La spiritualité au quotidien

Dans ma quête de spiritualité, qui dure depuis une trentaine d’années, j’avais trouvé une belle philosophie, mais qui n’était pas enracinée dans ma réalité concrète. Il restait un malaise et je me questionnais sur l’utilité du spirituel dans la vie quotidienne.

Ce questionnement m’a amenée à découvrir l’importance du moment présent, de la présence à soi et à ce qui se vit dans notre corps. Pour moi, il est devenu évident que le corps et l’esprit étaient liés. Je me suis tournée vers l’étude de nos différents corps énergétiques, des chakras, et des conséquences sur tous les plans de leurs diverses affectations.

Avec le temps, j’ai réalisé que pour être en accord avec toutes ces parties de moi, le corps, l’esprit, l’âme, il me fallait apporter des changements dans mon mode de vie à plusieurs niveaux. Rendre le quotidien spirituel. M’aimer inconditionnellement avant d’arriver à aimer les autres de cette façon. Me créer un environnement qui respecte qui je suis et mettre mes aptitudes au service de la communauté, par un travail plus en accord avec mes valeurs ou par du bénévolat auprès de divers organismes.

Cette prise de conscience a été plutôt insécurisante puisqu’elle impliquait des changements majeurs.

Mon âme souffrait d’être à Montréal, loin de la nature, et déménager à la campagne impliquait de refaire des liens dans un autre lieu. Parfois, il est plus facile de demeurer dans notre connu même s’il ne nous satisfait pas. Les grands changements demandent beaucoup d’énergie et le courage d’affronter l’inconnu.

Après plus d’un an dans les Laurentides, j’ai trouvé de nouveaux groupes d’appartenances, dont un groupe de réflexion et un groupe de méditation, et je me sens plus en paix avec moi-même. J’ai repris l’écriture pour divers médias. J’ose espérer trouver un travail dans la région afin de participer au bien-être de la collectivité où je vis, plutôt que celle d’une ville devenue étrangère. Je me sentirais enracinée, je pourrais déployer mes ailes et offrir le meilleur de moi-même, en me sentant entière et au bon endroit. Mon quotidien devient de plus en plus spirituel!

Pourquoi chercher un sens à la vie?

« Il faut chercher un sens à sa vie, en quête de sens, vide de sens ». On entend et lit si souvent ce discours, ces dernières années, qu’il est presque devenu un leitmotiv sous la plume d’écrivains, dans le discours des chefs religieux et profanes, et dans la bouche de ceux qui cherchent encore ce sens qui semble leur échapper! Ceci laisse supposer que la vie ne possède pas en elle-même son propre sens. Or ce sens, on le cherche, alors que par essence, il existe déjà en soi-même, le sens de la vie dans l’accomplissement de soi.

La vie en elle-même est une chance. Bien la vivre, c’est là tout son sens.

La vie a-t-elle un sens? Je réponds oui à cette question et il me paraît simple d’affirmer que, fondamentalement, tout ce qui existe a un sens. Cette vie, c’est avant tout en la vivant qu’on en découvre le sens. Pourquoi donc chercher un sens à la vie? Pourquoi, surtout, le chercher ailleurs qu’en la vie elle-même comme une course insensée d’un chien après sa queue? La vie est en elle-même pleine de sens : un enfant à aimer, un projet à réaliser, un travail à effectuer, une cause humanitaire à épouser, des capacités à développer, la croissance personnelle à accomplir, la présence à ce qui est, le bonheur individuel et collectif à bâtir… Que souhaiter de plus?

Je suis consciente de la distinction à faire entre le sens de « la » vie et celui que l’on cherche à donner à sa vie personnelle, celle qu’on vit au quotidien. Une fois cela admis, on me permettra de faire quand même un rapprochement entre le sens philosophique de la vie et celui, plus physique, de l’acte de vivre. Car j’ai la conviction qu’en découvrant le sens profond de la vie dans son essence, on découvre celui de l’existence individuelle.

Je ne confonds nullement le sens-signification de la vie et les fonctions du système nerveux qu’on appelle aussi « les sens ». Les comparer ne serait sans doute pas pertinent. Je propose seulement d’élargir un peu le concept, juste le temps d’y réfléchir et, peut-être, d’y puiser quelques clés. Qu’on y voit qu’un exercice qu’on peut à sa guise exercer.

La vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût représentent les cinq sens dont la Nature a doté l’homme et qui permettent la perception et l’analyse consciente des phénomènes extérieurs. De nos jours, les sens sont sollicités à l’extrême, ce qui fait de nous des êtres trop « physiques » emportés par le tourbillon des horaires serrés, de la vitesse, de la performance et de la concurrence. Malheureusement, il arrive que des journées sont si bien remplies par cette course folle qu’on peut ressembler davantage à des robots qu’à des individus capables d’intériorisation. Hélas, ne sommes-nous pas souvent de grands absents? Pourtant, en prenant le temps d’être, les cinq sens pourraient devenir des outils éducatifs pour enseigner l’éveil. Leur utilisation plus « spirituelle » et leur développement pourraient conduire chacun des sens physiques à trouver son équivalent intérieur. Comme exemple, les sens internes de la vue-contemplation, l’ouïe-compréhension, l’odorat-senti, le toucher-perception, le goût-appréciation.

L’exploitation de ces sens permettrait la conscientisation. Les gens agissent, la plupart du temps, dans ce que j’appelle le « faire sans être » qui revêt pourtant une importante dimension. Le fait d’être présent à ce qu’on fait pourrait spiritualiser les machines que l’on est en train de devenir. Cette conscience de ses actions représente le sens de la vie qu’on cherche à découvrir. C’est cela la spiritualité : un heureux mariage des cinq sens et de leurs équivalences intérieures.

Par contre, en faisant appel aux sens internes, cela peut devenir une activité d’intériorisation très intéressante : prendre le temps de voir-contempler la beauté…, utiliser son odorat pour humer tous les parfums d’une fleur, goûter-savourer…, écouter la musique, les sons, le vent…, sentir l’infini…, toucher le bois en sentant tout ce qu’il contient d’Histoire…

C’est l’état d’esprit qui peut transformer nos gestes en les rendant plus agréables et plein de sens! C’est l’état d’esprit qui transforme les actions. Apprendre à aimer ce que l’on fait et ce que l’on est. J’en conclus qu’en ignorant les sens physiques et leur reflet intérieur, on se condamne à une éternelle quête de sens. Pour profiter pleinement de ses sens, un certain degré de présence est requis, je dirais une qualité de présence, à soi, aux autres, aux évènements, et à tout ce qui existe autour de nous. L’abbé Pierre, bien connu pour ses œuvres envers les plus démunis de la société, écrivait dans son livre Mon Dieu pourquoi? que « Le sens de la vie, c’est d’apprendre à aimer ». Mais oui, un bel apprentissage que de soigner la qualité de notre présence à l’autre, ouvrant les yeux sur les mille besoins des gens que l’on côtoie dans son quotidien, entre autres ce besoin de chaque être humain d’être regardé, d’être aimé, d’être apprécié. Tant de gens se sentent laissés pour compte, ignorés dans une solitude dont ils ne peuvent se départir sans une main qui se tend vers eux, sans un regard compatissant et compréhensif, sans une petite attention délicate, une petite remarque positive… que sais-je encore, ces mille petits riens qui façonnent la vie à notre image et à notre ressemblance.

Aimer et être aimé, c’est plein de sens!

À la recherche de sens, vouloir inculquer le sens de la vie en dehors de la réalité humaine et d’un vécu sain et normal, ou en relation avec la vie après la mort, si il y a, ne serait-ce pas un non-sens?

J’étreins tout ce qui est vie. Nul n’est besoin de lui donner son sens. En elle-même le possède. C’est d’une richesse insoupçonnée!

La chance de notre vie

À travers nos activités quotidiennes, on se demande quelquefois pourquoi on est ici sur terre, dans cette vie qui est la nôtre, avec notre entourage personnel, conjoint, enfants, belle-famille, amis, et notre entourage professionnel presque aussi important.

On se demande pourquoi il nous faut vivre cette vie-là; tantôt poser des gestes qu’il faut refaire constamment : gagner sa vie, tenir la maison, encourager les enfants à faire leurs devoirs, prendre l’autobus, faire l’épicerie; ou tantôt vivre des situations exceptionnelles dans le bonheur ou la douleur : la naissance d’un enfant, la maladie et la mort d’un proche, l’accident d’un ami. Toutes ces situations peuvent sembler n’avoir aucun sens et pourtant, elles en ont un.

Un sage améridien de la nation cree dit dans un de ses poèmes : « Nous sommes venus sur cette terre pour bénéficier des leçons de la vie. » 1

Oui, la vie, c’est fait pour la vivre. Cela semble une évidence… On vit pour faire des expériences qui nous rendent toujours plus conscients, toujours plus capables de ressentir ce qui est essentiel. On « se pratique » à vivre de mieux en mieux, à discerner l’important de ce qui ne l’est pas. Et quelquefois ce qui est important n’apparaît pas au premier coup d’œil. Un exemple : les personnes qui reviennent d’une expérience de mort approchée (NDE) disent qu’elles ont pu voir le film de leur vie; ce qui les a frappées dans ce retour sur leur vie, c’est que les gestes qui témoignaient de leur égard pour les autres avaient été les plus valables, et les avaient fait progresser.

Nous sommes des apprentis à l’école de la vie; notre temps d’apprentissage sur la terre est court, il faut en profiter pleinement pour accomplir ce qui est demandé de nous : devenir des êtres humains qui respectent les autres, incluant notre environnement naturel, et qui ce faisant se respectent eux-mêmes. Il faut être capable d’être fier de nous. Comment savoir ce qui est le bon choix à faire pour nous et pour les autres? Comment ne pas céder à la facilité de se dire : « Ce n’est pas mon affaire, je ne m’en mêle pas. » ou « Personne ne le saura, je le fais quand même!»?

Voici ce qu’en dit le même sage amérindien : « Notre existence terrestre n’est qu’une partie de notre voyage vers le monde des esprits, et il est essentiel de bien le préparer. […] Selon nos enseignements traditionnels, la façon dont nous vivons notre existence terrestre influence notre voyage spirituel. Si nous sommes amers, coléreux et pleins de remords, notre voyage s’en ressentira. C’est pourquoi nous pensons que l’existence terrestre est sacrée. Chaque jour doit être un bon jour, avec plein de pensées et de sentiments positifs, car nous ne savons pas quand nous devrons quitter cette terre. […] » 2

Dans son message du Graal, Abd-ru-shin est très précis : « Il vous est donné de parcourir consciemment la Création. Toutefois, au cours de votre périple, vous n’avez pas le droit d’infliger la moindre peine à autrui pour satisfaire vos propres désirs! Vivez en conséquence, et vous serez heureux! Votre chemin ascendant vous conduira vers les lumineux jardins de votre Dieu afin que vous puissiez contribuer dans la joie au développement ultérieur de cette Création. » 3

Notre bonheur passe par l’effort qu’on fait pour rendre les autres heureux. La petite voix en nous est une alliée sûre pour savoir si on a fait le bon choix. Si on l’écoute, oui, on peut déjà être heureux dans cette vie; par nos efforts au jour le jour, nous augmentons notre capacité à nous activer pour la construction d’un monde plus harmonieux. Cette chance qu’est la vie, c’est la possibilité de collaborer à cette Création, de nous transformer pour mieux jouer le rôle important demandé du véritable être humain.

Références :
1- Vernon Harper, (XX siècle), Le Livre des Anciens, p. 202, poème n° 498 (Sagesse et traditions amérindiennes, Tribu des Cree)

2- Idem, p.p. 200-202, poème n° 519

3- Abd-ru-shin, Dans la lumière de la vérité – Message du Graal, Tome III, Conférence 16, p. 110.

Choisir le bonheur

Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l’appelle la naissance. Violette LeBon

La cinquième attitude à développer pour être heureux est sans doute la plus complexe et la plus difficile. C’est la capacité de développer une spiritualité personnelle.

Qu’est-ce que la spiritualité? C’est la capacité de donner un sens à ce qui nous arrive et donc un sens à notre vie (notez que le mot sens veut aussi dire direction). La religion nous offre souvent un sens à la vie. Religion veut dire relier, relier à Dieu, et, dans ce sens, la religion peut être un élément de la spiritualité. Mais la spiritualité dépasse toutes les religions et les englobe toutes. Il est donc possible de développer une spiritualité en dehors de toute religion.

Chacun doit attribuer son propre sens à la vie et il est parfois dangereux de s’en remettre à un gourou qui vous dit quel sens donner à votre vie (le sien). Donner un sens à sa vie est un choix personnel que nul ne peut faire à notre place et un choix qui mérite temps et réflexion. Personne ne peut dire à personne quel est le sens de la vie, c’est à chacun de prendre le temps de trouver quel est le sens de sa vie.

Réfléchir sur le sens de sa vie, réfléchir sur ses apprentissages et son vécu peut sembler du temps perdu. Il est évident que nul ne peut prouver que son sens est le bon de façon irréfutable. Cependant, refuser de clarifier le sens de notre vie est l’équivalent pour moi d’une maladie mortelle. Je vois parfois des gens en thérapie qui ont tout ce que l’on peut souhaiter sur le plan matériel et qui pourtant sont suicidaires parce que, disent-ils, « la vie n’a pas de sens ».

C’est souvent après une épreuve, un décès, un échec, en regardant les autres ou tout simplement avec l’âge que montent les questions « Pourquoi suis-je sur la terre? Qu’est-ce que je suis venu faire ici? Quel est le sens de la souffrance? Est-ce que ça vaut la peine de vivre ou de mourir pour ça? ».

La spiritualité passe par une clarification, un élargissement et une réappropriation de ses valeurs. On pourrait regarder par exemple, une valeur comme l’amour. Ma vie peut prendre un sens par l’amour que je donne et que j’accepte de recevoir. Une dame de cinquante ans, divorcée, à la retraite, bien pourvue et en pleine santé me dit : « Mes enfants sont grands, ils n’ont plus besoin de moi. Je ne sers plus à personne. Ma vie est vide ». Et je ne peux m’empêcher de songer à toutes les personnes qui ont besoin d’aide et d’amour et qui pourraient tellement en profiter si des personnes comme cette dame acceptaient d’élargir leur notion d’amour à tout l’univers. L’amour pourrait continuer à donner un sens à leur vie.

Un autre exemple de valeur est l’apprentissage. Je suis sur terre pour me développer, me créer, apprendre au sens large. Lorsque je vis dans cette perspective, tout devient positif. À chaque épreuve ou difficulté, je peux me demander : « Qu’est-ce que je peux apprendre de cela? ». Bien sûr, la difficulté reste difficile à vivre, mais quand je reconnais ce qu’elle m’apporte, la souffrance est plus supportable. Nietzche disait : « He who has a why can bear most any how ». Ce qui peut se traduire par : lorsqu’on a une raison importante, on peut supporter à peu près n’importe quoi.

Après la mort de ma fille, je n’ai pas crié de joie et je ne me suis pas dit : « Youpi, la vie m’apporte une leçon! ». Non! Comme tout le monde, j’ai pleuré et je me suis révoltée. Mais, maintenant après plusieurs années, quand je regarde en arrière pour voir ma vie, je vois quelle transformation sa mort a apportée dans ma vie, quelle richesse et quelle profondeur cette souffrance m’a apportées. Et maintenant, je pense à ma fille morte avec reconnaissance pour tout ce que sa vie et sa mort m’ont appris. Dans cette optique, il n’y a plus d’erreur. Il n’y a que des leçons ou des cadeaux.

Peu importe la ou les valeurs que vous choisissez : la vérité, la beauté, la justice, l’évolution, chacune d’entre elles apporte avec elle un cadeau, chacune d’entre elles vous aide à passer à travers les difficultés de la vie avec plus de sérénité. Nelson Mandela avait choisi de venir apporter sur terre des valeurs d’égalité, Gandhi des valeurs de non-violence et ces valeurs leur ont permis de devenir des êtres d’exception qui ont changé la planète.

Carolyn Myss, une enseignante spirituelle que je respecte beaucoup, dit qu’il y a trois stades d’évolution. Le stade un ou stade de la tribu est le stade où la question fondamentale est : « qu’est-ce que les autres vont penser de moi? » et où l’accent est mis sur la réussite et l’acceptation sociale. Au stade deux ou stade personnel, la question fondamentale y est : « qu’est-ce que je pense, qu’est-ce que je veux et comment puis-je créer cela dans ma vie? » et l’accent est mis sur l’exploration psychologique et la prise en main de sa propre vie. Au stade trois ou stade spirituel, la question est : « que puis-je apprendre de cela? » et l’accent est mis sur des valeurs qui nous dépassent et nous supportent. À ce stade seulement, nous pouvons connaître la joie profonde, la sérénité, le sentiment de participer à l’évolution de l’univers et de nous accomplir pleinement.

C’est ainsi qu’ayant vécu des événements difficiles dus à un manque d’affirmation de moi, j’ai pu réfléchir à mes valeurs et à mes agissements, apprendre beaucoup au sujet de l’estime de soi et créer un cours que j’ai enseigné de multiples fois et qui a servi de base à un cours donné dans les maisons pour femmes battues. Ma souffrance a pu être acceptée parce qu’elle a servi à me faire grandir et à faire grandir les autres.

L’aide la plus efficace pour les alcooliques est l’association AA où les anciens alcooliques témoignent de leur expérience et aident ceux qui sont encore aux prises avec le problème. Ce stade où j’aide les autres à profiter de mon apprentissage est vraiment l’aboutissement de la démarche de guérison. Un deuil ou un apprentissage n’est pas terminé tant que je ne peux pas voir le cadeau qu’il m’apporte et le transmettre aux autres.

Au stade un, on subit le problème, au stade deux, on guérit le problème, au stade trois, on utilise le problème comme tremplin pour acquérir plus d’amour, plus de compassion, plus de connaissance de soi, des autres et de l’univers.

Est-ce à dire que seule la souffrance nous fait évoluer? Non, la souffrance seule ne produit rien. Ce qui nous fait évoluer, c’est la sagesse, la réflexion, l’apprentissage, le dépassement auquel la souffrance nous pousse. Et cet apprentissage pourrait se faire avec moins de souffrance si nous avions la sagesse de prendre le temps de méditer, d’être présent à nous-même, de réfléchir sur nos expériences et sur celles des autres.

Je peux décider de changer d’alimentation parce que j’ai le diabète. Je peux décider de changer d’alimentation parce que la santé est une valeur que je choisis de vivre ou que j’ai pu apprendre ou observer l’importance d’un style de vie sain. Je peux être amputé des deux jambes à cause du diabète et malgré tout ne pas choisir de me préoccuper de ma santé. Ce n’est pas la souffrance qui sauve. La souffrance n’est que l’aiguillon qui me pousse à une prise de conscience et à un dépassement et je peux la subir sans en tirer de leçons. Bouddha a atteint la sagesse en méditant sur les souffrances des autres.

Les gens heureux sont des gens qui font le choix de se regarder, de regarder leur vie et de vivre en fonction de valeurs auxquelles ils croient profondément. Ce sont des gens qui choisissent de s’ouvrir, d’accueillir la vie telle qu’elle est, de lui donner un sens, de s’ouvrir à l’amour. Les gens heureux sont des gens pour qui le cheminement intérieur et la réflexion sont aussi et souvent plus importants que le cheminement extérieur et la réussite. Et, encore une fois, je termine par mes petits conseils sur l’acquisition de cette attitude de spiritualité :

  1. La spiritualité, c’est la capacité de donner un sens à ce qui nous arrive. C’est un travail qui demande réflexion, conscience et sagesse.
  2. Nous ne sommes pas seuls, l’univers est rempli d’amour et de vie, nous pouvons contacter cet amour (en nous) : prière, méditation, …
  3. Tous les hommes sont nos frères, nos sœurs, nos parents, nos enfants. Nous sommes liés et reliés à tous. L’amour est guérisseur autant pour celui qui le donne que pour celui qui le reçoit.
  4. Tout ce qui nous arrive a un sens dans une perspective plus large que notre perspective humaine immédiate.
  5. Tout est apprentissage et apprentissage de l’amour.
  6. Il y a à l’intérieur de vous une zone de paix, d’amour inconditionnel et de grande sagesse. Votre âme est le chef d’orchestre et vous parle par la voix du cœur.
  7. Tout est parfait. Tout est choix.
  8. Prenez le temps d’arrêter, de méditer. Quelles sont vos valeurs? Quel sens voulez-vous donner à votre vie? Qu’êtes-vous venu faire sur la terre?
  9. Soyez lumière et partagez votre lumière. Soyez heureux et partagez votre bonheur.

L’équinoxe du printemps

Le printemps est de nouveau parmi nous, et l’un des premiers mots qu’il évoque est l’espoir. Les derniers vestiges de l’hiver disparaissent, et nous nous trouvons face au renouveau. Nos sens reviennent à la vie grâce aux sons et aux spectacles de la nature. Tout s’active autour de nous : le pépiement des oiseaux qui reviennent faire leur nid, les bourgeons qui éclosent soudain sur les arbres, tandis que le lit des rivières s’efforce de contenir les torrents exubérants créés par la fonte des neiges. Même le vent dans les branches ne semble plus aussi glacial et la douce chaleur du soleil emplit nos narines du parfum subtil de la terre en dégel.

L’équinoxe du printemps est la jonction entre le sérénité et l’inertie de l’hiver, et le renouveau éclatant du printemps.

Pareilles aux saisons, nos vies passent par les cycles de la naissance, de la mort et de la régénération. Le printemps fournit toutefois à chacun de nous l’esprit du renouveau annuel nous permettant de faire peau neuve et de voir la vie comme un nouveau-né pour qui chaque nouvelle expérience est une merveille ou un prodige. Nous faisons partie de la nature; pourtant, dans notre précipitation quotidienne qui atteint souvent une vitesse fulgurante, il nous arrive d’oublier d’apprécier les choses simples, mais essentielles de la vie.

Selon certaines cultures ancestrales, nous existons sous la forme de la trinité du corps, de l’intellect et de l’âme. Nous ne pouvons pas nous limiter à un seul de ces aspects et devons reconnaître que nous sommes une combinaison des trois.

Par exemple, en voulant à tout prix réussir dans la vie, nous pourrions rechercher le confort physique et la stimulation mentale, au point de négliger notre développement spirituel. Et puis, il y a ceux qui, dans leur quête spirituelle, adoptent une interprétation et une vision étroites de l’esprit, considérant le corps comme un mal nécessaire. C’est dans l’intégration et l’équilibre des trois aspects que nous trouvons l’harmonie. Le corps est notre véhicule. Il nous transporte dans la vie, nous permettant de percevoir notre environnement à l’aide de nos sens physiques. Le printemps nous rappelle simplement notre héritage physique et, puisqu’il représente le tiers de notre trinité, nous devrions honorer notre corps et en prendre bien soin.

La terre est notre mère au niveau des éléments et elle assure notre subsistance et nous réconforte. Elle nous fournit la stabilité physique : une base solide sur laquelle nous nous tenons. Dans la tradition orientale, on dit que la planète Terre contient les Panch Tattwas, ou les cinq sens de la terre (odorat), de l’eau (goût), du feu (vue), de l’air (toucher) et de l’éther (ouïe) qui constituent notre corps physique. Lorsque ces éléments sont en harmonie, nous sommes conscients de nos racines : une fondation solide sur laquelle nous pouvons bâtir en vue de satisfaire nos rêves et ambitions, tout en ne faisant qu’un avec notre nature profonde et intuitive.

Le printemps est donc associé à tout ce qui est naturel et spontané. Il nous aide à nous débarrasser des vieux modes de pensée en nous gratifiant d’un sentiment d’espoir pour toutes les choses nouvelles que nous pouvons créer.

Le printemps nous rappelle l’Éden, à mesure que nos sens reviennent à la vie. Nous avons alors le sentiment que nous pouvons repartir à zéro et que l’espoir du printemps est éternel. Avec un peu d’effort et en réactivant l’insouciance de l’enfance qu’évoque le printemps, nous pouvons produire des miracles, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Maintenant que le printemps est là, faites confiance à votre imagination : tout est possible. Si la nature change, vous le pouvez aussi. Après tout, c’est bien naturel!

Une cure ou un jeûne pour sa santé?

On estime que le jeûne et les cures ont été pratiqués sans interruption depuis au moins 10 000 ans afin de soulager la souffrance humaine. Ils ont été employés depuis l’époque où l’homme commença à être malade. Le jeûne et les cures faisaient partie des méthodes de rétablissement pratiquées dans les anciens temples 1 300 ans avant Jésus-Christ. Hippocrate, le père de la médecine grecque, les prescrivait couramment.

Nous avons tous entendu à plusieurs reprises dans notre enfance de nombreux jeûnes mentionnés dans la bible. Comme exemple celui de Jésus et de Moïse qui l’ont pratiqué pendant au moins 40 jours dans le désert! Ces jeûnes n’étaient pas faits spécifiquement dans le but de guérir une maladie, mais bien un rite religieux de purification. Le jeûne et les cures sont encore pratiqués couramment chez certaines nationalités orientales. Les hindous pratiquent le jeûne régulièrement. Vous avez sûrement déjà entendu parler des nombreux jeûnes de Gandhi. Ces pratiques existent depuis des millénaires.

Plus près de nous dans la nature, de nombreux animaux pratiquent le jeûne aussi. Certains le font en période de rut et de frai. Les saumons mâles jeûnent pendant leurs migrations de la mer vers la rivière. Cette période dure des semaines, voire même des mois. D’autres animaux et insectes le font pendant leurs hibernations, après une naissance ainsi qu’en cas de blessure. Une maladie sérieuse pousse aussi tout animal à jeûner.

Quelle est la différence entre un jeûne et une cure? Jeûner, c’est s’abstenir de toute nourriture, excepté d’eau jusqu’à ce que les réserves nutritives soient consommées. La cure quant à elle est de s’abstenir de toutes nourritures solides. Elle est composée de jus de légumes ou de jus de fruits additionnés quelques fois d’herbes et de suppléments spécifiques au besoin de chacun et de chacune.

Pourquoi devriez-vous faire l’expérience d’une cure ou d’un jeûne? La cure ou le jeûne sont des moyens rapides de cheminer vers la santé en offrant à votre corps la possibilité de se nettoyer et de se régénérer. C’est une technique ancestrale en harmonie avec le corps et la nature qui favorise, tout naturellement, le retour de la pleine santé.

La cure et le jeûne sont pour votre corps ce que le grand ménage est pour votre habitat et ce que la mise au point est pour votre voiture. Ils méritent d’être mieux connus et plus largement employés. Suivre une cure ou un jeûne vous permettra de :

  • Retrouver rapidement votre vitalité et votre énergie;
  • Éliminer et dissoudre les toxines accumulées au fil des ans qui ont créé des congestions et des maladies dans toutes les parties de votre corps;
  • Libérer vos systèmes éliminatoires (les reins, les poumons, les intestins et la peau) de déchets non évacués;
  • Purifier votre système immunitaire et glandulaire ainsi que toutes les cellules de votre corps;
  • Éliminer les déchets et les dépôts durcis dans les articulations et les muscles;
  • Retrouver un poids santé;
  • Permettre de retrouver un équilibre hormonal;
  • Nettoyer les artères, les vaisseaux sanguins pour retrouver une pression sanguine normale et un sang d’excellente qualité;
  • Rebâtir tous les systèmes et les organes : digestif, endocrinien, nerveux, cardiovasculaire, foie, pancréas, etc.;
  • Retrouver un taux de cholestérol équilibré;
  • Arrêter certaines dépendances : cigarette, alcool, nourriture, drogue, travail, jeu et dépendance affective, etc.;
  • Apprendre à installer de saines habitudes de vie et alimentaires;
  • Prendre un moment de repos;
  • Rester jeune, souple et en pleine santé votre vie durant.

Ce repos permet à votre corps de se désintoxiquer, se réparer et refaire ses réserves. Il vous permet également de faire le point et de vous remettre en contact avec votre corps physique, vos émotions ainsi que votre spiritualité.

Dans une société où la maladie est devenue une institution et où les maladies chroniques sont en croissance, nous nous devons de regarder d’autres avenues afin de rétablir notre santé. Tôt ou tard, toute personne devra investir sur sa santé. Il est préférable de prévenir que de guérir. Une autre bonne raison de s’adonner régulièrement à la pratique de la cure et du jeûne! Il n’est jamais trop tard pour agir, car tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir! Notre meilleur allié est notre engagement ainsi que nos actions.

Offrez-vous la santé!

Se laisser toucher… le cœur

Durant notre enfance, nous avons reçu des interdits culturels qui se sont inscrits dans notre histoire. Ils font partie de notre imaginaire corporel et constituent des barrières, des paramètres, des interdits qui nous empêchent d’entrer en contact, de partager la tendresse, de nous laisser toucher… le corps, de nous laisser toucher… le cœur.

Pourtant, « la peau est ce qu’il y a de plus profond en nous », disait Paul Valéry.

Aujourd’hui, l’Occident réagit à ce carcan. Pendant des siècles, il a surtout développé l’aspect visuel du toucher, qui est plus masculin. Maintenant, il s’ouvre à des techniques d’inspiration orientale, qui sont plus audiotactiles et favorisent l’approche globale, la pensée analogique et l’intuition, en mettant l’accent sur le toucher, le mouvement coordonné à la respiration.

À travers cette approche, le toucher de la peau vise à guérir l’âme. Il est générateur non seulement d’une grande variété de plaisirs, mais aussi de sentiments parmi les plus profonds. Christian Bobin affirme : « les mains sur la peau touchent l’âme à vif ».

« C’est par la peau principalement que nous sommes devenus des êtres aimants », explique Harlow. Ou encore : « la caresse recrée l’être qu’elle caresse », déclare Jean-Paul Sartre.

Quant à Confucius, il conseille : « faites les gestes, et les sentiments entreront dans le cœur ». Mais les gestes dont il parle ne sont pas seulement physiques. Car le toucher est complexe : il est actif, « je touche », passif, « je suis touché », et actif et passif simultanément, « je me laisse toucher ».

Se laisser toucher suppose un grand abandon. Souvent nos peurs ou notre esprit rationnel s’interposent. Ils refusent de s’ouvrir parce qu’ils savent que « le toucher est un acte de transformation du monde », comme le définissait Gaston Bachelard. Alors, si je me laisse toucher, c’est d’abord parce que j’ai confiance que celui qui agit sur moi le fera pour mon bien.

Se laisser toucher n’est donc pas une attitude dépourvue de risques. L’univers personnel des gens qui ont osé se laisser toucher par une force plus grande qu’eux-mêmes a souvent basculé. Paul de Tarse en est un exemple édifiant : du jour au lendemain, le tyran s’est transformé en un ardent serviteur du message christique.

Par conséquent, la seule vibration à laquelle il est prudent de s’ouvrir est celle de l’amour véritable. « Tant qu’on ne saura pas aimer véritablement, l’essence de la vie nous échappera », explique le grand enseignant en spiritualité, Harold Klemp, dans son livre « Le cœur d’or ».

Toutefois, le problème réside dans notre difficulté de savoir reconnaître l’amour véritable de celui qui ne l’est pas. Quand les liens que nous créons avec autrui, ou avec la nature, ne visent qu’à obtenir des avantages personnels, nous portons le masque de l’amour, nous n’aimons pas vraiment. La formule : « pouvoir prend et l’amour donne » est une méthode simple qui nous aide à reconnaître la qualité d’amour qui nous anime.

Par ailleurs, nos réactions aux désagréments de la vie sont un puissant révélateur de la qualité d’amour qui nous habite. Bruno en est un bon exemple. Il se fâchait chaque fois qu’un incident se produisait dans sa vie. Il disait être victime de la mauvaise intention d’autrui ou de quelque force maléfique.

Pendant des années, il resta dans cette attitude ombrageuse, jusqu’au jour où il eut l’idée de regarder la situation d’un autre point de vue. Il se demanda quelle aide, quels conseils la vie cherchait à lui apporter à travers les inconvénients qu’il rencontrait sur son chemin. Grâce à cette nouvelle perspective, il développa progressivement l’habitude de chercher le message caché dans ses mésaventures, en ne regardant que le bon côté des événements. Il comprit à la longue que les embûches placées sur sa route donnaient l’occasion de grandir spirituellement. Depuis lors, même s’il ne comprend pas toujours le message que lui transmet une épreuve, il est certain que celle-ci est envoyée pour son plus grand bien. Cette attitude à elle seule témoigne de la qualité de son amour.

C’est sa façon à lui de se laisser toucher… le cœur.

Marie-Claude

Et si on parlait du bonheur et de la joie de vivre?

Pour commencer, mes amis, on va regarder ce que le dictionnaire pense des mots importants de notre titre :
« Bonheur » : État de complète satisfaction, plénitude.
« Plénitude » : Totalité, intégralité.
« Joie » : 1. Sentiment de bonheur intense, de plénitude, limité dans sa durée, éprouvé par une personne dont une aspiration ou un désir est satisfait. 2. État de satisfaction qui se manifeste par la gaieté et de la bonne humeur. 3. Ce qui provoque chez quelqu’un un sentiment de vif bonheur, de vif plaisir.
« Vivre » : 1. Être vivant. 2. Passer sa vie d’une certaine façon. 3. Avoir, se procurer les moyens de se nourrir, de subsister. 4. Exister durablement.
« Heureux » Qui jouit du bonheur, qui est satisfait de son sort. Porté à l’optimisme, gai de nature.

Voilà qui mène à la réflexion, n’est-ce pas? Après avoir refermé le petit Larousse 1989, je vous dirai que ces définitions provoquent chez moi plus d’interrogations qu’elles génèrent de réponses. D’abord, est-ce que le bonheur doit vraiment être défini par la totale et permanente satisfaction de nos désirs? Si oui, alors j’entends déjà plusieurs personnes me dire que certains ne sont pas très exigeants et que d’autres le sont beaucoup trop.

Ensuite, sous le mot « joie », on trouve : « limité dans sa durée ». Pardon? Moi qui croyais qu’il était possible de vivre heureux toute sa vie! Mais voilà que sous le mot « heureux », on trouve : « qui est porté à l’optimisme ». HA! Est-ce que ça veut dire que les optimistes et les gens plus souvent de bonne humeur sont plus portés à être heureux dans la vie que les gens pessimistes et dépressifs? Et si oui, est-ce que le bonheur est un état naturel chez certains alors que chez d’autres, c’est plus difficile? Ou encore est-ce que le bonheur est une question d’attitude?

Bon, je sais qu’ici, vous allez me dire que ça fait beaucoup de questions et peu de réponses. Mais je me défendrai en vous disant qu’il fallait bien se la poser, la question, et définir nos paramètres. C’est bien joli de parler de bonheur et de joie de vivre, mais ne vous attendez pas de ma part à ce que je vous donne des recettes toutes faites sur le bonheur en vous disant que le bonheur est dans l’activité physique, la religion, la spiritualité ou encore la méditation. Non, non, non! Si le bonheur est la satisfaction de vos besoins, alors définissez vos besoins. S’il est dans l’attitude, essayons de changer d’attitude. Une chose est certaine, le bonheur et la joie de vivre ne se trouvent pas dans le savon X qui lave plus blanc que blanc! Vous avez remarqué qu’aujourd’hui, tout le monde voudrait bien nous rendre heureux, oui, oui, nous rendre heureux, en nous vendant le dernier gadget sur le marché, le dernier jouet à la mode pour les enfants, la dernière crème antirides ou l’adoration de tel ou tel Dieu (je parle ici du problème élevé des sectes dans la région. À vous de définir la différence entre une « secte » et une « religion »…).

Ne vous y perdez pas, même s’il y a matière à la déroute. Il est certain que la méditation, la réflexion, la prière, la relaxation sont toutes des activités qui peuvent aider à se centrer et à réfléchir par nous-mêmes. On peut donc mieux faire le ménage dans nos désirs, nos priorités, nos besoins, etc. Je crois surtout que le bonheur est différent pour chaque personne, justement parce que chaque personne a des besoins et désirs différents. Par conséquent, nous avons tous des recettes de bonheur différentes.

Et si le bonheur était créatif? Je sais, vous ne voyez pas du tout où j’essaie d’en venir. Simplement, la recherche du bonheur nous pousse à nous améliorer en essayant de comprendre notre vie, d’atténuer nos souffrances, ou en essayant de changer les choses, et de comprendre les autres. Par toutes ces recherches, nous apprenons beaucoup de la vie, de nos erreurs, de nos semblables, de nous-mêmes. Ne sommes-nous pas sur terre pour apprendre?

Ok, Ok! On revient au bonheur! Entre l’amour, la carrière, la santé, les enfants, la maison, la décoration, le ménage, la voiture, le chien, la famille et les amis! Ouf! Trouvons le temps d’être heureux, grâce à l’affection donnée et reçue par nos proches, aux caresses et aux câlins. Les sourires aussi sont gratuits et en génèrent d’autres en retour. Essayez-le, vous verrez bien. Je vous donne le devoir suivant : pour une journée complète, ayez le grand sourire dans le visage, toute la journée; souriez à tout le monde. Vous m’en donnerez des nouvelles. Est-ce que vous aurez vraiment passé une meilleure journée ou, tout simplement, l’analyse de votre journée sera-t-elle meilleure?

En terminant, je vous dirai que selon moi, le bonheur est dans la « communication active », dans la compréhension des autres et de nous-mêmes. Dans l’actualisation et la réalisation de soi. Dans l’expression de nos sentiments affectueux et cordiaux. Dans l’entraide et le partage. Si on se donnait tous un petit coup de pouce? Un sourire, une poignée de main, un moment d’écoute, une tape dans le dos. C’est gratuit et ça peut changer la journée de quelqu’un. Oui, je sais, je suis vague, et c’est voulu! Je voulais, par cet article, vous faire réagir et réfléchir. Je vous demande maintenant de m’envoyer vos réactions et pensées sur le sujet. En attendant, soyez sages mes amis, et faires vos devoirs! (rire)

Dominic

Le summum de la vie

Dans un monde présentement chaotique, où tout semble s’écrouler, le chemin clair et paisible… se retrouve en soi.

Nous sommes présentement dans une nouvelle étape de changements. Regardez autour de vous. Que remarquez-vous? Vous remarquez qu’il y a des maladies, des pertes d’emploi, des bris de relations, des familles séparées et différents niveaux de dépression. Tous ces défis nous donnent la chance de décider de continuer de la même façon ou alors, de nous élever vers un nouveau niveau d’expression. En fait, tout cela nous ramène à une chose importante : qui nous sommes vraiment – et le fait de s’aimer soi-même – Les défis nous posent plusieurs questions : « Est-ce que je me nie? Est-ce que je me mens? Qu’est-ce que je désire vraiment? Est-ce que je choisis le rôle de victime ou est-ce que je prends en charge toutes mes créations? Est-ce que je suis à la merci des autres ou même, de la vie? Est-ce que je vais lâcher prise? ». Ces questions viennent de votre Esprit et elles demandent réponse.

Pouvez-vous imaginer une vie où les gens s’aiment eux-mêmes et aiment les autres, avec un tel respect que les jugements, les principes, les modèles s’effondrent, afin que nous soyons tous libres d’être et de permettre aux autres d’être? Eh bien, c’est vers cela que nous amène la nouvelle énergie de 2012. Cela a lieu depuis 2007. C’est pourquoi j’accepte les défis qui m’arrivent et qui ouvrent mon cœur afin de prendre de l’expansion, en unité avec la vie, partout.

Le discernement est essentiel pour reconnaître ce qui nous appartient et ce qui appartient à l’autre. Partout, sur la planète, tout est chaotique. Cela ne vous appartient pas. Ne le faites pas vôtre. Soyez un observateur, pendant que vous décidez qui vous désirez être et pour savoir où vous en êtes. Ce qui se passe présentement doit arriver. Si vous écoutez vraiment votre être intérieur, vous reconnaîtrez que vous avez désiré le changement. Nous voulons tous être libres, nous voulons connaître l’amour, nous voulons nous tenir ensemble. Au niveau de l’âme, c’est notre plus grand désir. L’année qui vient et celles qui suivront nous rempliront d’espoir pour une nouvelle vie, remplie de joie. Pour certains, il y aura des moments de grande conscience tandis que d’autres, étant récalcitrants aux changements, se trouveront en plein chaos et dans la confusion. Plusieurs quitteront même le plan terrestre. Et, vous savez quoi? Ce n’est pas important, car cela ne vous appartient pas, à moins que vous ne le fassiez vôtre et que vous lui portiez toute votre attention. Choisissez de vous harmoniser et de vous équilibrer vous-mêmes en étant à l’écoute de votre antenne intérieure, qui sait toujours ce dont vous avez besoin. Prenez du temps pour être seul avec vous-même, soyez bon envers vous-même, mais, plus encore, soyez conscient de qui vous êtes, à ce moment présent.

Ce qui importe le plus, dans l’année qui vient est d’approfondir la compréhension de votre soi, dans le but de croître spirituellement.

Connectez-vous à votre âme et laissez-vous guider vers la transformation, vers l’amour et le respect de soi.

Libérez-vous des drames de la vie, apprenez à interagir avec les expériences de la vie.

Prenez le temps nécessaire pour trouver les réponses aux plus grandes questions de votre vie.

Choisissez d’évoluer et de croître dans la nouvelle conscience.

Transformez les situations chaotiques, pour vous connecter à votre lumière intérieure.

Choisissez de vous éveiller et de donner de l’expansion à votre conscience, en ressentant ce qu’il y a à l’intérieur.

Reconnaissez votre propre pouvoir et apprenez à l’utiliser avec sagesse.

Devenez responsables des choix que vous faites, soyez vrais envers vous-mêmes et devenez le maître de votre vie.

C’est possible et accessible. Choisissez, décidez et expérimentez. Unissez le mental et l’âme pour permettre à votre conscience de prendre de l’expansion, car ce sont des étapes nécessaires pour vous aimer vous-mêmes et pour aimer l’autre.

Là où l’amour réside, l’harmonie existe et la peur disparaît. Soyez tolérants envers les autres. La compassion fait en sorte que nous acceptons ce que l’autre vit.

Tenons-nous la main et marchons ensemble vers la lumière de l’ère nouvelle.

L’éveil de conscience et l’amour de soi sont d’une grande importance pour la liberté d’être et l’acceptation des grands changements planétaires.

L’avenir se conjugue au présent…

Puisque j’exerce professionnellement le métier de « tarologue », non pas en prédisant le beau temps après la pluie, mais en utilisant les cartes comme support au développement personnel et au cheminement spirituel, sans négliger pour autant les questions terre-à-terre, j’ai tiré trois cartes dans le but de lire le message en lien avec l’année 2010.

Les trois arcanes de gauche à droite : L’Étoile (XVII) – La Maison-Dieu – Le Bateleur.

J’ai bien regardé ces trois arcanes, en méditant… et voici ce qu’il en résulte, sous l’inspiration du merveilleux Tarot. Je vous livre ici ma réflexion. J’ajouterai que ces trois arcanes sont en parfait accord avec mon intuition et ma pensée, si je réfléchis à l’année 2010, et de bon augure!

Le temps des prises de conscience individuelles, du cheminement « nombriliste » et du quant-à-soi sont dépassés! Riches ou pauvres, nous avons beaucoup reçu, de toutes sortes de manière, même inconsciemment. Certains la santé, d’autres des moyens financiers satisfaisants, d’autres une grande force de méditation, l’amitié, etc. Une vie meilleure, plus épanouie et mieux équilibrée ne peut se concrétiser que dans le partage de nos richesses individuelles. L’ère est aux réseaux de toutes sortes, l’avenir immédiat passe par l’entraide et l’échange, le partage des potentiels et le soutien aux plus faibles. Chacun a les moyens d’aider les autres et c’est en donnant ce qu’on a reçu que nous recevrons encore. Ceci dans un esprit de gratitude et d’accueil. Ne craignez point vos intuitions, mais cessez d’être esclaves de vos désirs! Vivre au présent est sans doute l’un des plus beaux chemins et l’un des plus difficiles, mais il mène en général vers cette « simplicité » tant rêvé.

Toujours plus de gratuité. Gare à l’exploitation des âmes sensibles et des cœurs vulnérables. La chose est tentante en ces temps de misères morales et d’incertitudes. Chacun souhaite être rassuré ou confirmé dans ses expériences de la réalité, parfois heureuses, souvent difficiles. Plusieurs sont prêts à payer le prix! Soyons justes et équitables.

Ne tournons pas le dos au bonheur. Apprenons à marcher sur les mains et à faire la culbute. Ouvrons nos fenêtres… jouissons du chant des oiseaux, en toutes saisons, sitelles, mésanges ou moineaux… L’enfermement s’avère destructeur. Allons à la rencontre des différences et nous cueillerons ainsi des bouquets de surprises, de joies et d’espérances nouvelles. Nourrissons nos élans de spiritualité avec discernement, plongeons! Mais de préférence dans l’eau, pas à côté!

Nous pourrons peut-être ainsi à l’image du Bateleur, regardez nos faits et gestes, parfaire nos intentions et mieux mettre au service de la Vie ce potentiel immense que chacun porte en lui, potentiel psychique, psychologique, émotionnel et matériel. Fuyez la peur, notre pire ennemi.

Je n’ai pas parlé de la grippe, de l’environnement, de l’Afghanistan ni du Dalaï-lama… ni des « bandits à cravate »…, d’autres s’en chargeront, j’en suis certain.

Cultivons la vision claire, exprimons nos préférences pour la vérité, partageons nos options pour l’amour, surtout l’amour inconditionnel, tout en partageant sa table avec ceux et celles qui ont faim de jambon et de patates, d’amitié, d’écoute et d’accueil, d’une main ferme mais ouverte, saluons 2010, qui sera à l’image de nos intentions et de nos gestes, discrets, mais sincères.