divin en vous.

Choisir le bonheur

« Il faut être présent au présent. » David Milot

Dans tous les livres de spiritualité, on parle de l’importance de vivre au moment présent pour atteindre la sérénité intérieure. Qu’est-ce que cela veut dire exactement et comment doit-on traiter le passé et le futur dans cette perspective?

Passé, présent, futur, chacun à sa façon est à la fois une menace au bonheur et un ajout au bonheur.

Le passé est un obstacle au bonheur quand on cultive la culpabilité ou la colère face à ce qu’on ne peut pas changer. Si j’avais su…, j’aurais dû…, je n’aurais pas dû…, il aurait fallu que…, sont des phrases inutiles qui nous amènent à ressasser des sentiments négatifs et à nous sentir impuissants. Une autre forme de ce recours au passé est le piège de l’imagination embellissante : Quand j’étais jeune… Quand mon mari (ou mon enfant) vivait… Si j’étais resté à telle ou telle place… Si telle ou telle chose n’était pas arrivée… Ce genre de réflexion amène les gens à se morfondre face aux pertes réelles ou imaginaires qu’ils ont subies et à voir le temps comme un ennemi qui nous dépouille de notre bonheur.

D’autre part, si nous regardons notre passé comme une source d’apprentissage, alors chaque épreuve même la plus dure peut devenir une source d’enrichissement personnel. Les Chinois ont un proverbe qui dit : « Après deux ans, même un malheur peut servir à quelque chose ». Après deux ans, parce qu’il est normal de ne pas crier de joie lorsqu’on passe à travers une épreuve et qu’il nous faut un certain temps pour faire nos deuils et avoir la distance nécessaire pour en retirer la leçon. C’est une habitude intéressante que de regarder après coup les événements du passé et de se demander : « Qu’est-ce que j’ai appris de cela? ».

Un exercice que je trouve intéressant est de se demander à chaque fois qu’il nous arrive quelque chose de désagréable : « Quels sont dix bons côtés de cette mésaventure? ». C’est une pratique qui nous apprend à voir l’apprentissage plutôt que le seul désagrément dans chaque situation.

Victor Frankl, prisonnier dans un camp de concentration observait que les gens qui gardaient vivants leurs bons souvenirs étaient plus aptes à passer à travers la souffrance et le stress. Le passé peut donc être une source d’apprentissage et de consolation si on laisse de côté les émotions négatives de colère et de culpabilité et qu’on accorde le pardon à soi-même et aux autres.

Le futur peut aussi se révéler une malédiction ou un cadeau selon la manière dont on le traite. Si on se crée des scénarios catastrophiques avec tout ce qui pourrait aller mal, on se crée des émotions d’anxiété, de peur, d’incertitude. Et si je n’avais plus d’argent…, si j’étais malade…, si mon enfant (ou mon conjoint) ne se trouve pas d’emploi…, si je n’obtiens pas telle chose que je désire… De nouveau, toutes ces pensées sont inutiles et ne changeront rien à notre destin tout en volant notre énergie et notre joie de vivre.

Une autre illusion que nous pouvons cultiver face au futur, c’est encore l’illusion embellissante. « Un jour ce sera mon tour. » Un mirage non connecté au présent où tout sera beau, où tout ira mieux, où nous vivrons dans une société parfaite, dans une vie parfaite. Ou encore lorsqu’on reporte notre bonheur à un temps futur où les choses iront mieux et où certains désirs seront accomplis. Je serai heureux quand… (j’aurai mon diplôme, j’aurai un chum, j’aurai perdu vingt livres, etc., à l’infini). Tous ces pièges du futur font de nous des gens tendus, anxieux, attachés de façon beaucoup trop intense à nos buts et objectifs.

D’autre part, si nous regardons le futur comme une suite du présent, on peut se demander lorsqu’on désire, lorsqu’un projet ou une vision nous vient à l’esprit : « De combien de façons puis-je me préparer à cette éventualité? ». Et l’on peut s’engager dans une action qui exige travail, patience, persévérance et vision à long terme pour se réaliser. Un futur bâti non sur la peur de nos scénarios internes, mais sur le plaisir de créer ce qui nous tient le plus à cœur. Et le cadeau du futur sera alors de nous fournir l’énergie pour la réalisation de notre projet. Nous connaissons tous l’histoire de personnes âgées qui survivent presque miraculeusement jusqu’à ce qu’un projet qui leur est cher soit achevé. Un chercheur à qui son médecin annonçait qu’il avait un cancer terminal et qu’il serait mort dans trois mois lui répondit : « Mais, je ne peux pas, mon dernier livre n’est pas fini. Et il prit presque deux ans pour finir son livre, après quoi, il mourut tranquillement, ayant accompli son œuvre et tenu tête à son médecin.

Une vision du futur nous donne une intention, un idéal, une motivation pour vivre et agir. Victor Frankl faisait remarquer que si une des caractéristiques des « survivants » dans les camps de concentration était d’avoir des souvenirs heureux, une autre de leurs caractéristiques était d’avoir des projets ou des visions dans le futur. Il raconte qu’à un moment donné, il était à moitié mort de froid et de faiblesse, les pieds en sang, souffrant de diarrhée et de faim, plié en deux par une toux à fendre l’âme. Il se rendait au travail dans le camp de concentration sous l’œil du fusil des gardiens nazis. Et l’idée lui traversa l’esprit : « Si je me laissais tomber à terre, ils tireraient pour m’achever et toute cette souffrance serait finie ». Et il ajoute : « J’ai pensé aux recherches que j’étais en train de faire et je me suis vu dans une salle de conférence en train d’expliquer mes théories. Presqu’inconsciemment, je me suis redressé et j’ai continué à marcher ». Le futur nous apporte ainsi le courage de passer à travers les moments difficiles, c’est son cadeau, si on ne cède pas à la peur.

Le présent quant à lui est aussi porteur d’une malédiction et d’un cadeau. La malédiction, c’est lorsque nous décidons de nous perdre dans la spontanéité du moment présent sans nous préoccuper des conséquences. Lorsque nous vivons l’excitation de ne plus penser et de faire ce que l’on désire dans ce moment même. Je connais des jeunes bourrés de talent qui recherchent le plaisir instantané et ne sont pas capables de refuser la satisfaction immédiate au nom d’une réalisation à plus long terme. « Je n’ai pas envie… » disent-ils.

Le cadeau du présent, c’est lorsque je suis présent à ce que je suis. Je suis un être-dans-le-temps. Je suis né, je suis, je vais mourir. Je suis, j’ai été et je veux être.

Dans ce présent, je dois intégrer les leçons du passé sinon, ce sont des leçons vides et je n’ai rien appris. Dans ce présent, je me projette dans le futur, ce qui me donne une direction et un sens. Ce qui me rend conscient aussi de l’impermanence de toutes choses.

Et pour jouir du présent, je dois être présent au présent, être là, conscient de tout ce que je suis, attentif à ce que j’ai de plus profond, conscient que je ne suis pas éternel, conscient aussi que je suis relié et partie prenante de tout ce qui a été et de tout ce qui sera.

Vivre au présent, c’est vivre en paix avec son passé et son futur, c’est s’accepter tel que l’on est, c’est accepter son passé tel qu’il est et son futur tel qu’il se présentera.

Vivre au moment présent, c’est rejeter les peurs et les illusions, les rêves catastrophiques ou glorieux pour être tout simplement soi. Bien dans sa peau, s’acceptant soi-même, acceptant ses forces et ses limitations. Présent à soi-même, présent au présent.

Une musique de silence

Quelques jours s’étaient écoulés. J’avais amadoué ce nouvel univers où le ciel me saluait en plein matin de rosée, où les fleurs frémissaient de leurs pétales.

J’avais apprivoisé les oiseaux, tous ces yeux qui me regardaient et ces grands arbres où la vie bat à grands coups, qui vous prennent de vertige tant on ne peut les maîtriser.

Au bord de chaque nuit, assise dans l’immense cathédrale au ciel d’encre, je réussissais à cueillir des étoiles. Et personne ne pouvait lézarder cette harmonie au fond de ma tranquille vallée.

Mais un midi, j’avais engagé mes pas au bord de la rivière, là où le soleil n’invente que des pierreries d’or, lorsque soudain je parvins à entendre une musique de silence jouée sur des instruments dont les ondes marquent l’entrée du grand Temple. De nulle part, elle me jette cette vérité en plein visage :

Le temps n’a pas de temps sinon celui que l’on veut bien lui donner.

Et doucement, elle me parle de cet autre monde, celui du dedans où je pouvais puiser toujours toute énergie tout amour permettant de hisser bien haut le drapeau de l’espérance.

Elle m’invita ensuite à aller vers d’autres ailleurs, là où les gens ne connaissent ni l’eau, ni le soleil presque, là où jamais des cris d’oiseaux ne disent le lever du jour.

« Va, me dit-elle, il faut partir, même s’il te reste tant à apprendre du silence, du jour et de la nuit, du tout.
Tu seras l’eau, l’oiseau et le soleil qui manquent.
Va… ce n’est jamais derrière qu’est demain! »

Texte anonyme laissé dans un ermitage de Champboisé

Extrait de « Silence que dis-tu? » de Josée Latulippe et Gilbert Plouffe, 2000, Novalis

Apprendre que… le bonheur, c’est fatigant

À tort et à travers, souvent de travers, le slogan « Ici et maintenant » est pure folie pour les uns et sagesse des âges pour les autres. En vaillante héroïne oscillant entre ces deux pôles extrêmes, voici mes commentaires parfois pointus et mes observations candides des travers tragi-comiques de la réalisation d’un humanisme simple sur un chemin parfois complexe.

Au moment même de commencer la rédaction, la zizanie se met de la partie et c’est la bousculade. Mais, je veux simplement faire part de mon opinion concernant le… Et pouf! Le bien-être me file entre les lignes. Mais comment saisir ce sujet infusé de thèses anti-malheur si chères à notre époque? On dit que le bonheur est une question ouverte, mais, en réalité, elle est tout aussi coincée dans le « politically correct » qu’au temps passé. Car il faut bien se l’avouer, quiconque ose questionner cette quête devient vite un paria. Alors, comment nous y retrouver quand les avis des experts sont partagés et que nos contemporains craignent de regarder la réalité autrement qu’avec des lunettes roses? En ce qui concerne la recherche de bien-être, personne n’est à l’abri du doute et des embûches de la vie. Même si certains prétendent avoir trouvé « la façon » infaillible de protéger leur bien-être, d’autres ne jurent que par leurs petits rituels de luxe pour rafraîchir leur sérénité usée. Il n’en demeure pas moins que le bonheur et le bien-être sont des jumeaux monozygotes, qui ont pour parents Acceptation et Amour. Mais même quand on possède cette connaissance de base du manuel du confort, tout n’est pas doux et rose dans les sphères du bien-être. On est très loin de la St-Valentin à l’année. Car le premier de nos jumeaux est momentané et le deuxième est trop souvent transitoire. Alors aussitôt qu’une recherche vers un Soi plus serein et en harmonie est entreprise, on se retrouve devant un mur d’inconforts sans nom et un éventail étourdissant d’avenues à suivre et de façons de faire. Mais au fait, pourquoi y a-t-il tant de charges émotives en ce qui a trait à un sujet en apparence si agréable? Certains avancent que ce sont nos croyances anciennes bien enracinées qui nous jouent de vilains tours. D’autres prétendent que ce sont les nouvelles certitudes avalées sans s’interroger qui nuisent au maintien d’un bonheur durable. Le défi de la joie dans le corps, l’âme, l’esprit et le cœur est plus rhétorique quand le délice d’une grasse matinée est coupé aussi court que la pelouse du voisin qui utilise sa tondeuse à l’aurore le dimanche. Ou encore lorsque le plaisir de manger en paix s’envole devant la peur d’aliments toxiques ou de kilos qu’on ne veut pas gagner. Mais peu importe comment on s’y prend, il semble y avoir un vilain voleur de bonheur dans le lot de tous les jours. Pour retrouver l’état de félicité originelle auquel tous aspirent, il faut y appliquer de la diligence 24/7, sans égard à la méthode choisie. La vérité c’est que le bonheur c’est fatigant. Il y quelque temps, j’ai lu dans les propos de René Mey, que le bien-être est tout simplement l’harmonie. Cette façon de voir me plaît. La simplicité candide de cet énoncé se passe d’explications étoffées. Car la recherche d’harmonie intègre tous les aspects de la personne et de son expression. Toutes les croyances et tangentes religieuses et sociales y trouvent leur acceptation. Tous, vivons des instants de grande félicité dégustés comme des bonbons parsemés sur le chemin de la vie pour ensemencer le conscient de l’action d’AIMER. Ces douceurs nous invitent à savourer l’harmonie au moment de l’accord parfait entre soi et l’Autre, soi et l’Univers et soi et Soi. Elles existent pour baliser les pas du marcheur vers la VÉRITÉ absolue. Tout comme un phare dans la nuit, elles allument la conscience de faisceaux directionnels pour maintenir le cap dans les moments d’égarement et de tumulte. Ces intermèdes de paix dans le brouhaha des jours sur-occupés de pensées essaim font partie des codes de l’ADN de toute vie. Le cerveau lui-même n’est-il pas équipé de disjoncteurs pour permettre aux neurones de se reposer? Si cela était faux, la quête de bien-être ne serait pas si omniprésente et générale. Le cadre dans lequel on situe l’Harmonie ne peut alors se faire au détriment de l’autre ou de la planète. Par conséquent, la recherche de bien-être à n’importe quel prix est en dissonance avec les lois Universelles. On ne peut être partiellement harmonieux, c’est tout ou rien. Quand les différents niveaux de la personne sont harmonisés à son l’environnement, le rythme est fluide et en concordance. Notre civilisation a donné naissance à une industrie du bien-être qui se nourrit de la culpabilité du malaise et des difficultés passagères. Elle crée un besoin égoïste de confort. Se satisfaire devient le leitmotiv de la machine à BONHEUR moderne. On vante les bienfaits du nirvana en petits pots et grosses bagnoles. On nous fait croire que si l’on a des problèmes, c’est qu’on s’y prend mal ou pis qu’on ne veut pas s’en sortir. La culpabilité, l’ennemie jurée de l’harmonie est riche et bien engraissée dans un contexte social en perte de simplicité. Mais comme l’harmonie est un préalable au bien-être intégral, est-ce que le fait de bien naître à la bonne place et au bon moment y est pour quelque chose?

Amour de soi, égoïsme ou cadeau?

On parle beaucoup de l’amour de soi. On écrit amplement sur le sujet et on lit encore autant. Se choisir, s’aimer, prendre soin de soi, s’affirmer, suivre son cœur, sont des mots à la mode depuis déjà quelques années. Alors que dire de plus qui n’aurait pas encore été dit?

Je crois qu’on a encore besoin de parler, d’écrire et de lire sur l’amour de soi, car il est loin d’être intégré dans nos vies, concrètement, au quotidien. Nous lisons beaucoup, mais il manque la pratique, la pratique qui se reflète dans les actions posées d’instant en instant, jour après jour, lors des situations concrètes du moment présent.

Au fait, que signifie l’amour de soi au quotidien? Ce peut être s’accorder du temps, prendre un bon bain, faire une promenade ou s’offrir une journée de congé malgré un horaire chargé. Plus encore, l’amour de soi est une vision de la vie, une vision d’intégrité avec soi-même. Dire oui quand on pense oui… et non quand on pense non, aller au bout de soi-même, s’affirmer avec entièreté, tous ces aspects font partie de l’amour de soi.

Pour recevoir l’estime, l’approbation ou la reconnaissance des autres, que de fois nous disons ou faisons le contraire de ce que nous voulons. Un mal-être s’installe alors insidieusement et peu à peu nous nous éteignons. Certes pas du jour au lendemain, mais toujours un peu plus au fil des ans. Finalement, déprimé ou désabusé, nous perdons goût à la vie. Nous ne voyons plus de sens à notre existence, rien ne va plus.

Heureusement, une flamme de vie demeure inconditionnellement présente au fond de soi. Elle cherche inlassablement à poindre, à émerger, pour nous éclairer… voire nous enflammer!

Oser être qui l’on est vraiment, quel qu’en soit l’enjeu, est un défi de taille pour chacun d’entre nous. Vous êtes la seule personne avec qui vous vivrez toute votre vie, aussi bien faire en sorte de vivre en harmonie avec « elle » le plus tôt possible.

Facile à dire, me direz-vous! Mais comment faire?

Je vous propose de dire oui quand vous pensez oui et non quand c’est non. C’et simple et à la portée de tous, mais ô combien exigeant.

Pour ceux qui se connaissent assez pour savoir qu’ils disent presque immanquablement le contraire de ce qu’ils souhaitent avant même d’avoir pris le temps de réfléchir, apprenez simplement à ne jamais répondre ni oui ni non sur le coup d’une question.

Essayez, vous verrez. Répondez simplement que vous allez y penser et engagez-vous à donner une réponse dans un délai qui conviendra aux deux. Si vous vous rendez compte que vous avez parlé trop vite (encore une fois!), sachez que rien n’est coulé dans le béton. Vous pourrez rappeler la personne concernée et lui signifier que vous avez réagi trop rapidement et que vous souhaitez maintenant modifier vos dires.

Quand vous arriverez à cela, ce sera un pas énorme vers l’amour de soi. Si on vous traite d’égoïste, peut-être s’agit-il de personnes qui jalousent l’amour de soi que vous incarnez et qui n’osent se l’offrir. Sachez que par vos gestes et vos paroles vous leur offrez le magnifique cadeau de votre sérénité et de votre sincérité avec vous-même. Ça n’a pas de prix!

Choisir le bonheur

Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l’appelle la naissance. Violette LeBon

La cinquième attitude à développer pour être heureux est sans doute la plus complexe et la plus difficile. C’est la capacité de développer une spiritualité personnelle.

Qu’est-ce que la spiritualité? C’est la capacité de donner un sens à ce qui nous arrive et donc un sens à notre vie (notez que le mot sens veut aussi dire direction). La religion nous offre souvent un sens à la vie. Religion veut dire relier, relier à Dieu, et, dans ce sens, la religion peut être un élément de la spiritualité. Mais la spiritualité dépasse toutes les religions et les englobe toutes. Il est donc possible de développer une spiritualité en dehors de toute religion.

Chacun doit attribuer son propre sens à la vie et il est parfois dangereux de s’en remettre à un gourou qui vous dit quel sens donner à votre vie (le sien). Donner un sens à sa vie est un choix personnel que nul ne peut faire à notre place et un choix qui mérite temps et réflexion. Personne ne peut dire à personne quel est le sens de la vie, c’est à chacun de prendre le temps de trouver quel est le sens de sa vie.

Réfléchir sur le sens de sa vie, réfléchir sur ses apprentissages et son vécu peut sembler du temps perdu. Il est évident que nul ne peut prouver que son sens est le bon de façon irréfutable. Cependant, refuser de clarifier le sens de notre vie est l’équivalent pour moi d’une maladie mortelle. Je vois parfois des gens en thérapie qui ont tout ce que l’on peut souhaiter sur le plan matériel et qui pourtant sont suicidaires parce que, disent-ils, « la vie n’a pas de sens ».

C’est souvent après une épreuve, un décès, un échec, en regardant les autres ou tout simplement avec l’âge que montent les questions « Pourquoi suis-je sur la terre? Qu’est-ce que je suis venu faire ici? Quel est le sens de la souffrance? Est-ce que ça vaut la peine de vivre ou de mourir pour ça? ».

La spiritualité passe par une clarification, un élargissement et une réappropriation de ses valeurs. On pourrait regarder par exemple, une valeur comme l’amour. Ma vie peut prendre un sens par l’amour que je donne et que j’accepte de recevoir. Une dame de cinquante ans, divorcée, à la retraite, bien pourvue et en pleine santé me dit : « Mes enfants sont grands, ils n’ont plus besoin de moi. Je ne sers plus à personne. Ma vie est vide ». Et je ne peux m’empêcher de songer à toutes les personnes qui ont besoin d’aide et d’amour et qui pourraient tellement en profiter si des personnes comme cette dame acceptaient d’élargir leur notion d’amour à tout l’univers. L’amour pourrait continuer à donner un sens à leur vie.

Un autre exemple de valeur est l’apprentissage. Je suis sur terre pour me développer, me créer, apprendre au sens large. Lorsque je vis dans cette perspective, tout devient positif. À chaque épreuve ou difficulté, je peux me demander : « Qu’est-ce que je peux apprendre de cela? ». Bien sûr, la difficulté reste difficile à vivre, mais quand je reconnais ce qu’elle m’apporte, la souffrance est plus supportable. Nietzche disait : « He who has a why can bear most any how ». Ce qui peut se traduire par : lorsqu’on a une raison importante, on peut supporter à peu près n’importe quoi.

Après la mort de ma fille, je n’ai pas crié de joie et je ne me suis pas dit : « Youpi, la vie m’apporte une leçon! ». Non! Comme tout le monde, j’ai pleuré et je me suis révoltée. Mais, maintenant après plusieurs années, quand je regarde en arrière pour voir ma vie, je vois quelle transformation sa mort a apportée dans ma vie, quelle richesse et quelle profondeur cette souffrance m’a apportées. Et maintenant, je pense à ma fille morte avec reconnaissance pour tout ce que sa vie et sa mort m’ont appris. Dans cette optique, il n’y a plus d’erreur. Il n’y a que des leçons ou des cadeaux.

Peu importe la ou les valeurs que vous choisissez : la vérité, la beauté, la justice, l’évolution, chacune d’entre elles apporte avec elle un cadeau, chacune d’entre elles vous aide à passer à travers les difficultés de la vie avec plus de sérénité. Nelson Mandela avait choisi de venir apporter sur terre des valeurs d’égalité, Gandhi des valeurs de non-violence et ces valeurs leur ont permis de devenir des êtres d’exception qui ont changé la planète.

Carolyn Myss, une enseignante spirituelle que je respecte beaucoup, dit qu’il y a trois stades d’évolution. Le stade un ou stade de la tribu est le stade où la question fondamentale est : « qu’est-ce que les autres vont penser de moi? » et où l’accent est mis sur la réussite et l’acceptation sociale. Au stade deux ou stade personnel, la question fondamentale y est : « qu’est-ce que je pense, qu’est-ce que je veux et comment puis-je créer cela dans ma vie? » et l’accent est mis sur l’exploration psychologique et la prise en main de sa propre vie. Au stade trois ou stade spirituel, la question est : « que puis-je apprendre de cela? » et l’accent est mis sur des valeurs qui nous dépassent et nous supportent. À ce stade seulement, nous pouvons connaître la joie profonde, la sérénité, le sentiment de participer à l’évolution de l’univers et de nous accomplir pleinement.

C’est ainsi qu’ayant vécu des événements difficiles dus à un manque d’affirmation de moi, j’ai pu réfléchir à mes valeurs et à mes agissements, apprendre beaucoup au sujet de l’estime de soi et créer un cours que j’ai enseigné de multiples fois et qui a servi de base à un cours donné dans les maisons pour femmes battues. Ma souffrance a pu être acceptée parce qu’elle a servi à me faire grandir et à faire grandir les autres.

L’aide la plus efficace pour les alcooliques est l’association AA où les anciens alcooliques témoignent de leur expérience et aident ceux qui sont encore aux prises avec le problème. Ce stade où j’aide les autres à profiter de mon apprentissage est vraiment l’aboutissement de la démarche de guérison. Un deuil ou un apprentissage n’est pas terminé tant que je ne peux pas voir le cadeau qu’il m’apporte et le transmettre aux autres.

Au stade un, on subit le problème, au stade deux, on guérit le problème, au stade trois, on utilise le problème comme tremplin pour acquérir plus d’amour, plus de compassion, plus de connaissance de soi, des autres et de l’univers.

Est-ce à dire que seule la souffrance nous fait évoluer? Non, la souffrance seule ne produit rien. Ce qui nous fait évoluer, c’est la sagesse, la réflexion, l’apprentissage, le dépassement auquel la souffrance nous pousse. Et cet apprentissage pourrait se faire avec moins de souffrance si nous avions la sagesse de prendre le temps de méditer, d’être présent à nous-même, de réfléchir sur nos expériences et sur celles des autres.

Je peux décider de changer d’alimentation parce que j’ai le diabète. Je peux décider de changer d’alimentation parce que la santé est une valeur que je choisis de vivre ou que j’ai pu apprendre ou observer l’importance d’un style de vie sain. Je peux être amputé des deux jambes à cause du diabète et malgré tout ne pas choisir de me préoccuper de ma santé. Ce n’est pas la souffrance qui sauve. La souffrance n’est que l’aiguillon qui me pousse à une prise de conscience et à un dépassement et je peux la subir sans en tirer de leçons. Bouddha a atteint la sagesse en méditant sur les souffrances des autres.

Les gens heureux sont des gens qui font le choix de se regarder, de regarder leur vie et de vivre en fonction de valeurs auxquelles ils croient profondément. Ce sont des gens qui choisissent de s’ouvrir, d’accueillir la vie telle qu’elle est, de lui donner un sens, de s’ouvrir à l’amour. Les gens heureux sont des gens pour qui le cheminement intérieur et la réflexion sont aussi et souvent plus importants que le cheminement extérieur et la réussite. Et, encore une fois, je termine par mes petits conseils sur l’acquisition de cette attitude de spiritualité :

  1. La spiritualité, c’est la capacité de donner un sens à ce qui nous arrive. C’est un travail qui demande réflexion, conscience et sagesse.
  2. Nous ne sommes pas seuls, l’univers est rempli d’amour et de vie, nous pouvons contacter cet amour (en nous) : prière, méditation, …
  3. Tous les hommes sont nos frères, nos sœurs, nos parents, nos enfants. Nous sommes liés et reliés à tous. L’amour est guérisseur autant pour celui qui le donne que pour celui qui le reçoit.
  4. Tout ce qui nous arrive a un sens dans une perspective plus large que notre perspective humaine immédiate.
  5. Tout est apprentissage et apprentissage de l’amour.
  6. Il y a à l’intérieur de vous une zone de paix, d’amour inconditionnel et de grande sagesse. Votre âme est le chef d’orchestre et vous parle par la voix du cœur.
  7. Tout est parfait. Tout est choix.
  8. Prenez le temps d’arrêter, de méditer. Quelles sont vos valeurs? Quel sens voulez-vous donner à votre vie? Qu’êtes-vous venu faire sur la terre?
  9. Soyez lumière et partagez votre lumière. Soyez heureux et partagez votre bonheur.

Amour de soi, égoïsme ou cadeau?

On parle beaucoup de l’amour de soi. On écrit amplement sur le sujet et on lit encore autant. Se choisir, s’aimer, prendre soin de soi, s’affirmer, suivre son cœur, sont des mots à la mode depuis déjà quelques années. Alors que dire de plus qui n’aurait pas encore été dit?

Je crois qu’on a encore besoin de parler, d’écrire et de lire sur l’amour de soi, car il est loin d’être intégré dans nos vies, concrètement, au quotidien. Nous lisons beaucoup, mais il manque la pratique, la pratique qui se reflète dans les actions posées d’instant en instant, jour après jour, lors des situations concrètes du moment présent.

Au fait, que signifie l’amour de soi au quotidien? Ce peut être s’accorder du temps, prendre un bon bain, faire une promenade ou s’offrir une journée de congé malgré un horaire chargé. Plus encore, l’amour de soi est une vision de la vie, une vision d’intégrité avec soi-même. Dire oui quand on pense oui… et non quand on pense non, aller au bout de soi-même, s’affirmer avec entièreté, tous ces aspects font partie de l’amour de soi.

Pour recevoir l’estime, l’approbation ou la reconnaissance des autres, que de fois nous disons ou faisons le contraire de ce que nous voulons. Un mal-être s’installe alors insidieusement et peu à peu nous nous éteignons. Certes pas du jour au lendemain, mais toujours un peu plus au fil des ans. Finalement, déprimé ou désabusé, nous perdons goût à la vie. Nous ne voyons plus de sens à notre existence, rien de va plus.

Heureusement, une flamme de vie demeure inconditionnellement présente au fond de soi. Elle cherche inlassablement à poindre, à émerger, pour nous éclairer… voire nous enflammer!

Oser être qui l’on est vraiment, quel qu’en soit l’enjeu, est un défi de taille pour chacun d’entre nous. Vous êtes la seule personne avec qui vous vivrez toute votre vie, aussi bien faire en sorte de vivre en harmonie avec « elle » le plus tôt possible.

Facile à dire, me direz-vous! Mais comment faire?

Je vous propose de dire oui quand vous pensez oui et non quand c’est non. C’est simple et à la portée de tous, mais ô combien exigeant.

Pour ceux qui se connaissent assez pour savoir qu’ils disent presque immanquablement le contraire de ce qu’ils souhaitent avant même d’avoir pris le temps de réfléchir, apprenez simplement à ne jamais répondre ni oui ni non sur le coup d’une question.

Essayez, vous verrez. Répondez simplement que vous allez y penser et engagez-vous à donner une réponse dans un délai qui conviendra aux deux. Si vous vous rendez compte que vous avez parlé trop vite (encore une fois!), sachez que rien n’est coulé dans le béton. Vous pourrez rappeler la personne concernée et lui signifier que vous avez réagi trop rapidement et que vous souhaitez maintenant modifier vos dires.

Quand vous arriverez à cela, ce sera un pas énorme vers l’amour de soi. Si on vous traite d’égoïste, peut-être s’agit-il de personnes qui jalousent l’amour de soi que vous incarnez et qui n’osent se l’offrir. Sachez que par vos gestes et vos paroles vous leur offrez le magnifique cadeau de votre sérénité et de votre sincérité avec vous-même. Ça n’a pas de prix!

Les découvertes de Louise

Bonjour à tous!

C’est encore tout imbibée d’émerveillement, suite à la découverte d’un lieu magique ici même dans la région que je prends plaisir à vous faire connaître cet emplacement.

Pour bien vous évoquer l’atmosphère… une impression de bout du monde, le sentiment de découvrir la pureté des premiers âges, car on y retrouve une colonie, un peuple, qui émerge de l’eau, rassemblé à cet endroit comme pour s’y purifier ou faire des incantations sacrées au coucher/lever de soleil. Cette réalisation est l’œuvre de John Félice Ceprano. Le soir de ma première visite, c’est sous un ciel balayé par les nuances du coucher de soleil qui passaient du rose/orange au violet, miroitant sur l’eau d’un bleu turquoise, que je vis la silhouette de ces personnages évanescents.

Un véritable coup de cœur qui ne s’effacera jamais de ma mémoire. Et pour couronner le tout, des effets sonores venaient se rajouter à ce paysage d’une majestueuse beauté! Des voiliers d’outardes me passaient au-dessus de la tête et cela en si grand nombre que j’entendais le vrombissement de l’air qui se déplaçait aux battements de leurs ailes. Elles allaient se poser sur l’eau pour y passer la nuit, alors que les canards volaient en traversant leur trajectoire. Un véritable sanctuaire! Quel magnifique spectacle!

À l’horizon se découpait le profil d’une civilisation illuminée, nous rappelant qu’il existe des îlots de sérénité à deux pas de nos jungles de béton. En plus de vous décrire mon impression du lieu, je jugeais important de connaître la source motivatrice qui a donné naissance à cet endroit, réalisé de toutes pièces par cet artiste/sculpteur. Nous nous sommes donc rencontrés sur les lieux mêmes. Son inspiration première fut de rendre hommage aux peuples autochtones ainsi que de faire une révérence à Mère Nature pour son abondance et sa générosité. Il m’a aussi expliqué la symbolique de cette mise en scène minérale qu’il aimerait un jour interpréter dans une œuvre cinématographique.

Il s’agit donc de trois jardins aquatiques zen. Le premier sur la gauche représente les peuples autochtones, celui du centre, la découverte des Amériques par Christophe Colomb et la période de colonisation et, en arrière-plan la réalisation de la civilisation nord-américaine.

Les pierres sont cueillies sur place, les assemblages sont fusionnés avec une colle époxy. On croirait facilement que le tout s’est formé naturellement avec le temps et l’érosion.

Ai-je piqué votre curiosité? Si oui, pour vous y rendre, vous n’avez qu’à prendre la Promenade des Outaouais Ouest, ensuite la sortie « Remmic Rapids ». Je me devais de vous faire connaître ce lieu de ressourcement. Nous sommes réellement privilégiés d’habiter une région qui nous offre en si grand nombre de tels endroits.