Douceur et lenteur cocooning pour l’âme

Comme après un long voyage, il est important de nous déposer et de nous reposer pour nous ressourcer et nous recentrer. En tant qu’Êtres divins incarnés, nous pouvons choisir de voir chaque journée comme un voyage.­ Chaque moment présent est une expérience pour notre être sur tous les plans : physique, émotionnel, mental, énergétique et spirituel.

Que l’expérience soit perçue comme bonne ou mauvaise, elle nous fait vivre une vaste gamme de sensations et d’émotions. Pour notre âme, l’expérience est tout simplement et totalement expérience.

La partie de nous qui a besoin de comprendre, de rationnaliser, de contrôler et d’identifier est notre mental. Nous n’avons pas appris à le contrôler ni à choisir les pensées qu’il crée. Il est souvent très critique et peut provoquer des réactions dans notre corps physique. En pleine cons­cience, nous avons la possibilité de reprendre le contrôle de cette partie de notre être à chaque instant, en choisissant d’y ajouter de la douceur.

Choisir d’amener de la douceur dans notre mental en y ajoutant des pensées douces envers nous mêmes et d’en amener aussi dans notre façon de penser, de voir, d’entendre, d’accueillir, de donner, de communiquer, de partager. La douceur fera s’ouvrir notre cœur.

Au début, notre mental aura peut-être besoin de repères extérieurs :

Par exemple, écrire le mot douceur pour l’avoir sous les yeux à la maison, au travail et dans la voiture ou encore réciter ou chanter le mot douceur comme un doux mantra aura une influence bénéfique sur plusieurs plans.

En centrant notre attention sur la douceur, les autres pensées perdront de leur importance et de leur influence. Au début, cela peut avoir l’air d’une discipline, mais avec un peu de pratique, centrer notre attention sur la douceur deviendra une habitude simple et facile.

Choisir de faire preuve de douceur envers notre corps physique, ce temple sacré de notre âme, sous la forme de l’écoute et du respect de ses limites et besoins. De la douceur pour tous nos sens : les massages, les câlins, le rire, un sourire, de la musique qui nous transporte et nous fait vibrer, le chant des oiseaux, les parfums qui stimulent notre odorat, les aliments à savourer, les activités qui nous font plaisir, le repos dans notre chaise préférée, la contemplation de la beauté qui nous entoure, être en pleine conscience du vent sur notre peau lors d’une marche dans la nature. En fait, tout ce qui peut nous faire plaisir et nous faire vibrer est de la douceur qu’on s’offre à chaque instant.

Et être en pleine conscience ici, maintenant et en soi nous met en contact intime avec tout notre Être jusqu’à notre âme et transforme notre vision de l’expérience; elle devient encore plus complète, intéressante et sacrée.

Inspirer consciemment la douceur de l’air est essentiel pour s’habiter pleinement et est sans doute l’outil de méditation et de maîtrise de soi le plus simple et le plus puissant.

Et ralentir, ne serait-ce que quelques minutes à la fois, nous permet de mieux voir, de mieux entendre, d’être simplement et totalement présent à soi et à ce qui nous entoure. Pour savourer la beauté et la contempler pendant quelques minutes avec conscience et gratitude. En reconnaissant que tout est divin, amour et sacré. Tout. Même nous.

Douceur en votre être.

Qu’est-ce qu’un quartier énergétique? Comprendre les réseaux du futur

Lorsqu’on pense à un projet de construction écoresponsable, le commun des mortels pense à des aspects conventionnels : toit vert, récupération des eaux pluviales, panneaux solaires, etc. Mais en réalité, ce sont souvent les éléments cachés d’un immeuble qui le rendent plus vert. Pour son nouveau projet Zibi, le Windmill Development Group compte adopter un processus existant et unique en son genre, mais peu connu, et le développer de façon à le rendre encore plus efficace.

Le concept de quartier énergétique repose sur le principe d’une centrale énergétique pouvant générer de la vapeur, de l’eau froide et de l’eau chaude pour un quartier déterminé. Plusieurs villes et quartiers utilisent déjà ce principe pour chauffer ou refroidir, mais rarement les deux simultanément. Grâce à sa proximité de l’usine de recyclage de papiers et cartons Kruger qui utilise de l’énergie thermique comme source importante d’énergie pour sa production, Zibi sera en mesure d’utiliser les deux. En récupérant la vapeur, l’eau et la chaleur déchargées à la suite de la production, Zibi pourra les rediriger vers sa communauté au moyen de l’infrastructure existante. Les décharges seront ensuite refroidies ou réchauffées, le cas échéant, dans une usine centralisée, puis redistri­buées dans les immeubles.

Pourquoi utiliser un tel système? Parce qu’il permet de réutiliser l’énergie qui, autrement, serait gaspillée. Et parce que l’eau qui était auparavant rejetée dans la rivière trouvera un second usage. De plus, l’énergie que produit ce système permettra de réduire la charge du réseau d’énergie de la municipalité. Le système fonctionnera en tandem avec une usine de biomasse qui viendra soutenir le quartier énergétique lorsque celui-ci ne sera pas en mesure de fournir l’énergie nécessaire. Cette usine sera aussi en mesure de partager cette énergie avec l’usine Kruger et avec la ville, ce qui constituera un nouveau modèle de partage énergétique local.

Pour l’utilisateur-payeur, il s’agit d’un moyen d’agir sur sa consommation énergétique. En général, les gens consomment de l’électricité et reçoivent une facture d’Hydro-Québec sans vraiment y porter attention. Le chauffage est soit électrique, soit au gaz naturel, lequel provient principalement de l’Alberta. Quant au refroidissement, il est possible grâce à un climatiseur mural électrique. Le nouveau système permet d’utiliser les ressources de proximité, permettant ainsi aux utilisateurs de regarder de près les diverses sources d’énergie, ce qui crée chez eux un certain sens de responsabilité psychologique en tant que consommateur. Aussi, les utilisateurs pourront suivre leur consommation en temps réel et apporter des ajustements au fur et à mesure. Cette façon de faire permet aux gestionnaires de formuler des recommandations à l’intention des utilisateurs et de leur donner une bonne vue d’ensemble de leur consommation moyenne.

Le principe du réseau de chaleur et de froid s’inscrit très bien dans le modèle One Planet auquel Zibi adhère, modèle qui regroupe 10 principes qui soutiennent la durabilité et l’écoresponsabilité. Le réseau de chaleur est considéré comme étant neutre en carbone, puisque ses émissions proviennent des décharges d’une autre source. Le réseau de froid, quant à lui, est zéro carbone, puisque sa source d’énergie est entièrement renou­velable. Ensemble, ils forment l’un des seuls systèmes de ce genre au monde et possiblement un nouveau­ modèle à suivre pour les futurs développements immobiliers et de communauté.

C-Vert : un programme parascolaire multi-écoles… en environnement

Octobre annonce chaque année le lancement d’une nouvelle cohorte du groupe C-Vert à Gatineau. La première réunion hebdomadaire du groupe réchauffe le cœur de tout observateur : 20 adolescents, ayant entre 14 et 16 ans et provenant de quatre écoles secondaires différentes du secteur Gatineau, qui se rassemblent volontairement pour partager leur passion à l’égard du développement durable. Des jeunes qui bravent le temps automnal, après l’école, pour participer à une rencontre. Des jeunes qui affrontent les barrières sociales pour faire équipe et devenir amis avec des jeunes d’autres écoles. Des jeunes qui défient l’oisiveté en venant apprendre et découvrir après les classes. Il y a de quoi être impressionné!

C-Vert est un programme d’engagement environnemental pour adolescents de l’école secondaire du Versant et des écoles polyvalentes Nicolas-Gatineau, Le Carrefour et de l’Érablière. Pourquoi ces jeunes se réunissent-ils chaque semaine avec une animatrice? Pour en apprendre davantage sur les enjeux environnementaux locaux et mondiaux et pour développer leur leadership écocitoyen grâce à des projets concrets dans leur communauté.

En effet, après avoir découvert, pendant quelques séances, quelles sont certaines des problématiques environnementales auxquelles notre monde doit faire face (p. ex., gestion des déchets, surconsommation, protection des cours d’eau, survie de la biodiversité), les participants du groupe C-Vert sont peu à peu appelés à trouver des idées de projets qui leur permettraient de contribuer à un changement à l’échelle locale en lien avec une ou plusieurs des problématiques étudiées. Une fois les projets choisis en groupe, les adolescents, avec l’aide de leur animatrice, apprennent les rudiments de la gestion de projet et du leadership communautaire afin de pouvoir mettre en œuvre toutes les étapes requises pour réaliser leur projet. Ensemble, tout au long de l’année scolaire et même pendant un stage d’été de quatre semaines, ils s’emploient à transformer leur communauté grâce à des projets environnementaux positifs.

À titre d’exemple, la cohorte 2015-2016 de C-Vert Gatineau a conçu une activité de sensibilisation sur le thème des matières résiduelles pour les enfants inscrits au camp de jour de la ville de Gatineau. Avec certains groupes d’enfants du camp de jour, elle a créé des œuvres d’art hautes en couleurs à partir de matières récupérées. Ces œuvres d’art ont été exposées à la bibliothèque Guy-Sanche pendant un mois pour continuer à transmettre un message relatif à notre consommation et à notre façon de réutiliser les objets en fin de vie. Qui plus est, ces jeunes ont procédé au verdissement de base de la cour arrière de la SPCA de Gatineau pour que non seulement des employés du lieu, mais aussi les animaux qui sortent jouer dans la cour, puissent en profiter. La cohorte précédente avait planté des arbres fruitiers le long d’un jardin communautaire, en plus d’avoir récupéré des vélos usagés dans la communauté pour les réparer et les remettre aux enfants du Centre de pédiatrie sociale de Gatineau afin de les inciter au transport actif.

En bref, le programme C-Vert mérite d’être mieux connu, car les adolescents qui s’y inscrivent sont de véritables modèles d’écocitoyens qui contribuent de façon positive à l’avancement écoresponsable et durable de notre société.

Enviro Éduc-Action est gestionnaire de C-Vert à Gatineau, un programme mis en œuvre et soutenu financièrement dans six régions au Québec grâce à la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman, au Secrétariat à la jeunesse du Québec, aux YMCA du Québec et, pour Gatineau, au programme Présents pour les jeunes de la Banque nationale.

Geneviève Carrier, Enviro Éduc-Action
gcarrier@enviroeducaction.org

Cohabitat Québec

Dans cette chronique, je vous présente différents projets au sujet du mouvement des communautés intentionnelles au Québec et dans le monde. Ces projets représentent un mode de vie épanouissant et porteur de sens, de même qu’une solution aux problè­mes environnementaux et sociaux.

Le cohabitat (cohousing en anglais) est un type de communauté intentionnelle composée d’unités d’habitation privées ayant des aires collectives. Ainsi, à la différence d’une coopérative d’habitation, les membres sont propriétaires de leur unité d’habitation qui peut être un condo ou une maison.

Le projet de Cohabitat Québec est situé dans le quartier Saint-Sacrement de Québec, à deux pas du cégep Garneau. Il est constitué de 42 unités d’habitation, soit 32 logements de 1 à 3 chambres et de 10 maisons de ville de 3 ou 4 chambres.

Dix ans avant le début du projet, Michel Desgagnés visite plusieurs projets de cohabitat aux États-Unis et en Europe et il prend beaucoup de notes et plusieurs photos. L’un des éléments importants qu’il retient de ses visites est l’importance de construire la maison commune en même temps que les habitations afin de s’assurer que l’espace de convivialité et de confiance entre les voisins s’établit dès le départ. À la suite de ces visites, un premier groupe se constitue pour bâtir un projet au Québec. Au bout de quelques années, les gens se rendent compte que certains voient le projet en campagne, d’autres en ville, et d’autres encore en banlieue. Pour Michel Desgagnés, il est clair que le projet doit se développer en ville. Il démarre donc un nouveau noyau sur cette base. Le groupe achète un terrain en juillet 2010, et la construction commence en 2012. La fin de la construction et l’emménagement des premiers membres ont lieu en juin 2013, quelques mois après le triste décès de son fondateur.

La construction est certifiée LEED Platine. Il n’y a que 22 places de stationnement pour les 42 unités d’habitation, dont l’une est dédiée à Communauto. On récupère les eaux de pluie et on en fait un jardin d’eau. On a fortifié la structure de l’un des toits pour accueillir éventuellement un toit végétal. En outre, on a conçu de petites unités d’habitation parce que les résidents ont accès à des espaces communs. Parmi ceux-ci, on compte des chambres d’amis, une salle de jeu pour les tout-petits, une autre pour les ados, une salle de lavage, des ateliers, du rangement, une grande cuisine collective et une salle commune.

Des résidents nous ont confirmé que la vie collective est vraiment active : pédibus, aide aux devoirs, repas communautaires une ou deux fois par semaine, prêts et emprunts de voitures et entre 9 et 12 heures de tâches communes chaque mois. La vie en cohabitat semble vraiment géniale. Parmi les voisins, il y en a qui s’occupent de choses spécifiques, comme une agronome qui travaille dans les jardins, des enseignants à la retraite qui offrent de l’aide aux devoirs, un menuisier qui aide dans l’atelier, etc. Les unités d’habitation sont bien situées pour les gens qui travaillent en ville. Les résidents ont une bonne conscience environnementale (ils habitent dans un bâtiment LEED Platine!). On sait que les enfants grandissent dans un environnement stimulant. Finalement, le projet est si bien conçu que quiconque peut envisager la vie en commun sans faire trop de concessions sur son mode de vie.

Le moment est parfait puisque des unités sont actuellement disponibles.

Référence : site Web de Cohabitat Québec : http://www.cohabitat.ca

Ta vie idéale en images

En cette fin d’année, je vous invite à prendre le temps de faire le point. Êtes-vous là où vous voulez être? Mais la question la plus importante selon moi est, aimez-vous qui vous êtes? Êtes-vous heureux, généreux, altruiste, créatif, serein, enjoué, enthousiaste, énergique…? Avez-vous exploité votre plein potentiel? Si oui, bravo! Sinon, qu’elle action pourriez-vous prendre pour réaliser vos rêves?

En cette période de l’année, c’est tradition de prendre des résolutions. Faites-vous un vœu en pensée ou préférez-vous écrire vos résolutions pour pouvoir les relire régulièrement afin de vous motiver? Êtes-vous audacieux? Peut-être que vous déclarez vos résolutions à haute voix devant famille et amis? Faire une déclaration devant témoins augmente significativement vos chances de réussir parce qu’en l’annonçant, vous vous rendez imputables à d’autres. C’est prouvé! Plus on en parle ouvertement, plus on est motivé à changer.

Une autre façon d’augmenter les chances de réaliser ses vœux est d’engager son cerveau droit dans un exercice de vision. Le cerveau gauche est linéaire, logique, ration­nel et pragmatique. Le cerveau droit est imaginatif, créatif et intuitif. C’est avec le cerveau droit qu’on peut concevoir ce qui pourrait sembler impossible avec le cerveau gauche de prime abord.

Pour allumer votre cerveau droit, je vous invite à faire un tableau de vision. C’est un moyen remarquable de visualiser ses objectifs et d’activer sa motivation! Le tableau de vision active la loi de l’attraction. Selon cette loi, on attire dans sa vie tout ce à quoi nous accordons de l’attention, de l’énergie, de la concentration, que ce soit positif ou négatif. Chacun peut diriger cette puissante loi de l’attraction de manière à attirer ce qu’il ou elle désire.

Comment faire un tableau de vision?
1. Réservez-vous une période d’une heure ou deux sans interruption.
2. Matériel nécessaire : une pile de vieilles revues, un ciseau, un bâton de colle et un grand carton sur lequel vous allez coller vos images.
3. Créer l’espace : préparez-vous une tisane ou un bon café. Écoutez de la musique qui vous fait du bien. Vous pouvez aussi allumer une chandelle ou faire brûler de l’encens. Bref, créez une atmosphère qui vous inspirera à imaginer de nouvelles possibilités.
4. Courte méditation : Prenez quelques respirations profondes et laissez-vous rêver à tout ce que votre cœur désire pour l’année 2017.
5. En gardant ces rêves en tête, feuilletez les revues et découpez les images et les mots qui vous interpellent. Laissez votre cœur vous guider plutôt que votre tête. C’est préférable d’éviter d’analyser ou de débattre vos choix. Faites confiance à votre intuition.
6. Collez vos images sur le carton.
7. N’oubliez pas de signer votre œuvre et d’y inscrire la date.
8. Exposez votre tableau de vision bien en vue dans un endroit où vous passez beaucoup de temps tous les jours. Votre inconscient enregistre les messages positifs contenus dans vos images et dans vos mots et vous guidera tout doucement vers leurs réalisations.

Quand je regarde mes tableaux de vision après un an ou deux, je suis toujours émerveillée de constater que la plupart de mes rêves se sont réalisés. Certains rêves sont mûrs pour s’actualiser et ils se concrétisent rapidement. D’autres rêves prennent plus de temps avant d’éclore parce qu’on vient tout juste de planter la petite graine de potentiel dans le sol. Il faut savoir faire confiance à la vie.

Allez-y, rêver grand! La seule chose qui peut imposer une limite à ce que vous pouvez accomplir est votre capacité de l’imaginer ou pas.

Le moment parfait

Avez-vous déjà planifié votre année 2017? Une année charnière ou une répétition du connu?

Pour ma part, à chaque début d’année, je me fixe des objectifs, et ce, depuis plus de 40 ans! J’ai même conservé une copie d’une quinzaine d’années dans un cartable. Très agréable à consulter avec du recul. Je suis une passionnée, direz-vous. Eh oui! Selon moi, la vie est trop courte pour être ennuyante.

Programmer l’essence
Voici une nouvelle méthode. Elle s’avère des plus efficaces parce qu’elle programme l’essence (le fond) de ce que vous souhaitez et non les détails (la forme). Si vous n’aviez qu’une seule méthode à utiliser, elle, je crois, la plus simple et la plus efficace.

D’abord, dressez une liste des carac­téristiques recherchées de votre objectif, (je l’appelle la liste d’épicerie). Cette liste constitue un cadre de référence qui définit la forme ou l’apparence sous laquelle vous entrevoyez votre objectif. Mettez délibérément la liste de côté et oubliez-là! Oui, c’est bien ce que j’ai écrit, oubliez-la.

Puis, précisez l’essence de ce que vous cherchez en quelques mots clés (je donnerai un exemple plus loin). L’essence faisant référence à la nature profonde de votre désir, ce qui est primordial même si, dans votre liste précédente, les caractéristiques n’étaient pas toutes présentes.

Ensuite, programmez mentalement l’essence (et non la liste) de votre objectif. Vous pouvez affirmer vos mots-clés à voix haute. Puis, trouvez un symbole (un objet, une photo) en guise de rappel, que vous conserverez à la vue. Il agira sur votre inconscient.

Voici un exemple : Vous êtes à la recherche d’un ou d’une partenaire?

Esquissez un portrait de votre partenaire idéal(e). Énumérez toutes les qualités qui vous semblent importantes et les intérêts que vous aimeriez partager : costaud, bonne écoute, aime les concerts, le ski, etc. Ensuite, mettez cette liste de côté et n’y revenez plus.

L’étape la plus importante consiste à préciser le type de relation que vous souhaitez vivre sans tenir compte des qualités énumérées précédemment. Choisissez cinq mots-clés.

Pour ma part, j’avais programmé les mots clés harmonie, communication, plaisir, tendresse et passion. Neuf mois après le début de ma programmation, j’ai rencontré mon nouveau conjoint. C’était en 1993. Et notre relation dure encore!

Vous pouvez vous exercer avec tous vos objectifs.

Pourquoi programmer l’essence et NON la liste?
En programmant l’essence au moyen des mots-clés, vous activez une force à dimensions multiples, vous donnez de l’ampleur à la loi de cause à effet et vous construisez les équivalences mentales de ce que vous voulez obtenir.

Chaque mot-clé représente une image et des émotions qui vous sont propres, et produit une image multidimensionnelle comme un hologramme qui attirera l’équivalent mental de l’image projetée et sentie.

En programmant la liste d’épicerie détaillée, vous faites des choix qui vous restreignent. Vous prenez surtout le risque d’obtenir exactement les caractéristiques de votre liste d’épicerie au détriment de l’essence de votre désir.

Voici l’exemple de Valérie qui s’est arrêtée à la liste des caractéristi­ques. Elle s’est effectivement attiré Charles, un beau gars qui remplissait la presque totalité des caracté­ristiques recherchées. Toutefois, après quelques mois, il s’est montré contrôlant et très désobligeant à son égard. Leur relation s’est terminé dans les pleurs et les grincements de dents. Elle ne correspondait pas au type de relation qu’elle aurait souhaitée au fond d’elle-même, mais elle en avait programmé la forme et non le fond.

Programmez l’essence et laissez agir l’énergie comme un aimant.

Il est urgent d’aller lentement

Dans la vie, il y a des moments où l’intensité émotionnelle peut être très forte, comme lors d’un licenciement, d’une relation personnelle ou professionnelle difficile ou encore du décès d’un proche.

La plupart du temps, dans de telles situations, une série d’émotions nous submergent et nous empêchent de faire la part des choses. C’est pourtant dans ces moments qu’il est urgent d’aller lentement. Quand le besoin de mieux comprendre ce qui nous arrive devient impérieux, prenons le temps de l’écouter.

Des approches novatrices, comme la cohérence cardiaque, l’ACT (Acceptance and Commitment Therapy), l’approche paradoxale ou encore la pleine conscience, ont en commun cette idée de ralentir pour pouvoir intégrer ce qui se passe dans le moment présent. Dans cet article, je vous propose deux clés importantes qui font partie de ces appro­ches dignes du plus grand intérêt.

La première clé : Se donner le temps d’accueillir et de reconnaître ce qui est
Lorsqu’une épreuve survient dans notre vie, un réflexe bien humain est de vouloir contrôler l’émotion. Le contrôle peut prendre la forme de la fuite, de l’évitement ou du déni. Pourtant, pour qu’une émotion négative se transforme en quelque chose de plus agréable à vivre, il est inévitable d’accueillir l’émotion et de la vivre pleinement.

Pensez à l’analogie du morceau de sucre qui se dissout au contact de l’eau. Pour l’émotion, le même processus se produit. Quand l’émotion est accueillie et reconnue, elle se dissout. Voilà pourquoi il est si important de ralentir afin de pouvoir accueillir et reconnaître l’émotion, être avec elle un moment, puis poursuivre sainement son cheminement.

La seconde clé : Observer
Observer implique la notion que nous ne sommes pas nos émotions. Comme l’ont écrit les plus grands sages, les émotions ne sont pas permanentes, elles ne font que passer. Donc, bien que nous fassions l’expérience d’une émotion, celle-ci ne nous définit pas. Il est donc essentiel de ne pas s’identifier à l’émotion. La différence entre être une émotion et observer une émotion peut être subtile. Il s’agit de saisir que nous sommes en fait le contenant plutôt que le contenu.

Observer une émotion permet de prendre du recul par rapport à l’expérience. Cela permet d’en diminuer l’intensité. En y arrivant, on découvre la possibilité de vivre ce qu’on a à vivre de façon plus tolérable et moins dramatique.

Prenons un exemple concret pour illustrer l’effet positif de ces deux clés dans la vie des gens :

Une personne vient de se faire licencier. Elle ressent de la colère et de la rancune face à son ancien employeur en plus d’être anxieuse face à l’avenir. Amorcer rapidement une recherche d’emploi dans ce contexte émotionnel pourrait être contre-productif, puisque la personne se trouve coincée entre son passé et son avenir. Elle a la tête pleine et n’est pas vraiment disponible sur le plan émotionnel pour un nouvel objectif professionnel.

Une attitude très bénéfique serait de prendre le temps d’intégrer ses émotions en tournant son attention vers l’intérieur. En prenant le temps de respirer calmement dans ses émotions désagréables, en s’observant en train de les vivre, paradoxalement la personne va rapidement se sentir libérée de son passé et pourra ainsi envisager son avenir avec confiance.

Comme la démarche d’accueil et de reconnaissance de ses émotions n’est pas évidente les premières fois, un accompagnement peut faciliter cette démarche. Soyez cependant assuré que le sentiment de liberté qui en découle en vaut la peine.

Dans le grand répertoire de ressources visant à aider les gens à gérer sainement leurs émotions, la cohérence cardiaque est celle que je privilégie pour mes clients et pour moi-même.

Suis-je vraiment prête?

Toute petite déjà, je savais que j’allais un jour m’adresser à un vaste auditoire, que ce soit sur une scène ou devant un groupe cible. Je ne savais pas quand je serais prête à le faire, ni comment j’y arriverais, mais j’étais convaincue que la petite fille qui ne voulait jamais attirer l’attention des autres allait un jour s’exposer au regard de cette société qu’elle trouvait si angoissante.

Voilà qu’aujourd’hui, alors que l’occasion de le faire m’est offerte, je me demande si j’y suis vraiment prête. Je ne me sens pas différente de la petite fille introvertie que j’étais ni de celle qui avait peur de tout et de tout le monde. Si je suis vraiment prête, alors pourquoi est-ce que je ressens encore de l’angoisse avant de monter sur scène? Pourquoi ai-je encore aussi peur de ne pas être à la hauteur des attentes des gens? Pourquoi est-ce que je veux encore faire plaisir aux autres, même si je sais que c’est impossible?

Je me souviens de ma première entrevue télévisée. Tandis que mon esprit rationnel tentait de me convaincre que tout irait bien, l’angoisse me tenaillait la poitrine, et ma mâchoire tremblait à chacune­ de mes paroles. Il n’y a pas de mots pour décrire la panique qui s’est emparée de moi lorsque trois caméras braquèrent leur objectif sur moi. Instantanément, l’énorme peur de la petite fille que j’étais a repris sa place à l’intérieur de moi : puisque je ne devais en aucun temps attirer l’attention sur moi, au risque de déplaire, je devais fuir ce lieu le plus rapidement possible. Mais il m’était impossible de le faire, car qu’en auraient pensé les gens qui m’entouraient et qui avaient placé leur confiance en moi? Si j’avais au moins pu ressentir la réaction du public qui se cachait derrière ces caméras, j’aurais pu tenter de calmer leur colère à mon endroit. Je ne pouvais alors qu’espérer que ce que je disais obtiendrait leur approbation. Il m’était impossible de contrôler les évènements comme je l’avais toujours fait auparavant, et je devais m’y soustraire.

Au terme de l’entrevue, je fus extrê­mement surprise de constater que rien de grave n’était arrivé et que tout s’était bien passé. Bien que l’adulte que je suis était consciente des pensées négatives qui hantaient son esprit, j’avais décidé d’accueillir les émotions présentes à l’intérieur de moi et de leur procurer la force et l’attention dont elles avaient besoin pour se sentir sécurisées et aimées. C’est à ce moment précis que j’ai réalisé que je suis la meilleure personne au monde pour me rassurer et m’aimer comme je le mérite vraiment.

La personne que je suis maintenant sait parfaitement qu’elle n’obtiendra jamais l’accord de tout le monde et qu’il y aura toujours des gens pour la juger. La personne que je suis fera, bien sûr, des erreurs sur son parcours terrestre, mais je sais qu’elle sera capable, malgré tout, d’aller de l’avant en se procurant elle-même la force nécessaire pour y arriver.

Est-ce que je crois que je serai un jour complètement indifférente au jugement et aux attentes des autres envers moi? Je sais très bien que ce ne sera pas le cas et que ma blessure intérieure reprendra sa place en force lorsque j’en serai témoin, mais je sais aussi que je serai toujours là pour me rassurer et me donner l’amour dont j’ai besoin.

Faites confiance à votre vie. Donnez-vous le droit d’être qui vous êtes vraiment, même si votre entourage prétend le contraire. Vos émotions et vos expériences passées seront toujours présentes en vous, mais permettez-vous de les accueillir et de continuer votre chemin. Vous êtes prêts! Probablement pas autant que vous l’espéreriez, mais chacun des pas que vous faites a une importance majeure et vous conduira à la réussite, à votre réussite! Faites-vous confiance et permettez vous de le faire, vous seuls en êtes capables.

Les types d’intelligence

Tous les êtres humains n’ont pas le même type d’intelligence. J’ai observé, à la suite d’une recherche­ systématique qui s’est échelonnée sur plus de 25 ans au cours de ma carrière d’enseignante, de formatrice, d’animatrice et de thérapeute, qu’en fonction des modes d’apprentissage et de compréhension de la réalité, on peut distinguer, chez l’ensemble des êtres humains, trois types d’intelligence : l’intelligence spé­culative, l’intelligence pratique et l’intelligence artistique.

Pour qu’un aidant soit à la portée d’un élève ou d’un client, il est essentiel qu’il respecte son type d’intelligence. C’est en passant par les modes de perception d’un aidé que l’intervenant peut l’aider de façon non directive. On entre chez quelqu’un par sa porte à lui et non par la nôtre. J’ai donné une appel­lation précise aux gens qui se caractérisent par un type particulier d’apprentissage. J’appelle « ration­nels » ceux qui ont une intelligence spéculative, « pragmatiques » ceux qui sont dotés d’une intelligence pratique et « esthètes » ceux qui possèdent une intelligence artistique. Il importe de préciser que cette classification doit être considérée comme un pont pour aborder nos élèves ou nos clients. Enfermer quelqu’un dans le carcan d’un seul type est très néfaste et risque même de retarder ou de bloquer son évolution. Il s’agit d’un moyen pour aider l’intervenant à comprendre l’aidé et à le respecter dans ce qu’il est et non d’un moyen pour étiqueter et encadrer qui freine l’avancement au lieu de le stimuler.

L’aidant soucieux de respecter les modes de compréhension du monde des aidés doit savoir que les caracté­ristiques de chacun des trois types d’intelligence font partie du potentiel de chaque personne et qu’elles peuvent être développées à tout moment. D’ailleurs, le type « pur » n’existe pas. Généralement, chaque personne a développé, selon son bagage génétique, l’éducation qu’elle a reçue, les influences qui ont agi sur elle et son état psychique, les caractéristiques d’un type particulier plus que celles des autres types. Il est toutefois fondamental et indis­pensable de ne pas cultiver de préjugés favorables ou défavorables par rapport à l’un ou l’autre des types d’intelligence. De tels préjugés mènent inévitablement au jugement et produisent des effets négatifs sur les aidés en contribuant à dévaloriser leurs forces et à les fermer à toute forme d’évolution. Cela dit, il y a de grands avantages à connaître les types d’intelligence. En plus de nous aider à respecter les intérêts et les modes de perception des aidés, ils nous permettent de favoriser la prise de conscience des forces, des aptitu­des, des talents inhérents à chaque type, de développer le respect des différences et des limites, de faciliter l’exploitation de toutes les ressour­ces d’un individu et d’un groupe, d’encourager la complémentarité des échanges, de souligner la reconnaissance et la valorisation des aptitudes individuelles, quelles qu’elles soient, d’assurer l’ouverture et l’acceptation de soi et des autres, de cultiver l’éducation au goût de la recherche et de la découverte de soi-même.

Pour en connaître davantage sur les types d’intelligence : Relation d’aide et amour de soi, 6e édition.
ISBN 978-2-897210-74-8

Le plan de sortie élégante

Vous épanouissez-vous pleinement dans votre emploi actuel? Si vous avez hésité à dire oui avec assurance, c’est peut-être parce que vous êtes prêt pour un changement.

Pour le confirmer, demandez-vous si, dans vos fonctions :
• Les projets manquent de défis pour vous;
• Vos journées sont moins passionnantes;
• Vous avez reçu une évaluation de rendement qui ne rend pas justice aux efforts que vous avez déployés;
• Vous sentez que vous n’avez pas le bon niveau de compétence pour le poste que vous occupez;
• Vous vivez le syndrome de l’imposteur avec la peur d’être découvert à tout moment;
• Votre intérêt est moindre par rapport à un client, à un dossier ou à un comité.

Ce sont tous là des signes que l’emploi que vous occupez ne vous convient plus et que vous devez penser à développer un plan de sortie élégante.

Chaque année, des dizaines de professionnels me consultent sur ce sujet tabou, comme s’ils ressentaient une gêne devant cette incompatibi­lité avec leur employeur. Le plan de sortie élégante est l’expression qu’utilise Guy Giguère pour désigner la stratégie qui permet de sortir la tête haute et sans culpabilité de cet environnement qui ne vous convient plus.

Il se développe en trois étapes simples qui peuvent être amorcées à tout moment, des étapes qui vous sortiront de l’impasse et donneront un nouvel élan à votre vie professionnelle.

1- Avant de faire un plan, faites le point sur votre situation professionnelle
Malheureusement, lorsque l’emploi ne convient plus, une certaine fatigue et démotivation s’installent et empêchent la personne d’avoir l’énergie nécessaire pour entreprendre une recherche d’emploi ou pour quitter son emploi.

On compare souvent cette charge émotive à un boulet.

C’est la raison pour laquelle je recommande de commencer la réflexion par une mise au point. D’entrée de jeu, il est important que vous fassiez le bilan de vos forces, de vos qualités, de vos talents, de vos passions, de vos intérêts et de vos réalisations.

Sans le savoir, le fait de reconnaître qui vous êtes dynamisera votre estime personnelle et vous stimulera à passer à l’étape suivante.

2- Choisissez votre destination
N’importe laquelle, mais faites un choix!

Rien n’est plus anxiogène que l’indécision. Trop d’options rendent confus. La confusion, quant à elle, paralyse. C’est pourquoi, à cette étape, il est suggéré de dresser une liste d’options et de choisir ce qui vous semble correct.

Ici, la clé est vraiment de faire un choix. Celui-ci n’a pas à être le meilleur ou le plus que parfait. À trop vouloir chercher la situation idéale, on reste parfois dans l’analyse des options sans passer à l’action. Si vous hésitez entre deux options, choisissez celle qui vous permettra de faire un petit pas, mais surtout choisissez. Ainsi, votre situation changera lentement, mais sûrement.

3- Établissez votre stratégie
Maintenant que vous connaissez­ votre destination, il vous suffit d’élaborer le plan qui vous conduira vers de nouvelles aventures enrichissantes.

Quoi inclure dans votre plan de sortie élégante?

Pensez aux éléments suivants :
• Formation, perfectionnement,
• Démarche de planification de carrière,
• Mise à jour du réseau de contacts (au moyen des réseaux sociaux, de GCconnex ou autres),
• Mise à jour des outils de marketing de soi (lettre et cv promotionnels),
• Recherche d’une affectation, d’une mutation ou d’une promotion,
• Démarche avec un mentor ou un coach.

Souvenez-vous que chaque jour vous rapproche de votre destination. Assurez-vous d’avoir un plan pour sortir avec élégance, par la porte d’en avant, comme vous êtes entré le jour où vous avez commencé cet emploi.