Notre clan : nos racines spirituelles!

Lorsque l’on pense au cheminement spirituel, l’on pense à l’âme, l’esprit, les anges, la méditation, la prière, la contemplation, l’intériorisation, le sacrifice, le moment présent, l’amour, la compassion, la sagesse, la vérité, l’illusion, le détachement, le sacré, l’énergie… et j’en passe.

Mais avez-vous déjà songé à votre clan… oui, oui, les membres de votre famille… comme faisant partie intrinsèque de ce parcours, dit spirituel???

Ayant cheminé plus de 20 ans, ayant voulu « décrocher » de la terre, ayant cru à mon avancement (comme j’en ris maintenant), ayant sombré dans la dépression, ayant découvert et réintégré mon corps… me voici à l’aube de la cinquantaine plus proche que jamais de mes cellules, de la terre, de ma famille, du quotidien… et en même temps, plus incarnée que jamais dans ma spiritualité.

Et une de mes grandes découvertes : que sans mon clan je ne pourrais RIEN faire ou être. Je m’explique. Saviez-vous que l’arbre présente autant de branches que de racines? Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. En ce qui nous concerne, nos racines, ce sont ces personnes qui nous ont précédés sur des générations et qui, peu importe leurs expériences terrestres, ont transmis malgré tout la Vie, puisque vous y êtes. Cette quintessence, cette force de vie, nous passons des années à vouloir la comprendre, la contempler, en saisir la profondeur, la subtilité, la beauté… Étrangement, même si elle nous fut transmise au travers d’êtres si imparfaits que nos parents, il n’en demeure pas moins que sans eux nous ne pourrions méditer, prier, rire, pleurer, espérer, souffrir, s’observer.

Lorsque vous pensez à vos parents, grimacez-vous? Avez-vous placé un océan de colère et de rancœur entre eux et vous, en souvenir des abus, incestes, violences, absence, dépression… dont vous vous croyez victimes? Portez-vous tant de jugements à leur égard que vous vous privez d’une nourriture dont votre cœur se languit?

Lorsque j’ai découvert l’approche des constellations familiales, telles que développées par Bert Hellinger au début des années 80 en Allemagne, j’ai compris dans toutes mes cellules l’importance de mes parents. J’ai posé des gestes pour faire tomber le mur que j’entretenais à leur égard, tout en demeurant bien consciente de leurs défauts; disons que j’ai pu prendre la vie qu’ils m’avaient donnée et leur laisser leurs fardeaux pour marcher sur mon chemin, riche de toutes leurs expériences. Et à partir de ce moment, ma vie a pris un nouvel essor. Je pouvais puiser dans toutes mes racines pour grandir et devenir l’arbre adulte que je chérissais d’être, et ce, à tous les niveaux.

Voilà donc pourquoi je vous disais que votre clan est à la base de votre spiritualité, de vos réalisations, de votre liberté, de votre joie de vivre, de votre autonomie. Lorsque je leur gardais rancœur, je demeurais liée à eux de manière qui me brimais moi. Maintenant que j’ai vu, senti et compris d’où nous venions tous, que j’ai ouvert mon cœur à tous mes ancêtres, étonnamment je me sens plus forte, plus centrée, plus soutenue, plus stable, plus ouverte, plus courageuse, plus libre d’ouvrir mes ailes et voler vers mon destin sans devoir reproduire leurs malheurs.

À propos du karma…

Depuis l’avènement de l’ère du « nouvel-âge », on entend de plus en plus parler du karma. Qu’en est-il vraiment de ce fameux karma? Plusieurs religions de l’Extrême-Orient mentionnent dans leurs enseignements l’existence du karma, mais, de façon générale, elles en parlent d’une façon négative, d’une dette que l’on doit payer.

La loi du karma est une loi spirituelle et pour bien comprendre cette loi, on doit se rappeler que notre vrai moi, est l’âme divine que nous sommes. Dieu a créé les mondes inférieurs pour permettre à l’âme d’expérimenter son état divin (amour pur) et d’arriver à le manifester en tout temps. Dans son grand amour pour l’âme, Dieu lui a permis de faire ses expériences en toute liberté en lui donnant le libre choix dans la façon de le faire et en prenant le temps qu’il lui faudra. Pour aider l’âme, Dieu a établi des lois spirituelles dont la loi du karma pour la responsabiliser dans ses choix.

Karma est un mot de langue sanskrit qui veut dire action. La loi du karma est une loi spirituelle qui nous responsabilise vis-à-vis nos pensées, nos paroles et nos actions. C’est la loi de cause à effet, la loi du retour. De façon encore plus simple, comme le dit Saint-Paul, dans un de ses épîtres aux Corinthiens « vous récoltez ce que vous avez semé ». Cette loi, comme vous le réalisez certainement peut être aussi positive, que négative, dépendamment de ce que l’on a semé.

Pour que le karma prenne tout son sens, on doit l’associer à la réincarnation de l’âme de vie en vie, pour continuer ses expériences et apprendre ses leçons. Je pense que c’est la seule façon logique d’expliquer ce qu’on perçoit comme injustices sur cette terre, telles les guerres, les riches vs les pauvres, la personne en santé vs la personne malade, les catastrophes, etc. C’est à cause de cette loi que le hasard n’existe pas, car tout ce qui nous arrive a une raison et est relié à ce que nous avons semé dans cette vie ou dans une vie antérieure. Je sais que pour beaucoup d’entre nous, il est difficile d’admettre cette forme de responsabilité, mais que nous y croyons ou pas, que nous l’acceptions ou pas, cette loi du karma existe et règle nos vies sur cette terre, qui nous sert de lieu d’apprentissage.

Chaque âme a son livre comptable (livre karmique) et est débitée ou créditée selon ses choix. Dans les mondes inférieurs, la loi karmique est gérée par des entités que l’on nomme les seigneurs du karma. Il est aussi important de prendre conscience que nous n’avons de dette envers qui que ce soit et que les seigneurs du karma ne jugent pas nos choix, mais nous aident à prendre conscience des conséquences et des effets, qui nous reviendront un jour.

La majorité d’entre nous connaissons cette loi, inconsciemment. Nous avons entendu une personne dire, ou avons dit nous-mêmes ce genre de phrases : « Lorsque tu craches en l’air, cela te retombe sur le nez », « Celui qui vit par l’épée, meurt par l’épée » ou « Celui qui sème le vent récolte la tempête ».

Un grand sage a dit un jour, en parlant de la loi du karma « La semence est volontaire, mais la récolte est obligatoire ».

Le guerrier spirituel au contact des éléments

« Apprendre signifie expérimenter, le reste c’est seulement de l’information. » – Albert Einstein

Le guerrier part à la conquête. Il se trouve en lutte, en combat, en guerre. Il est toujours vigilant, attentif à ce qui se passe autour de lui. Il vit en état d’éveil constant, il guette son ennemi, conscient du danger qui l’entoure. L’ennemi pourrait attaquer ou le poursuivre à n’importe quel instant. Alors, il dit être prêt à se défendre. Il a besoin de vaincre, il doit gagner sa bataille. Le guerrier s’engage corps et âme dans sa cause jusqu’à risquer sa vie pour elle.

Est-ce que notre réalité quotidienne ne reflète pas pour bon nombre d’entre nous cet état de lutte, de guerre constante face à la vie? Vivre comme si toute la vie était un coup de dé, laissé à la chance, soumis au hasard, obligé aux malédictions imprévisibles et incontournables d’un destin incertain?

La lutte pour gagner du temps par exemple, la vigilance d’être presque parfait, irréprochable aux yeux des autres, le combat pour être le premier arrivé, pour avoir sa part du bonheur. Vaincre l’ennemi qui se cache sous des formes multiples, N’est-ce pas aussi vivre constamment dans le sentiment épuisant d’attaque ou de défense? Déconnectées de leurs racines véritables, les forces psychiques du guerrier se transforment en ennemis intérieurs. Il vit en bataille contre lui-même et devient la proie des poursuites impitoyables de ses propres créations mentales.

Vivant éloignés de la terre (voir même du sol) comme la plupart d’entre nous, nous demeurons pourtant des enfants de la terre. Nos racines psychiques traversent bel et bien l’asphalte et le béton et sont ancrées dans le sol, au-delà des fondations de nos maisons. Les racines de nos forces intérieures ont commencé à pousser à l’aube de la création de notre planète Terre. Cachées dans nos cœurs, elles attendent de nous donner leur nourriture, de nous rappeler à qui nous sommes reliés et qui nous supporte vraiment.

Cachée dans nos cœurs dort notre appartenance à l’environnement naturel. Nous avons tous la capacité d’utiliser nos sens du toucher, de la vue, de l’odorat, du goût, de l’ouïe avec bien plus d’acuité, de sensibilité et de précision que nous le faisons habituellement. Nos sens sont endormis et n’attendent que leur éveil.

« Les Indiens d’Amérique constituent un modèle éloquent d’une vie guerrière vécue dans le respect de la vie animale et végétale, grâce à une conscience de l’unicité du monde. […] Nous, nous sommes parvenus à dompter la nature extérieure, mais notre nature intérieure vit encore dans un état primitif, et elle nous violente sans cesse. » – Guy Corneau, père manquant fils manqué

Le guerrier fait partie de nos archétypes, c’est-à-dire des forces profondes qui nous poussent à l’action et qui guident nos décisions. Ainsi, il représente la fierté, le courage, la discipline, la simplicité, l’engagement, la persévérance, le dépassement et ultimement la quête de la paix.

Le guerrier spirituel est en quête de l’esprit ou de l’essence des choses dans l’action. Il apprend à apprivoiser les forces de l’esprit qui habitent toute forme de vie dans l’action concrète et continue. Il est le modèle d’une vie incarnée humaine guidée par les principes spirituels dans l’ici-maintenant.  Ses actes manifestent ses valeurs. Le guerrier spirituel sait qu’il n’y a pas un « là-haut meilleur » à atteindre et un « ici-bas ingrat » à endurer. Il se sait intégré dans les cycles de la vie qui demandent le changement constant. Sa spiritualité n’est pas une quête illusoire et linéaire qui croit évoluer vers un état « plus parfait », « plus haut », « plus harmonieux », « plus avancé ».

Le guerrier spirituel utilise son pouvoir intérieur personnel pour se relier au monde, Dans cette perspective, la Terre n’est pas une affaire à gérer pour créer des profits « durables ». Elle est un corps vivant auquel nous appartenons comme n’importe quel brin d’herbe. Le cordon ombilical qui nous relie à la Terre est le même pour tous.

Ces quelques lignes reflètent ma propre quête comme thérapeute et intervenante : comment, dans mon cheminement personnel, intégrer corps-esprit-âme dans le moment présent? Est-ce possible d’aider une personne à retrouver son équilibre et sa santé mentale, si la planète Terre, notre environnement premier, à l’extérieur de ma salle de consultation est malade?

Il me semble que nous avons besoin d’expériences concrètes pour nous relier à notre source de vie humaine, c’est-à-dire à l’environnement naturel, et de retrouver l’énergie de manifestation qui unit le ciel et le sol, le cerveau gauche et le cerveau droit, le Yin et le Yang, le principe féminin et masculin. L’environnement naturel, les éléments sont l’expression de ces forces universelles qui nous maintiennent et qui sont nos matériaux de construction humaine. Comme disait Hubert Reeves : « C’est à la démesure du ciel que nous devons notre existence ». – Poussières d’étoiles

Quelle est ta couleur/lumière?

Quelle est votre couleur/lumière? Non, pas l’aura, votre couleur correspond aux outils que vous avez choisis pour vivre votre incarnation. L’aura, couleur que certaines personnes perçoivent autour d’un corps physique, se situe dans le corps astral. Elle correspond à l’humeur, l’état intérieur de l’individu qui émet une énergie colorée qui change en tout temps. Ce n’est pas une couleur que l’on peut définir comme étant une aura verte ou bleue en permanence.

La couleur-lumière est par contre une énergie permanente qui évolue avec la personne.

Il y a trois couleurs de base en lumière, principe démontré par la physique : le rouge, le vert et le bleu.

Rouge : couleur de base, celle de l’énergie de la terre qui nous aide à réaliser, à concrétiser ou à manifester ce que nous avons choisi de vivre sur cette planète. Elle indique que c’est une personne de réalisation, de concrétisation. Elle aime que les choses se fassent. Elle déteste particulièrement les personnes qui rêvent, parlent de leurs projets et qui ne les réalisent jamais… La couleur rouge symbolise un ancrage à la terre, le physique et le matériel 79 % des humains sont de cette couleur. Donc en principe, une grande majorité de la population devrait réaliser leur vie avec facilité, mais comme les gens donnent leur pouvoir à d’autres, leur possibilité de manifester en est diminuée. Leur système sanguin est plus fragile.

La pierre correspondante au rouge est le rubis qui soutient et protège tout le système sanguin. Il aide celui ou celle qui vibre à cette couleur à mieux s’ancrer à la terre pour mieux s’élever vers le cosmos.

Autres pierres pour ancrer : grenat, obsidienne, pyrite de fer, cornaline, hématite, tourmaline noire.

Vert : couleur du cœur, celle de l’énergie de l’harmonisation et de la guérison qui aide à établir l’équilibre et l’harmonie des éléments vivants de la terre. Elle est le lien entre l’énergie tellurique (terre) et cosmique. Elle indique que la personne souhaite toujours l’harmonie autour d’elle. Comme l’harmonie dans le corps physique représente la santé parfaite, cette personne a des pouvoirs de guérison. Cette guérison peut s’étendre à tous les domaines de la vie. La personne à guérir en premier est bien elle-même… 11 % de la population possède cette couleur. Ce sont d’excellents ambassadeurs et médiateurs pour aider à rétablir l’harmonie entre deux parties. Elles ont l’esprit de synthèse et permettent de concrétiser des solutions. Le point faible de ces personnes concerne la digestion.

La pierre correspondante au vert est l’émeraude, c’est le reconstituant énergétique idéal, il permet l’absorption du vert négatif. Il aide le thérapeute, celui ou celle qui correspond à celle-ci, à mieux rester centré et branché en cas d’intervention.

Autres pierres de guérison : malachite, aventurine, jade, kunzite, lépidolite, pierre de lune, quartz rose.

Bleu : couleur de l’intellect et de la spiritualité qui apporte de la facilité à développer des idées, des solutions, qui aide à se concentrer et à méditer. Elle indique que l’individu est plus au niveau de la conscience transcendante, du spirituel, du mental, du troisième œil; donc, quelqu’un de logique, cartésien, fort mentalement ou quelqu’un d’introverti, d’intuitif et de spirituel. 9 % des gens sont de cette couleur-lumière et se relient avec le cosmos. Cependant, comme nous donnons notre pouvoir aux choses matérielles, nous sommes déconnectés du cosmos et nos possibilités en sont diminuées. Le système lymphatique est plus fragile.

La pierre correspondante au bleu est le saphir, il donne à son porteur une protection contre les ondes telluriques nocives. Il aide celui ou celle le possédant dans ses vibrations à rester connecté avec le cosmos tout en l’unifiant à l’énergie de la terre.

Autres pierres pour l’expression : aigue marine, azurite, célestine, lapis-lazuli, turquoise, agathe zonée bleue.

Rouge/Bleu : forme le violet. Elle indique une personne qui est bien connectée avec le cosmos, donc qui a de bonnes idées ou des solutions adéquates, et qu’en plus, il lui est facile de les mettre en pratique. Elle peut les présenter d’une manière concrète et réalisable.

La pierre correspondante au violet est l’améthyste, elle renforce les glandes endocrines et le système d’immunisation. Accroît l’activité du côté droit du cerveau ainsi que les grandes pinéale et pituitaire. Purifie le sang et l’infuse d’énergie. Bénéfique pour la guérison psychologique. Chasse la colère, la fureur, la peur et l’anxiété. Soulage les maux de tête, les migraines et l’insomnie. Lutte contre les maladies vénériennes, le daltonisme et l’alcoolisme. Équilibre et stabilise la polarité sexuelle. Purifie les qualités protectrices. Guérison, amour divin, inspiration, intuition. Amplifie le sentiment de bien-être. Accroît l’habileté du « channeling ». Effet apaisant. Transmutation. Unité cosmique.

Rouge/violet : forme le jaune. Elle correspond à une personne qui aime faire ou réaliser des choses concrètes d’une manière harmonieuse. Ses pouvoirs de guérison sont pratiques et faciles à mettre à exécution.

La pierre correspondante au jaune est la citrine, bénéfique pour les reins, le colon, le foie, la vésicule biliaire, les organes digestifs et le cœur. Soigne le diabète. Purifie la peau. Combat énergétiquement la dépression. Réduit les tendances autodestructrices. Accroît le respect de soi et la confiance en soi. Gaieté, contentement, espoir. Cordial, stimulant. Stimule la communication et la conscience cosmique. Attire l’abondance. Contribue au nettoyage et à la purification des glandes endocrines. Accroît l’énergie « yang ». Compréhension, compassion.

Vert/bleu : forme les turquoise, bleu-vert et vert-bleu. Elle indique une personne bien connectée avec le cosmos, qui favorise la guérison d’une manière plus intellectuelle ou spirituelle.

La pierre correspondante au bleu/vert est la turquoise, elle tonifie et renforce le corps en entier. Bénéfique pour les systèmes circulatoire, pulmonaire et respiratoire. Vitalise le sang et le système nerveux. Bon pour les yeux et la vue. Aligne les chakras. Accroît l’habilité à méditer. Expression créatrice, tranquillité d’esprit, équilibre émotionnel, communication, amitié, fidélité.

Rouge/Vert/Bleu : forme le blanc. Couleur de la sagesse, indique que la personne vibre aux trois couleurs-lumières et qu’elle est équipée de tous les outils nécessaires à affronter les inconvénients de la vie et vivre tout ce qu’elle a choisi de vivre avec facilité. Les enfants qui naissent actuellement vibrent aux trois couleurs (13-01-96). On dit qu’ils sont les enfants de l’ère du Verseau. Selon les statistiques de 1992, 0,90 % de la population était de cette couleur. Aujourd’hui, ces statistiques changent à chaque jour.

La pierre correspondante au blanc est le cristal de quartz clair, qui reste la meilleure et la plus accessible des pierres. Il accroît les propriétés cristallines du sang, du corps et du mental. Équilibre les corps physique, émotionnel et mental. Active et rehausse les glandes pinéales et pituitaires. Amplifie toutes formes de pensée. L’énergie du spectre complet des couleurs active le conscient à tous les niveaux. Enraye toute influence négative du champ d’énergie et de son environnement personnel. Reçoit, active, emmagasine, transfère et amplifie l’énergie. Excellent pour la méditation. Accroît la communication interdimensionnelle et celle avec le moi supérieur. Favorise la libre circulation de l’énergie vitale. Bénéfique pour les reins et contre la diarrhée, les étourdissements, les hémorragies, les ulcères. Il sert à harmoniser tous les chakras.

Autres pierres d’harmonisation : herkimer, zircon, sélénite.

L’or correspond à la personne qui a intégré les trois couleurs et qui a continué à élever ses vibrations pour atteindre un état supérieur. On nous illustre souvent les saints avec une auréole dorée, elle indique que cette personne a élevé ses vibrations au point de devenir sainte. Nous découvrons de plus en plus des êtres qui s’imprègnent de lumière dorée. Ces individus ont un grand charisme, mais une grande humilité. Grands personnages : Krisna, Bouddha, Gandhi, Martin Luther King, etc.

Le diamant correspond à la symbiose parfaite de l’homme et du Divin… Certains êtres ascensionnés qui continuent de demeurer sur la terre ont cette vibration, je n’en ai encore jamais identifié…

Pour connaître sa couleur/lumière, chacun peut l’identifier intuitivement. Elle correspond généralement à une couleur que nous aimons ou détestons, on ne peut pas être indifférent à sa couleur. Si nous vivons en harmonie avec son choix de vie, nous aimons notre couleur, alors que si nous marchons par la peur, nous risquons de détester cette même couleur.

Dans le silence du désert

Marche et ressourcement dans le silence du désert


Qui n’a pas rêvé de partir dans un désert?

J’ai eu ce privilège de vivre un voyage de ressourcement dans le Sahara marocain avec un groupe de douze personnes, en tant qu’animatrice.

Je souhaite partager quelques moments précieux qui emplissent mon cœur encore aujourd’hui.

La découverte

Lorsque je me retrouve dans l’avion pour Casablanca, je dois me pincer. Et oui, je pars marcher dans le désert pendant plus d’une semaine. Ce rêve est en train de devenir réalité!

Neuf heures plus tard, nous nous retrouvons dans un dépaysement qui ne fait que commencer. La langue arabe sonne délicieusement à mes oreilles. Lors de la récupération des bagages, je vois arriver un homme habillé dans une magnifique gandoura bleue avec un turban sur la tête. C’est notre guide Mohamed, un berbère, qui est venu nous chercher à l’aéroport. Après les salutations d’usage, nous voilà tous dans une grande jeep, en route vers Zagora.

Les paysages défilent, tous plus grandioses que les autres. Les maisons sont en terre séchée couleur ocre. Les dattiers sont gorgés de fruits prêts à être cueillis.

Un premier choc culturel

Lors de notre arrivée à Zagora, dans un hôtel décoré de tapis et de coussins brodés, nous sommes tous invités dans la famille de notre guide pour y déguster un couscous royal.

Avez-vous déjà mangé un couscous sans ustensiles? Je regarde la dextérité de nos hôtes; cela n’a pas l’air si compliqué. Il s’agit de prendre un peu de couscous dans les mains, les rouler dans ses doigts pour en faire une belle boule et ensuite s’organiser pour que cette boulette atteigne votre bouche sans dégât. Nous sommes plusieurs à faire nos expériences. Quant à moi, j’ai plus de couscous sur mes bras que dans ma bouche ce qui ne m’empêche pas d’avoir du plaisir et éclater de rire et de continuer mon apprentissage.

Très subtilement, nos hôtes ont compris que des cuillères sont les bienvenues. Des nouvelles habitudes culturelles ont besoin de temps pour être intégrées.

L’entrée dans le désert un pas à la fois

Le lendemain, nous faisons route vers le désert. Nous rejoignons les dromadaires et les chameliers au pied des montagnes Jbel Bani. Je propose le rituel quotidien avec quelques exercices pour nous ramener à l’intérieur de nous-mêmes, réveiller la flexibilité et demander à chacun de réfléchir à l’intention du jour avec laquelle sera vécue notre première traversée. Je les invite à prendre conscience de leur corps, à entrer en résonnance avec ce paysage grandiose qui nous entoure et à apprivoiser le silence lors de la marche.

Nous franchissons notre premier col et commençons à entrer dans le désert de pierres. Le rythme est lent, mais la montée est difficile pour certains. La devise d’un pas à la fois prend alors tout son sens. La beauté du paysage reste indescriptible. Nous paraissons si petits dans cette immensité. Le désert enseigne sa première leçon d’humilité.

Une expérience solidaire et généreuse

Chaque soir, nous prenons un moment pour partager nos expériences en lien avec notre intention du jour. Le désert offre une belle opportunité de lâcher ce qui nous pèse pour retrouver la simplicité et la légèreté. Chacun en témoigne à sa façon. La démarche est individuelle pourtant la solidarité est présente en permanence.

Lors de nos marches silencieuses, certains vivaient diverses émotions. Je me souviens avoir été très touchée lorsqu’une des participantes est venue donner la main à une autre qui vivait beaucoup de peine et pour laquelle chaque pas était difficile. Il en fut de même lorsque nous devions franchir des dunes; il y avait toujours une ou deux mains charitables qui nous attendaient pour nous hisser vers le haut. Ces élans de solidarité ont contribué à souder le groupe.

La générosité était aussi présente dans l’équipe marocaine. Ces hommes du désert étaient heureux de nous partager leur amour de cet environnement familier. Un jour, arrêtés en haut d’une dune, je regardais au loin s’approcher les chameliers qui chantaient des chants berbères. Je me suis mise à pleurer de gratitude envers ces hommes qui prenaient tant de soin pour nous rendre le voyage agréable. À la grande surprise et satisfaction de nos guides, effectuer une corvée de ramassage de déchets laissés par des humains non scrupuleux a été une belle façon de témoigner à notre tour notre solidarité envers eux.

En conclusion

Lors de nos retrouvailles quelques mois après notre retour, chacun restait encore habité par les prises de conscience révélées par l’expérience du désert. Les apprentissages marquants restaient ces rendez-vous avec la lenteur et le silence et les témoignages de solidarité. Ce voyage aura été une belle opportunité de cheminer au cœur de soi tout en rencontrant l’autre différent de soi. Cela pourrait être ma définition de la spiritualité. Spiritours me donne la chance d’y retourner cet automne et j’ai bien hâte!

Le golf et la spiritualité

Lorsque j’ai débuté ma recherche spirituelle, il y a plusieurs années, j’ai réalisé que ma passion sportive, le golf, m’apprenait beaucoup sur moi-même et que ce sport était mon terrain d’apprentissage émotionnel. J’ai pris conscience que l’endroit où moi et plusieurs autres personnes avions le plus de difficulté à maîtriser nos émotions était sur le terrain de golf, lorsqu’on marquait un coup, spécialement lorsque la balle atterrissait dans l’eau ou dans le bois.

Le golf nous apprend plusieurs leçons qui vont nous servir dans notre vie quotidienne telles que :

Détachement
Se détacher du résultat du coup que l’on vient de jouer, du nombre de coups sur un trou et sur le total. Lorsqu’on n’arrive pas à faire ce détachement, que ce soit au golf ou dans notre vie quotidienne, on se crée du stress.

Responsabilité (honnêteté)
Le golf est le sport qui comporte le plus de règlements. Il y a certaines façons de faire les choses et de compter les coups. Comme dans la vie, nous sommes responsables de nos actes et nous ne devons pas se tricher ou tricher les autres.

Conscience de soi
Comme dans notre vie, au golf nous devons être conscient de nos forces et de nos faiblesses, de les accepter et de décider comment s’améliorer ou pas.

Discipline
Il existe un code d’éthique à suivre et le respect des nombreuses règles établies. Il revient à nous seul de prendre la décision de s’y conformer et surtout de le faire.

Persévérance
Le golf est le sport le plus technique que je connaisse. Pour exceller le moindrement, le golfeur doit persévérer, car comme pour toute amélioration dans la vie, cela prend du temps, rien ne se fait sur un claquement de doigts.

Respect
Je dois apprendre à respecter les personnes avec qui je joue, en adoptant un comportement convenable, en étant honnête en comptant mes coups, tout en suivant les règles établies, tout comme lorsqu’on vit en société.

Avoir un but
Au golf, la personne qui n’a pas de but ne pourra pas s’améliorer, tout comme dans la vie, la personne qui n’a pas de but n’ira nulle part et deviendra un robot se contentant d’exister. La même chose s’applique pour la personne qui désire partir en voyage, tant qu’elle n’aura pas décidé de sa destination, elle restera chez elle à penser.

De plus, le golf est bon pour la santé, car si on arrive à un certain détachement des résultats, on se détend et on élimine le stress. Pour vraiment apprécier le sport et la vie, on doit éliminer de nos pensées les mots compétition et comparaison. Selon mes informations, si on marche le parcours d’un 18 trous de golf en portant son sac sur l’épaule ou en tirant le chariot, on peut perdre entre 1 000 et 1 500 calories. Enfin, les terrains de golf sont situés en pleine nature où l’air est généralement plus pur.

Je souhaite que le golf vous serve, comme à moi, de terrain de connaissance de vous-même, et qu’il vous permette de vous améliorer.

En route vers la liberté

Je suis un bateau tout-puissant et illimité. Je m’appelle AMOUR. Ma soif de liberté se fait sentir et m’incite à prendre le large pour voguer vers l’infini. « Larguez les amarres! » criai-je. Mais rien ne bouge. Malgré tous mes efforts, je n’arrive pas à quitter le port. Que se passe-t-il? Je découvre alors que des centaines de cordages me retiennent au quai. Et moi qui me croyais libre!

Ces attaches portent des noms : famille, parents, enfants, nom, armoiries, chevalière, ancêtres, patrimoine, bijoux, tableaux, photos, traditions, culture, rôles, métier, diplômes, profession, réputation, titres, ambitions, rêves, désirs, pays, patrie, royauté, religion, spiritualité, ordre, parti, organisation, amis, animaux, croyances, valeurs, pensées, idées, science, lois, armée, droits, privilèges, acquis, terrain, maison, lieu, biens, revenus, économies, salaire, apparence physique, vêtements, beauté, jeunesse, santé… c’est sans fin. Suis-je condamné, attaché au quai, à mourir d’ennui, sans jamais réaliser mon rêve?

Pourtant, ce sont des personnes et des choses que j’aime qui me retiennent. Elles ne devraient pas entraver ma liberté, bien au contraire. En y regardant de plus près, je prends conscience que chacune de ces attaches comble un besoin animal chez moi, et me procure du plaisir. Prenons par exemple l’amour pour mes enfants. Ce ne sont pas eux que j’aime, mais bien la satisfaction du besoin d’ouvrir mon cœur – le bonheur de mon corps émotionnel – qu’ils me procurent. Et c’est la peur de perdre ce contentement qui m’empêche d’avancer. La vérité, c’est que je suis prisonnier de mes besoins ainsi que des personnes et des choses qui les assouvissent.

Devant pareil constat, je prends la décision de défaire les nœuds des cordages un par un. Tant que j’étais retenu de partout, je ne risquais rien. J’étais en sécurité et ne craignais pas la tempête. Mais dès que je dénoue quelques liens, je deviens la proie des intempéries et je suis ballotté dans tous les sens. J’ai peur de cette aventure. Je pourrais tout rattacher et retrouver mon confort d’autrefois. Mais il me faudrait renoncer à la liberté et accepter de pourrir sur place. « Non, ça n’est pas possible! » hurle mon âme. Je me sens hors contrôle, sans repère, fragile, laissé à moi-même.

Plus je défais de cordes, plus l’expérience est pénible et terrifiante. J’ai souvent envie de tout arrêter, mais je ne peux revenir en arrière. Je veux connaître la liberté, c’est ma raison d’être. Alors, je continue mon processus avec détermination et courage. Et voilà enfin que je tombe sur le gros cordage, l’énorme attache qui s’appelle Plutôt mourir que… Je suis face au mur de mort. Qui va mourir, la mort ou moi? Si je largue cette amarre, je meurs à la peur. Si je ne la largue pas, je meurs de peur. Quel dilemme! Que faire?

Enfin, je me souviens de qui je suis et ce que je suis venue faire sur terre. Je prends conscience que nous sommes sept milliards de bateaux AMOUR qui nous sommes incarnés pour faire le grand bond de conscience vers l’espèce nouvelle. Certains sont attachés en Asie, en Amérique du Sud, en Afrique… et se font arracher leurs amarres très violemment, sans savoir pourquoi. D’autres sont enfermés dans des camps de réfugiés, des prisons, sans possibilité de prendre le large. D’autres encore expérimentent la guerre, l’injustice, la torture, le viol… sans pouvoir dire ou faire quoi que ce soit. Tous ces bateaux se sont incarnés pour me faire voir l’enfer-sur-terre que je crée à mon image et ma ressemblance, et contribuer à mon réveil de conscience, à moi, qui ai encore le choix. Je les en remercie et je prends la décision de jouer ma partition, moi aussi. Je fais le deuil de mon vieux monde. Je laisse aller mes liens et prends le large. L’AMOUR pourra enfin voguer vers l’infini… en toute liberté!

M’accompagnes-tu?

Le développement de l’intériorité par la méditation

Toutes les formes de cheminement personnel et spirituel ont pour but de révéler l’homme à lui-même. Lui faire découvrir ses beautés cachées, mais aussi ses peurs et ses nombreux dénis. Ce solennel chemin diffère pour chacun de nous et les outils intensifiant cette intériorité sont plus que nombreux.

La méditation demeure l’ultime moyen pour accentuer notre introspection et découvrir nos trésors enfuis. Les formes de méditation sont nombreuses, mais elles ont tous un but commun; conduire le méditant au cœur de son être afin qu’il y découvre son essence spirituelle, sa raison d’être et sa mission en ce monde. Il n’existe pas d’outil plus puissant pour harmoniser notre vie, nous guérir de nos maux et éclairer notre chemin. Depuis les âges les plus reculés, la méditation est pratiquée afin de répondre à ce besoin essentiel de vivre une existence plus riche de sens et elle a magnifié l’existence des sages et des saints.

Les bienfaits de la méditation ne sont plus à démontrer. La science moderne, avec ses instruments de pointe, est désormais capable de voir les phénomènes neurologiques et biochimiques induits par la pratique. Les résultats des analyses des chercheurs concluent que nous possédons là un outil pouvant mener tous hommes au bien-être, à la santé optimale et à la pleine émancipation. Dans les décennies à venir, nous assisterons à une popularisation croissante de la pratique de la méditation et l’intérêt collectif permettra son enseignement dans les écoles dès le plus jeune âge.

Nous entrons dans une ère de spiritualité vivante où l’humanité entière ressent un besoin croissant de reconnexion avec la nature et les cieux. Cette nouvelle spiritualité unifiée à la science nous est indispensable pour résoudre les problèmes auxquels collectivement nous faisons face. Par ailleurs, c’est par un changement de conscience individuelle que l’humanité retrouvera son équilibre. Chacun de nous doit apprendre à fermer les yeux et tourner son attention sur son cœur et y faire le silence. La solution à un monde en paix ne se trouve ni dans les lois ou les décisions politiques, mais dans l’élévation de la pensée de chacun de nous. Selon l’ancien axiome « le petit est comme le grand », ce qui se produit en chacun affecte l’ensemble. Or, le monde guérira par notre propre guérison. En définitive, le plus grand acte de service qu’un être peut faire pour l’humanité est de trouver son propre centre spirituel et de s’y soumettre par la méditation.

La méditation n’est pas une pratique de détente, mais bien spirituelle. Elle consiste à placer le méditant sous l’égide de son pouvoir inné. Ce centre de paix inaltérable situé au-delà des pensées, des émotions et des tribulations. En effet, il existe en nous un état immaculé ou règne une pureté incorruptible. Nous n’avons ni à l’imaginer, ni à le développer. Il s’agit simplement d’aller à sa rencontre. Notre identification exagérée à la forme extérieure, à nos activités, à nos plaisirs ou nos déplaisirs, nous place dans un état d’engourdissement spirituel. Cette inconscience crée un écran entre l’habitant lumineux en nous et la coquille qu’est notre ego.

La pratique de la méditation devient une nécessité lorsque notre mode de vie actuel arrive à un cul de sac. Lorsque nous réalisons que nous n’avons pas su répondre à toutes nos questions existentielles et que par nos efforts personnels nous n’avons pas réussi à réaliser l’harmonie dans notre vie, la méditation brille de sa pleine puissance nous invitant dans la lumière. Nous nous ouvrons à la méditation parce que nous ressentons un appel vers une vie plus riche de sens et de possibilités supérieures. Si vous désirez profondément réussir votre vie et y percer ses multiples mystères, la méditation se placera sur votre chemin comme le plus sublime instrument de salut.

J’ai découvert la pratique de la méditation à une époque de ma vie où rien ne fonctionnait comme je le souhaitais. J’étais donc dans un état d’ouverture complète. En effet, la suffisance et la satisfaction de soi-même ne sont pas d’heureuses prérogatives pour s’initier à la méditation. Or, à cette époque, j’étais conscient de mon mal-être et je désirais éperdument une renaissance. Lorsque je fis la rencontre d’un sage, son enseignement m’a traversé droit au cœur comme les premiers rayons de soleil après une nuit arctique. Ce fut pour moi la plus grande découverte de mon existence et la méditation m’a littéralement tiré des ténèbres. Par la pratique assidue, j’ai trouvé un état ou l’amour et la paix ne se couchent plus. Depuis maintenant 22 ans, je transmets les secrets de l’art sans âge de l’union spirituelle à mon école de Montréal et maintenant en ligne sur internet.

Le plus grand moteur de la spiritualité : la gratitude

Nous avons l’habitude de remercier les gens qui nous rendent service. C’est la moindre des choses. Mais il serait peut-être plus important de dire merci à ceux que nous aidons. Paradoxal, n’est-ce pas? Laissez-moi vous expliquer. Au cours d’une tournée de conférences en France, j’ai rencontré, à Aix-en-Provence, un ami du nom de Georges que je n’avais pas vu depuis des années. J’avais appris par une tierce personne qu’il venait de sortir d’une grave maladie. Aussi lui ai-je offert, sans trop savoir pourquoi, de lui faire un traitement énergétique. Aussitôt que je posai mes pouces sur son dos, Georges sentit une forte énergie sortir de mes pouces et investir chaque cellule de son corps. Comme il était déjà très réceptif à cette énergie que je laissais couler naturellement de mon âme à la sienne, il en retira naturellement tous les bienfaits en quelques minutes. Lorsque j’eus terminé, je m’attendais à recevoir un gros merci de sa part. Mais ce ne fut pas le cas. Il me regarda avec ses yeux d’ange et me dit : « Ce fut merveilleux André, et je me demande qui doit dire merci à l’autre. » Je suis resté bouche bée, me demandant quelle mouche l’avait piqué et je fis semblant d’en rire. Puis le temps a passé, et j’ai oublié l’incident. À mon retour au Québec, alors que pour une énième fois je remettais en question ma participation à ces tournées éreintantes de conférences et de stages, je reçus de mon ami Georges un courriel qui allait m’aider à y voir plus clair. Comme par hasard, j’avais passé une partie de la nuit à m’interroger : « Est-ce que je devrais arrêter de donner des conférences? Pourquoi m’entêter à vouloir expliquer des vérités toutes simples à des gens qui les reçoivent uniquement avec leur mental et qui ne semblent pas comprendre mon langage? Pourquoi ne pas me contenter de ne rien faire, d’être tout simplement, au lieu de parcourir le monde en parlant de sagesse? N’est-ce pas dans l’inaction que je pourrais évoluer le mieux? Et pourquoi ai-je tendance à m’enliser dans l’inaction aussitôt que je m’arrête pour souffler un peu? » C’était le genre d’interrogations qui me hantaient à ce moment-là…

Voici donc le message intégral que m’envoya mon Esprit par l’intermédiaire de mon bon ami Georges ce matin-là où j’étais prêt à tout lâcher : « Depuis l’époque des chevaliers du Moyen Âge jusqu’à celle des Templiers, une vieille légende retrace l’histoire du saint Graal. Ce calice aurait contenu le sang du Christ lors de la Dernière Cène. Les Frères de la lumière auraient conservé ce réceptacle afin d’abreuver les hommes qui recherchaient justement cette lumière (la fameuse quête du Graal). Le saint Graal n’a de raison d’exister que s’il remplit sa fonction : se remplir à ras bord et se vider ensuite, pour se remplir de nouveau et se vider à nouveau, et cela, ad vitam aeternam. Il en est de même pour l’homme : ce vase doit se remplir d’énergie pour qu’il puisse vivre, s’en abreuver à satiété et donner aux autres ce qu’il a reçu. Après avoir fait le vide en lui, l’homme a besoin de se remplir de nouveau et de redonner cette énergie. Et ainsi de suite…

Tout ce qui existe dans l’univers est sans cesse dans l’action, comme le ressac des vagues sur la grève. C’est un processus qui se renouvelle à chaque instant. Dès que l’homme a pris la décision de donner, il ne cesse de se renouveler. Jusqu’à ce qu’il devienne un instrument du Grand Architecte de l’univers, un nouveau Frère de la lumière. La maladie ou tout autre aspect négatif n’existe plus en lui, car il renaît à chaque instant de sa vie. Le mouvement ainsi créé chez l’humain élimine les impuretés et régénère automatiquement son corps. Les gens qui demeurent statiques, les indolents ne se fragilisent que dans l’inaction : ils meurent à petit feu. » Ce message arrivait à temps. Il me fit comprendre, entre autres choses, que le fait de cesser mes activités me mènerait à l’inaction, donc à ma perte. Mon rôle était d’abreuver ceux qui avaient soif et de me laisser ensuite remplir par le Grand Architecte, comme mon ami Georges se plaisait à appeler le Créateur.

Mais la leçon n’était pas terminée et je reçus le lendemain un second message qui venait compléter le premier : « Cher André, je n’ai été ou, plus humblement, il m’a été donné de n’être que l’étincelle qui a permis que te soit révélé ce qui était en toi mais dont tu n’avais pas conscience. Dans l’univers, les soleils s’éclairent entre eux, et dans l’infiniment petit, nous agissons exactement comme eux. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. On pourrait longuement parler du saint Graal, mais tenons-nous en à l’essentiel : la quête que chacun entreprend un jour et à laquelle personne ne peut échapper, et qui consiste à s’élever vers la lumière comme l’arbre qui s’élance vers le ciel en se tournant vers le soleil. Le Dieu de notre cœur n’est-il pas justement un soleil? Je crois que le chevalier qui sommeille en nous se limiterait à ce seul et unique combat durant toute son existence. C’est probablement lui qui nous fait prendre conscience que tout, dans l’univers, obéit à cette loi : s’élancer et s’élever pour s’approcher le plus possible du soleil ou de la lumière. Il suffit d’observer les galaxies, les astéroïdes et les comètes pour comprendre quel sera notre chemin. Ne suivons-nous pas tous la même trajectoire à travers les étoiles? Seul le choix des mots fait la différence. »

Même pour le mot merci, il y a une prise de conscience à faire, car on y retrouve la notion de vide et de plein. Celui qui a reçu de l’énergie ­ j’utilise ce terme de façon générale, mais ce peut être un cadeau, un mot tendre, un sourire, un regard compatissant ­ dit merci parce qu’il avait un vide. Son manque a fait qu’il a pu recevoir. Il s’est rempli et, à cause de ce surplus d’énergie, il a eu envie de donner à son tour. Il a donné, puis s’est de nouveau vidé, créant un manque de ce qui allait de nouveau le remplir, comme la sève de l’arbre à la fin de l’automne et au début du printemps. Dès qu’il y a un peu de lumière et de chaleur, la sève remonte dans les veines de l’arbre et prépare la venue des fleurs et des fruits, qui donneront à leur tour des graines. C’est ainsi que la vie s’exprime et que l’univers nous parle : de l’inspire à l’expire, du flux au reflux. Tous des opposés, qui ne peuvent exister l’un sans l’autre, comme le bien et le mal d’ailleurs.

Il n’y a aucune vanité dans la question : « Qui doit dire merci? ». Car nous devrions tous nous remercier mutuellement. Il y a tant de choses à donner, tant de choses à recevoir. Selon moi, il faut dire merci à celui qui nous a permis de donner, car c’est grâce à lui qu’on existe en cet instant même, qu’on sert à quelque chose, qu’on accueille son acceptation et sa confiance. On s’est peut-être vidé de notre énergie pendant une fraction de seconde, mais c’est grâce à cela qu’on va se remplir à nouveau. Cette nouvelle énergie est comme l’eau fraîche que l’on va chercher au petit ruisseau qui descend de la montagne, et que l’on boit au petit matin. Après avoir lu ce message, croyez-vous encore que j’aie eu le goût de m’arrêter? Je me suis aussitôt remis à l’action.

Quête spirituelle ou psychothérapie?

Commençons d’abord par définir ce qu’est une quête spirituelle.  Bien que chacun ait sa propre définition, pour la plupart elle équivaut à chercher quelque chose d’abstrait.  Je m’explique.  Si on questionne des personnes qui font une telle démarche, on obtient habituellement comme réponse : je cherche Dieu, l’illumination, l’éveil, le Nirvana, la conscience cosmique, la réalisation du soi, etc.  Or, ces réponses ne sont que des mots, des concepts, et n’évoquent rien de vraiment concret.

Maintenant, si on demande aux personnes ce qu’elles attendent d’une psychothérapie, la plupart affirmeront qu’elles veulent se sentir bien dans leur peau, mieux se connaître, vivre des relations plus saines, moins souffrir, etc.  En d’autres mots, elles aspirent à faire l’expérience de plus de bonheur et de paix dans leur vie.

La psychothérapie semble donc être une démarche plus concrète qu’une quête spirituelle.  Après tout, se sentir mieux dans sa peau – tête, corps et cœur -, plus heureux et plus en paix, n’est-ce pas ce que tout le monde recherche vraiment?

Permettez-moi de partager avec vous en quelques mots mon cheminement.  Pendant longtemps, j’ai mené une quête spirituelle, mais en ne sachant pas réellement ce que je cherchais.  Je lisais beaucoup sur le sujet, je rencontrais des sages, je pratiquais la méditation et le yoga, ce qui en soi n’a pas été néfaste.  En fait, ces rencontres et ces lectures m’ont quand même bien servi.  Il m’arrive encore de m’asseoir en méditation, mais ce n’est plus pour les mêmes raisons.  Lorsque par curiosité, j’ai entrepris une psychothérapie, j’ai mis au jour des vérités cachées qui m’habitaient.  J’ai touché des blessures au tréfonds de mon être dont jamais je n’aurais soupçonné l’existence.  Plus j’avançais dans ma démarche psychothérapeutique, plus je découvrais à quel point j’avais appris à survivre.  J’étais devenu un survivant.

Depuis, je n’ai à vrai dire jamais cessé ma quête spirituelle, mais je dois avouer qu’elle est devenue plus concrète, plus globale.  J’apprends de plus en plus à vivre et non à survivre.

J’ai voulu vous parler brièvement de mon histoire, car j’ai connu et je connais encore trop de gens qui croient suivre une quête spirituelle, alors que ce qu’ils font – dans la plupart des cas, mais pas tous – n’est rien d’autre que de fuir.  Ils ne recherchent rien de concret.  En suivant l’enseignement de leurs gourous ou maîtres, ils ont l’impression de pratiquer une quête spirituelle, alors qu’en réalité ils ne savent pas exactement ce qu’ils recherchent.  Souvent, certains espèrent – inconsciemment – retrouver l’amour et la reconnaissance qui leur ont tant manqué dans leur enfance.  Pour d’autres, c’est de combler un vide dont ils ne sont également pas conscients.  Ne vous méprenez pas, je n’ai rien contre les gourous ou maîtres authentiques.  Plusieurs d’entre eux sont des êtres hors du commun et d’une aide indéniable.  Toutefois, suivre les enseignements d’un maître ne fera pas nécessairement diminuer une névrose, à moins que ce dernier suggère ou préconise un travail d’ordre psychothérapeutique.

À vous donc de choisir.  La quête spirituelle et la psychothérapie sont d’un ordre différent, mais pas nécessairement incompatible.  Au contraire.  La psychothérapie peut venir en aide à une quête spirituelle authentique, laquelle deviendra plus pratique, concrète et complète.