La maîtrise de l’attention et du changement

La saison d’été m’a donné l’occasion de rêver sur le sable chaud de plages des provinces maritimes, me laisser caresser par les douces brises du mois de juillet, enfin de me retirer pour quelques semaines de la vie d’un citadin occupé, pressé et prendre du temps pour moi-même. C’est durant cette belle saison estivale qu’il m’est plus facile de faire le vide intérieur, visualiser et former de nouvelles pensées créatrices afin de créer des changements futurs souhaités. Suite à mes voyages de camping, à mes rencontres imprévues ou encore mes lectures stimulant l’imagination, septembre, la saison propice au renouvellement de soi, nous invite au changement. Avec ses changements cycliques, l’automne se donne un revêtement multicolore, des températures plus froides, des vents nordiques et voilà que Dame Nature devient un exemple exceptionnel de changements, de renouvellement et d’adaptation au cycle saisonnier. Par l’observation et l’appréciation des cycles annuels de notre Mère-Terre, je deviens plus conscient des changements possibles dans mon cheminement et ceux auxquels j’ai le défi de m’adapter (gérer le temps, mon budget, ma santé, mes énergies, mes revenus, et mes sorties).

Qui suis-je vraiment? Si je place l’attention sur l’entité spirituelle dont je suis, j’ouvre une nouvelle porte ou une plus grande porte au changement. Comment introduire un ou des changements souhaitables dans ma vie? Quel pouvoir est-ce que je possède sur l’état de ma vie intérieure et extérieure? Étant essentiellement un être divin, dont l’attention et mon savoir-être relève de l’éternité du moment présent de l’âme, je possède la capacité de me réinventer; si j’ose imaginer, prévisionner ma vie actuelle comme une séquence programmable d’opportunités de renouvellement, de dépassement et de réalisation de soi, tout m’est possible. J’entre dans l’ominiprésence, l’omniscience et l’omnipuissance de l’amour divin. Par ce processus, la conscience s’ouvre au changement, l’attention se focalise dans le moment présent de ma vie, l’attitude devient positive, souple et adaptable. Je deviens plus conscient de mes choix d’initiative et des circonstances du changement qui est en harmonie avec mon évolution humaine et spirituelle.

Tout changement devient un événement spécial à coordonner de l’intérieur ou de l’extérieur de soi vers un plus grand épanouissement personnel. Si je choisis une croissance mieux adaptée aux conditions de mon existence (être, avoir et faire), je récupère mon pouvoir et les forces nécessaires pour accomplir les changements désirés en sachant parvenir à un équilibre entre l’état d’être au présent, la confiance d’avoir les ressources nécessaires et les habiletés de faire de son mieux pour l’accomplissement éventuel des projets à réaliser.

Tout changement se précise en prenant conscience de notre capacité de diriger l’attention sur les meilleurs choix possibles et de savoir discerner les différentes options qui nous viennent de l’intérieur. Placer l’attention au moment présent est facile. Il s’agit de focaliser la conscience du moment présent sur un état à l’intérieur de soi ou sur un objet à l’extérieur de soi. L’image d’un guide, d’un être de lumière (ange) ou encore une personne décédée que l’on aimait beaucoup en qui on a vraiment confiance sont des points de repère intérieurs à visualiser afin de consolider la maîtrise de l’attention sur un point d’ancrage intérieur. Certaines personnes utilisent une flamme de chandelle à fixer avec les yeux ou un point noir sur une page blanche ou même d’être à l’écoute d’une musique dont les vibrations élèvent la conscience comme source extérieure d’ancrage. Pour certains, les dimensions visuelles et auditives combinées augmentent leur contact avec le divin. Pour réussir à perfectionner son pouvoir d’attention, l’assouplir et le projeter dans le temps avec plus d’aisance, il est souhaitable de recréer en soi un état d’amour divin. Fusionner avec cette source d’amour, avoir pleinement confiance dans cette source inépuisable d’amour et passer à l’action en choisissant de faire seulement quelque chose avec amour pour recréer un changement permanent en soi qui influencera de façon positive tous nos liens avec la vie.

Placer l’attention sur l’amour de soi et l’amour de la vie, attire vers soi toutes les circonstances et opportunités de changements souhaités, car nous sommes tous des dynamos vibratoires d’amour, visant à parfaire l’harmonie avec toutes les vibrations de l’univers en accord avec une intention claire. Ensuite de la source d’amour, l’abondance que l’on a choisi de recevoir, nous est donnée aussi longtemps que nous acceptons de nous détacher des résultats finaux du changement souhaité et d’être à l’écoute intérieure et extérieure des différentes étapes que l’on traverse dans la maîtrise de l’attention, du changement et de l’amour divin.

Tout ce processus se réalise dans l’omniprésence de l’amour divin. Il s’agit d’avoir confiance, être à l’écoute, faire comme si tout est déjà réalisé ici et maintenant, reconnaître et accueillir ce qui nous vient, ce qui est. Cela nous est toujours donné dans un esprit de partage afin de l’offrir en cadeau à la vie. Je vous souhaite de faire l’expérience de la maîtrise de l’attention dirigée et du changement choisi et manifesté dans un esprit d’amour et de partage. Vous pourriez en découvrir de nombreux avantages dès maintenant. Votre retour aux activités quotidiennes risque de se transformer en occasions de renouvellement, de dépassement et de réalisations. Je vous souhaite de bons changements!

Une musique de silence

Quelques jours s’étaient écoulés. J’avais amadoué ce nouvel univers où le ciel me saluait en plein matin de rosée, où les fleurs frémissaient de leurs pétales.

J’avais apprivoisé les oiseaux, tous ces yeux qui me regardaient et ces grands arbres où la vie bat à grands coups, qui vous prennent de vertige tant on ne peut les maîtriser.

Au bord de chaque nuit, assise dans l’immense cathédrale au ciel d’encre, je réussissais à cueillir des étoiles. Et personne ne pouvait lézarder cette harmonie au fond de ma tranquille vallée.

Mais un midi, j’avais engagé mes pas au bord de la rivière, là où le soleil n’invente que des pierreries d’or, lorsque soudain je parvins à entendre une musique de silence jouée sur des instruments dont les ondes marquent l’entrée du grand Temple. De nulle part, elle me jette cette vérité en plein visage :

Le temps n’a pas de temps sinon celui que l’on veut bien lui donner.

Et doucement, elle me parle de cet autre monde, celui du dedans où je pouvais puiser toujours toute énergie tout amour permettant de hisser bien haut le drapeau de l’espérance.

Elle m’invita ensuite à aller vers d’autres ailleurs, là où les gens ne connaissent ni l’eau, ni le soleil presque, là où jamais des cris d’oiseaux ne disent le lever du jour.

« Va, me dit-elle, il faut partir, même s’il te reste tant à apprendre du silence, du jour et de la nuit, du tout.
Tu seras l’eau, l’oiseau et le soleil qui manquent.
Va… ce n’est jamais derrière qu’est demain! »

Texte anonyme laissé dans un ermitage de Champboisé

Extrait de « Silence que dis-tu? » de Josée Latulippe et Gilbert Plouffe, 2000, Novalis

Mettez votre patron à la porte!

Diffuseur d’amour…
Dans le souci de montrer sa valeur, on peut se piéger en essayant de faire mieux que les autres. Notre grand besoin de reconnaissance est un aller simple vers le « burnout ».

À trop se voir par les yeux des autres, on en perd sa vision intérieure. En l’absence de celle-ci, il est impossible de se connaître et par le fait même difficile d’être soi-même dans son milieu de travail comme ailleurs. Si vous en êtes rendu là, mettez votre patron à la porte… non pas votre employeur, mais votre ego, ce petit boss qui vous dicte vos actes.

La personnalité se façonne et se gonfle sous l’influence de l’ego qui recherche inlassablement l’admiration et l’amour des autres. À l’opposé, votre nature divine, par le biais de votre âme a de l’amour à donner; elle en a à revendre. Son amour lui permet de voir ce qu’il y a de mieux chez les gens que vous rencontrez, mais comment arriver à cette vision? En changeant de lunette!

Ajustez votre lunette intérieure. Remplacez la reconnaissance des autres par votre propre reconnaissance. À cette fin, sur l’oreiller avant de vous endormir, reconnaissez trois bonnes choses que vous avez accomplies en lien avec votre âme. Trois fois où vous avez été à l’écoute de votre nature divine. Au début, il vous sera difficile de trouver ces actions positives. Cela peut être aussi simple que d’avoir fait un sourire à quelqu’un qui en avait besoin. Au fil des jours, des semaines et des mois, vous reconnaîtrez plus aisément les gestes intuitifs suggérés par votre âme. L’accumulation de ces bonnes actions deviendra aussi puissante qu’une goutte d’eau continuelle sur un rocher. Cet exercice répétitif renforcera et précisera votre lien à votre être psychique. Une nouvelle image de vous en tant que prolongement de votre nature divine se façonnera et s’accompagnera d’un bien-être croissant. Étant en contact avec votre origine divine, vous pourrez plus aisément rencontrer Dieu en l’autre.

À ce stade, la compétition en est une avec vous-même. À chaque jour, vous vous appliquez à ressentir davantage votre lien divin tout en accomplissant votre travail. Ayez du plaisir à servir votre âme de votre mieux, non pas dans une obsession perfectionniste, mais dans la récolte de la satisfaction que procure ce lien divin. Vous accueillerez vos erreurs avec patience, douceur et humour sachant qu’elles sont sources d’apprentissage. De vivre l’instant présent améliorera vos relations à l’autre. Il est impossible de communiquer réellement lorsque vous êtes préoccupé; aussi, vous remettrez vos problèmes à votre partie divine sachant que dans l’inconscient, une solution s’amorce déjà. À chaque rencontre, vous reconnaissez ce qu’il a de mieux et de plus élevé chez les gens. Bien que n’étant plus votre but, votre milieu de travail vous témoignera de plus en plus d’appréciation et de reconnaissance, car le monde extérieur n’est que le reflet de notre monde intérieur.

Avec surprise, vous découvrirez qu’il vous est de plus en plus facile d’appliquer une vieille loi anticompétitive : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». C’est au service de votre âme que, par de petits gestes, vous serez un diffuseur d’amour et assaisonnerez votre quotidien et celui des autres.

Quel type de câlineur êtes-vous?

Chaque câlin est l’occasion parfaite de créer un monde meilleur.

Académique – vous observez les échanges de câlins, étudiez leurs effets et donnez des conférences sur leurs bienfaits, mais vous ne vous aventurez jamais à partager un câlin avec quiconque.

Altruiste – vous détestez les embrassades, vous en donnez seulement parce que ça fait plaisir aux autres.

Avant-gardiste – vous avez étreint tant de gens que maintenant vous créez de nouvelles formes de câlins afin d’être à la fine pointe.

Borné – vous refusez résolument d’admettre que vous avez besoin d’une étreinte ou que vous en désirez une jusqu’à ce que vous en partagiez une, puis vous fondez en larmes.

Branché – ([) ¦ :** (()) ((((un câlin S.V.P.)))<;D()

Colleux – avec votre pyjama et votre ourson en peluche, vous êtes toujours prêt pour une soirée câlins, collades et contes.

Compulsif – si vous ne pouvez trouver un arbre à embrasser, une boîte aux lettres fera certainement l’affaire.

Cool – vous insufflez style et candeur à vos câlins.

Dépendant – lorsque vous tenez une personne dans vos bras, vous ne voulez plus la laisser partir.

Discordant – rien ne peut rimer ou être synchronisé avec votre style d’affection.

Dynamique – énergétique et émotif, on ne peut se détourner de vos câlins.

Élégant – gracieux et élancé, vous vous glissez dans une étreinte et en ressortez infroissable.

Émotif – vous fondez en larmes au premier effleurement.

Formel – calculé pour un maximum d’effet et un minimum d’engagement.

Furieux – oui, il existe en ce monde des câlineurs furieux qui aiment haïr l’amour! Mais la tragédie est qu’ils ne peuvent pas s’en passer!

Grogneur – vous grognez et vous vous plaignez du fait que vous ne recevez jamais de câlins, mais seulement quand vous en recevez un.

Guérisseur – votre intention aimante guérit tout et tous ceux que vous touchez.

Hâtif – vous étreignez parce qu’il le faut. Allez, qu’on en finisse!

Indécis – vous en voulez un, non, vous n’en voulez pas, peut-être un petit, ou peut-être un peu plus tard, ou…

Indifférent – étreindre ou ne pas étreindre?… peu importe.

Intime – seulement avec des chandelles, du chocolat fondant et nu comme un ver.

Jaloux – vous faites une crise lorsque votre partenaire serre quelqu’un d’autre dans ses bras, même si c’est sa mère!

Kamikaze – vous plongez dans chaque étreinte comme si c’était la dernière.

Langoureux – vos câlins durent et perdurent… ils pourraient aussi bien être des collades puisque vous ne serez pas le premier à lâcher prise!

Maître – vous avez étreint tellement de gens que votre technique de câlinage est devenue une forme d’art.

Multitâches – vous étreignez quelqu’un, parlez au téléphone, mangez, conduisez et tentez de faire tout cela MAINTENANT!!!

Névrosé – oui, les câlins peuvent être thérapeutiques, mais nous ne sommes toutefois pas votre psychologue!

Organisé – réglé comme une horloge, vous étreignez les mêmes personnes, à la même heure et au même endroit.

Osé – un câlin est amusant seulement quand un de vous est lié et a les yeux bandés.

Particulier – on n’étreint pas n’importe où, ni n’importe comment et surtout pas n’importe qui.

Questionneur – tu veux me donner une accolade? Pourquoi? Tu en es certain? Tu n’es pas grippé, au moins?

Ricaneur – vous ne pouvez vous empêcher de ricaner lorsque quelqu’un vous embrasse.

Romantique – chaque personne qui vous étreint pourrait être votre âme sœur!

Sexuel – juste à penser étreinte, vous êtes tout excité.

Serviable – vous aimez tellement faire plaisir aux autres que vous êtes heureux de vous soumettre à toute demande de câlin.

Superficiel – non engagé, mais amical, avec peut-être une petite tape dans le dos pour la postérité.

Timide – vous tournez au rouge et devenez évasif avant chaque câlin.

Utopiste – chaque câlin est l’occasion parfaite de créer un monde meilleur.

Voyant – vous n’avez qu’à imaginer que quelqu’un vous serre dans ses bras, et il apparaît.

Wagnérien – vos étreintes prennent les dimensions d’un opéra tragique!

Xtatique – eh man! Ce câlin était style genre WOW! Oui, juste ben cool! Je veux que tu me donnes des câlins pour le reste de ma vie!

Yogi – vos câlins sont entiers, souples et en équilibre, mais vous devez d’abord vous étirer.

Zélé – votre passion des câlins est telle que vous avez même écrit un livre à ce sujet.

Extrait du livre « Embrasser la vie – Un guide pratique sur l’art de câliner », Martin Neufeld – Monsieur Câlin – Les éditions Embrasser la vie, 2008.

La spiritualité : ma passion, mon souffle de vie

C’est par l’entremise de la croissance personnelle que ma spiritualité s’est renouvelée! En effet, en apprenant à mieux connaître mon petit « je », j’ai graduellement ressenti qu’il y avait un plus grand en moi qui ne demandait qu’à se laisser découvrir.

Au fil de ma quête d’absolu, j’ai compris que la spiritualité n’aurait de sens pour moi que si elle servait à améliorer qui je suis et qu’elle était vécue librement contrairement à lorsque j’étais enfant où vivre ma spiritualité impliquait l’appartenance à une religion et l’observance des commandements, ceci devant m’assurer une place au paradis. Je suis arrivée à la réalisation que la spiritualité était davantage une façon de voir la Vie et de la vivre, de comprendre la place que j’y occupais et le rôle que j’avais à y jouer.

Ce rôle consiste à spiritualiser notre corps, à en faire un espace sacré pour ensuite pouvoir spiritualiser notre environnement rapproché et, par extension, l’ensemble de la planète. La planète entière est appelée à devenir un espace sacré où seules les âmes ayant appris à aimer, donc les humains devenus des êtres de lumière, pourront continuer d’y séjourner.

Et comment nous spiritualiser et spiritualiser notre planète? Voici quelques exemples :

  • en refusant de laisser la peur, la frustration et la colère polluer notre espace intérieur;
  • en refusant de garder rancune envers une personne qui nous a fait volontairement du tort;
  • en cessant toutes médisances, calomnies et bavardages inutiles;
  • en offrant toujours le meilleur de soi, même quand on considère être mal payé pour nos services. Souvenons-nous que si notre compte de banque du plan matériel n’est pas toujours aussi garni que l’on souhaiterait, toutes bonnes actions posées sans attentes rapportent des dividendes importants qui sont déposés directement dans notre compte de banque spirituel. Rien, absolument rien ne passe inaperçu. Tout est su et inscrit dans le Grand Livre. Ceci n’est pas une métaphore ni une allégorie. C’est bien réel.

La spiritualité devient donc vivante lorsque l’être humain ouvre sa conscience à la présence divine en soi et aligne sa pensée sur des intentions bienveillantes génératrices d’équilibre. Dès lors, notre vie est vouée à créer davantage d’harmonie en soi-même d’abord et autour de soi ensuite. Par le fait même, la spiritualité se révèle un mode de vie supporté par la conscience de la présence divine en chacun et en toutes choses. Dès que nous alignons nos pensées sur l’omniprésence de l’Esprit de Dieu en tout, certains gestes, certaines paroles deviennent caduques, et ce, par choix. Ne correspondant plus à l’harmonie que nous désirons créer et dans laquelle nous aspirons à vivre, ceux-ci se révèlent contre-productifs.

Mon cheminement m’a démontré que la spiritualité est une disposition de celui qui tourne son esprit vers Dieu dans la conscience d’être issu de cette Réalité, d’y être éternellement relié et d’en être constamment nourri. Pour y parvenir, nous avons besoin d’être au courant des jeux de l’ego pour aller au-delà de l’illusion qu’il engendre voulant que nous sommes séparés les uns des autres, qu’il y a soi et les autres. La séparation n’existe pas, car l’amour Dieu unit et rassemble. À preuve, vous avez sûrement vécu l’expérience de revoir un ami après plusieurs années d’éloignement et, qu’au moment des retrouvailles, c’était comme si vous vous étiez vus la veille. Ni le temps ni la distance n’avaient eu d’impact sur la qualité de l’amour qui vous unissait.

Existe-t-il une façon de savoir que l’on est véritablement relié à Dieu? Comment savoir que « ça » existe? Bien que la réponse à ces questions soit simple, son assimilation ne l’est pas.

C’est par notre capacité d’aimer de manière inconditionnelle d’abord et de manière universelle ensuite que nous finissons par ressentir notre filiation divine, notre lien avec Dieu. Cette capacité s’active lorsque nous choisissons d’aimer, et pas avant. Ce choix se révèle donc absolument essentiel, un tournant majeur dans la façon de vivre notre vie. Dès lors, nous n’attendons plus d’être aimés avant d’aimer.

L’amour étant le sentiment avec la plus haute vibration que nous puissions éprouver en tant qu’être humain, il s’avère le baromètre par lequel il est possible d’estimer où nous en sommes sur la voie de notre Réalisation. Et il ne s’agit pas ici de l’attachement émotionnel que nous éprouvons pour nos proches. Le genre d’amour dont il est question ici transcende les liens familiaux et conjugaux. Plus notre capacité d’aimer s’améliore, plus nous ressentons le lien nous unissant non seulement à Dieu, mais à toutes ses créations, ceci incluant chacun de nous. C’est l’amour universel dont Jésus a été le meilleur exemple pour notre époque.

Jeune enfant, j’ai lu une biographie de Mère Teresa dans laquelle il était noté qu’elle passait des heures à prier (et souvent au détriment du temps qu’elle aurait pris pour manger!), prières qui lui donnaient la force, disait-elle, de poursuivre son œuvre auprès des plus démunis. À cette époque de ma vie, je n’ai pas réellement compris ce pouvoir de la prière et de quelle façon elle constitue une nourriture aussi vitale pour notre âme que la nourriture matérielle l’est pour le corps. Aujourd’hui, je peux affirmer que ma forme de spiritualité est devenue une nourriture sans laquelle je ne serais guère mieux qu’une morte vivante. Elle me donne la force de poursuivre ma route évolutive. Je ne suis pas une Mère Teresa, mais je fais mon gros possible pour être la meilleure Mère Odette (!) quotidiennement.

Chuter et se relever

Je me promenais sur le chemin de la vie, qui, bien que comportant ses tournants difficiles, me stimulait à avancer par ses paysages lumineux et variés.

Lorsque j’évaluais mon parcours, j’étais portée à me considérer comme une courageuse et fière marcheuse. Puis, je me suis mise à avoir de drôles de réactions quand je croisais d’autres pèlerins : quiproquos, malentendus, paroles impulsives, interprétations biaisées. Tout cela me faisait perdre pied et me questionnait.

Pourquoi est-ce que je tombais de plus en plus souvent sur cette route que j’avais pourtant apprivoisée avec persévérance?

Comment faire pour supporter cette marcheuse qui, à présent, décevait et trompait les attentes?

À la moindre embûche, ses réactions étaient inattendues, désarmantes, voire même agressantes…

On dit que c’est dans l’épreuve que l’on peut reconnaître ses vrais amis. Dans une telle situation où les épreuves étaient subtiles et le plus souvent intérieures, j’ai dû me rendre à l’évidence : ma meilleure amie dans les circonstances, c’était MOI.

Cette partie de moi qui m’humiliait me rappelait des épisodes vécus avec mes enfants. Quand on aime vraiment, on supporte l’autre tout naturellement. Et à les regarder aujourd’hui, je ne pouvais douter que mon amour avait triomphé.

Dans cet état de cancer psychologique et d’autosabotage, j’avais besoin de beaucoup de support. J’avais besoin surtout de me rappeler que : JE SUIS AUTRE CHOSE QUE MES OMBRES.

Les aspects sombres de moi qui se manifestaient devenaient aussi visibles qu’un cancer de la peau et je pouvais sentir la confusion; autour de moi, on se demandait : où est passée sa lumière? Où est passée celle que l’on connaît?

Quel malaise! Quelle incompréhension! Quelle prison!

J’avais besoin plus que jamais de m’accueillir dans ce passage étroit. Est-ce ainsi que je m’étais sentie dans le col de l’utérus de ma mère? Quand on est engagé dans un tel passage, impossible de rester en place, encore moins de reculer! Une seule voie – la mienne – celle qui était tracée devant moi et où j’étais engagée. Allez! me disait ma petite voix : poursuis, tu comprendras plus tard. Tu es supportée…

À un moment où les chutes se multipliaient, une lumière apparut dans le tunnel, me permettant de distinguer la forme de l’ombre. Et cette forme étonnait au premier abord; elle avait la couleur de la CULPABILITÉ. J’ai découvert une forme subtile et profonde de ce cancer; c’était la culpabilité de m’être séparée de ma divinité intérieure en donnant raison à mon ego. L’ego dans sa conception de la réalité croit qu’il doit tout prendre en charge. Comme il se croit séparé, la charge est lourde, car il est seul.

Les embûches fréquentes de mon quotidien me démontraient de manière criante à quel point cette séparation de la Source peut être souffrante. Je comprenais maintenant sur quel chemin j’avais marché depuis que je suis en cheminement : c’était le chemin du retour à la maison… Heureusement! Plus on s’en rapproche et plus on sent la chaleur de l’amour.

Les formes se précisaient davantage; le sentiment de culpabilité est si insupportable que pour ne pas le sentir, on finit par le projeter à l’extérieur et notre univers devient alors un monde hostile qui ne nous comprend pas et dont on doit se protéger. On accuse et on se sent accusé. Et subtilement, cette projection devient notre réalité. On porte des masques sans le savoir. En dessous, on est en prison, condamné par son propre juge intérieur.

Quel cauchemar! On a honte de soi, on se juge, la plupart du temps inconsciemment. Et qui dit jugement, dit condamnation, car le rôle du juge n’est-il pas de s’assurer que le coupable va expier! C’est là que j’ai trouvé les racines de l’autosabotage.

Il faut souvent aller loin dans cette avenue souffrante pour réaliser que la culpabilité inconsciente peut faire bien des ravages.

Accepter de se voir et de laisser voir les aspects de soi que l’on préférerait cacher fait décidément partie de la démarche d’oser être soi, sans masques.

S’aimer assez pour se donner le support nécessaire afin d’oser risquer le jugement et le rejet des autres peut mener à une belle découverte : PERSONNE NE NOUS JUGE QUAND ON CESSE DE SE JUGER SOI-MÊME.

Plus personne ne nous rejette, ne nous condamne si ce n’est nous-mêmes; et de savoir cela nous confère tout le pouvoir de transformer notre scénario distorsionné par les expériences pénibles et les croyances qui en ont résulté.

Savoir que la culpabilité n’est qu’une invention de l’ego nous ramène à la maison, là où règne l’amour et où tout est toujours pardonné d’avance…

Somme toute, au bout d’un tunnel, Il y a toujours de la Lumière!

La loi d’amour en expansion

Que l’on croie ou non en une loi, celle-ci joue quand même son rôle. Une loi, c’est une loi. Pensons à la loi de la gravité, qu’on la connaisse ou non, nous subissons l’attraction de la terre et sentons le poids de notre corps. Personne ne peut aller à l’encontre d’une loi cosmique ni même la changer. On ne peut que coopérer avec elle, s’en servir. Tout comme on peut se servir d’un poids pour faire un contrepoids. Donc, on se sert de la loi de la gravitation. C’est par un bon usage des lois cosmiques que l’homme peut développer et influencer son univers environnemental et il en est de même pour son univers interne. Toute lutte contre les lois métaphysiques reviendrait à lutter contre nous-même puisque nous faisons partie du cosmique.

Cherchons à comprendre les lois de la nature et utilisons-les pour obtenir le cheminement évolutif que nous désirons en tant que société. Nous vivons dans un univers où, rien ne se perd, tout se transforme. La plus petite de nos pensées est une onde qui voyage à l’infini. Pourquoi ne pas se servir de cette voyageuse? En imprimant au moyen de notre pensée une impulsion à cette dernière, nous pourrons employer d’une manière constructive la loi d’irradiation. Mais avant de se servir d’une loi, il est aidant de bien la connaître, car une loi ne peut être utilisée que dans la mesure où elle est parfaitement comprise. Par exemple, il nous serait impossible de résoudre un problème de physique s’il n’a pas dans un premier temps l’étude les lois qui s’y rapportent. Dans le domaine de la métaphysique, cela est encore plus vrai. Celui qui tente d’utiliser les lois sans les avoir pleinement comprises, joue à l’apprenti sorcier et risque de rencontrer le déséquilibre ainsi créé. La principale loi à connaître est la grande loi de l’AMOUR.

La loi de l’amour est favorable à l’homme puisqu’elle a contribué à lui donner la vie. Bien que cette loi soit impersonnelle, elle est juste. Impersonnelle parce qu’en tant que loi, elle est automatique et s’applique à tous. Elle est aveugle et ne peut donc faire l’objet d’aucune discrimination entre les individus qui en subissent les effets. Ainsi, la loi est la même pour tous et il n’y a aucun moyen de la contourner.

L’amour rayonne dans tout l’univers! Cela peut sembler curieux d’affirmer que notre monde est construit et repose sur l’amour. Je vous entends me dire : « Et les guerres, les haines et les luttes fratricides entre les hommes, peut-on les oublier si facilement? ». Bien que votre objection soit de taille, approfondissons le phénomène et penchons-nous sur la nature et les mobiles profonds de l’être humain.

Ça aussi, c’est une autre loi : « la pulsion unique » la source originelle d’amour. Toutes les relations humaines peuvent se résumer en une offre ou une demande d’amour. À l’image de la pulsion unique en expansion, nous souhaitons étendre notre « moi » ce qui parfois nous conduit à désirer fusionner avec l’autre, ne faire plus qu’un avec lui (pensons aux amours fusionnels). Lorsque l’autre ne partage pas ce désir de fusion, nous avons le début d’un conflit. Voilà qui explique l’origine des discordes qui engendrent les guerres…

L’amour provoque une élévation du niveau de conscience pouvant même conduire jusqu’à l’état de conscience cosmique, l’illumination. Nous avons l’impression de ne faire plus qu’un avec tout l’univers. L’amour fait partie de notre recherche d’harmonie : je t’aime parce que je suis en paix lorsque je suis avec toi. Je me sens accepté de toi, en toute sécurité, je cherche à m’identifier à différents aspects de toi et apaiser ainsi ma pulsion d’amour qui cherche à prendre de l’expansion et étendre mon « moi ».

En ce sens, la haine n’existe pas fondamentalement : c’est l’amour à l’envers! Je te déteste parce que ne me rassemblant pas, mon « moi » ne peut s’étendre jusqu’à toi.

Il en ressort, qu’aimer les autres passe nécessairement par l’amour de soi. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » a dit le Christ. Si une personne n’aime pas son « moi », elle n’aura aucun désir de l’étendre. L’amour sera pour elle un sentiment inconnu. Cet amour de soi n’a rien d’un sentiment égoïste. Il exige un grand travail sur soi-même afin d’accepter sa personnalité avec ses qualités et ses défauts.

En mettant en pratique cette grande loi « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Nous apprenons à évoluer dans l’amour de soi et de l’autre. N’ayons pas peur de prendre soin de nous et de nous accueillir dans ce que nous vivons, dans ce que nous sommes… Nous accueillons ainsi l’amour universel qui coule en chacun de nous.

Un regard vaut mille mots

J’ai eu la chance de rencontrer par un heureux hasard une dame de quatre-vingts ans voilà quelques semaines. Lors de notre rencontre, elle m’a mentionné sa grande solitude. Elle m’a raconté son parcours de vie, veuve depuis plusieurs années, elle a perdu son fils unique dans un accident d’auto il y a une dizaine d’années, une vie difficile, remplie de souvenirs plus ou moins agréables. Malgré tout, cette merveilleuse dame me sourit et son regard est empreint d’amour et de compassion pour l’être humain.

Après cette première rencontre, j’étais envahie par un sentiment de tristesse, je me suis rendu compte à quel point je donne peu à la société, côté bénévolat, je suis en forme physiquement, psychologiquement, du temps je peux en trouver pour aider les autres. Je suis en coaching de vie et je réalise que mes compétences peuvent aider tellement de gens, l’amour que je peux offrir est infini et j’ai moi aussi besoin de me sentir utile et aimer.

J’ai donc pris la décision d’aller visiter deux fois par semaine ma nouvelle amie Rose (la dame de quatre-vingts ans), qui vit dans un modeste immeuble pour personnes âgées. J’ai pris un premier rendez-vous avec Rose, sa réaction m’a touchée droit au cœur, c’était comme si elle venait de gagner une chose qu’elle rêvait d’avoir depuis fort longtemps.

Cette deuxième rencontre a complètement changé ma vie, ma perception de celle-ci et le sens profond que peut m’apporter le don de Soi. Ce que j’ai lu dans son regard, le sentiment de joie et de gratitude intense que j’ai ressenti, m’ont bouleversée. À ce moment précis, j’ai compris l’impact qu’on peut avoir sur la vie d’une autre personne et qu’une autre personne peut avoir sur nous, malgré le fait qu’on soit de purs étrangers. L’intention derrière chaque geste et pensée est la clef de la réussite, et ce, à tous les niveaux de notre vie, si elle est positive et sans attente, vous serez là ou vous devez être et tout coulera, comme l’eau d’une rivière.

De nos rencontres est née une amitié profonde et sincère. Rose m’apporte tellement de sagesse, d’amour et d’empathie dans ma vie et pour nos aînés, qui sont trop souvent seuls et désemparés. Deux dames qui vivent dans le même immeuble que Rose, ce sont jointes à nous, nous avons créé ensemble des activités que nous partageons chaque semaine, épicerie et pharmacie, lèche-vitrine au centre d’achat et une sortie au restaurant. Le plus important pour moi est cet appel journalier qui me permet de vérifier que tout va bien et surtout d’entendre la douce voix, de ma merveilleuse Rose, qui est mon rayon de soleil quotidien.

À tous les jours, je remercie la vie de m’offrir la chance d’être entourée de gens incroyables et d’être ouverte à de nouvelles expériences qui me comblent de bonheur.

Ce que je retiens de cette expérience et que j’aimerais partager avec vous, est la joie qu’apportent de petits gestes au quotidien et l’amour sincère qu’on partage avec des gens merveilleux, qui, sans ces instants magiques, quitteraient cette terre sans se sentir aimer et apprécier. Un regard vaut mille mots…

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?

Allons donc! Une telle question est superflue pour les gens conscients que nous sommes! Ne savons-nous pas hors de tout doute que le bonheur vient de l’intérieur?

Mais qui peut se vanter d’être totalement heureux?

N’y a-t-il pas encore quelques zones sombres en nous, habitées par des croyances aux racines tenaces, par le souvenir d’expériences décevantes et blessantes?

Il faut bien se l’avouer : il y a encore quelqu’un là-dedans qui attend que la vie lui soit favorable, qui espère gagner à la loterie, autant celle de la vie que celle qui distribue des millions. On veut tellement s’améliorer, on fait tellement d’efforts pour être meilleurs que, secrètement, on se dit qu’un jour la vie nous récompensera par le bonheur, la chance, l’amour et l’abondance.

Oui, bien sûr, un peu de tout cela se manifeste dans nos vies, mais jamais en proportion du travail que l’on fait sur soi. Parce qu’on est des êtres évolués, on sait qu’il est vain de verser dans le sentiment d’injustice, d’envie ou de révolte. Pourtant, au plus profond, existe encore une insatisfaction, un goût un peu amer de n’être pas comblés.

Faudrait-il en faire encore plus? Nous voilà épuisés juste à y penser!!!

Heureusement que le printemps arrive à la rescousse avec son énergie de renouveau et de ses symboles forts tels : ressusciter et sortir de sa coquille comme le poussin. Ainsi, le temps passé à l’intérieur du tombeau ou de la coquille, période ô combien indispensable au processus, pourrait symboliser notre ménage du printemps.

Dans tout bon ménage, on se départit de ce qui ne nous sert plus et on nettoie à fond ce qu’on veut conserver. C’est tout dire!

Au fond, ce qui nous empêche d’être heureux tout le tour, c’est d’abord le fait de croire que nous devons faire quelque chose de plus ou de différent. Je crois sincèrement que la plupart d’entre nous en avons assez fait et qu’il est grand temps de nous arrêter et de mettre l’accent sur ce qui nous stimule, nous rend créatifs et nous faire rire. Les mots renaissance, renouveau et résurrection nous invitent à un retour aux sources, c’est-à-dire à qui nous étions avant de commencer è tout faire pour essayer d’atteindre un état qui nous était dicté de l’extérieur.

Parce que nous faisons partie du grand tout, nous sommes déjà parfaits et chacune de nos caractéristiques, fut-elle jugée positive ou négative, a sa raison d’être dans le plan que l’âme a élaboré pour la présente incarnation.

Nous n’avons rien à corriger; nous avons plutôt à devenir conscients de toutes nos composantes et à les accueillir avec l’immense amour que nous portons.

En amenant, par exemple, à la conscience une fausse croyance du type : « je n’en fais pas assez ou ce serait trop beau », les cellules impliquées sont sollicitées et peuvent être transmutées.

Pour ce faire, il suffit de s’asseoir mentalement dans le fauteuil doré de notre dignité humaine et de notre divinité; puis d’inonder ces cellules de l’amour total dans lequel elles baignaient au moment où la source les a créées. Et comme tout nettoyage digne de ce nom nécessite les produits les plus puissants, n’hésitons pas à appeler à la rescousse l’énergie du Christ, de Marie, des Archanges et des Guides de lumière qui nous sont familiers. Pourquoi ne pas donner un congé pour l’éternité à tous les groupes de cellules concernées par les peurs et les restrictions de toutes sortes. À chaque limitation conscientisée, sa séance de transmutation.

C’est ainsi qu’avec le support de l’amour/accueil de soi, nous redevenons comme des enfants : confiants, insouciants du lendemain, spontanés, joyeux et heureux de vivre. L’enfant ne cherche pas à être quelqu’un. Il vit chaque moment, les joies et les peines, avec intensité. Il nage dans la plénitude et n’a jamais besoin de se demander ce qu’il devrait faire pour être heureux, car il fait spontanément et sans compromis ce que lui dicte son être.

Qui suis-je? De quoi ai-je besoin pour me sentir heureuse? Seule la personne qui pose la question peut trouver la réponse. Un geste posé à chaque jour pour se rapprocher de ce qui nous rend heureux peut faire toute la différence.

L’âme pousse de l’intérieur pour se réaliser à travers les diverses expériences qu’elle attire à nous. Le bonheur, c’est quand la personnalité cesse de résister et collabore à la mission que l’âme cherche sans relâche à accomplir.

Et si notre mission était directement liée à ce qu’on aime le plus et en même temps à ce qui nous fait le plus peur?

De la relation de couple à la société à deux

Nouveau regard sur la vie à deux

Le couple, tel que nous le connaissons depuis des siècles, est une institution sociale en déclin, en phase terminale. Aujourd’hui, nous côtoyons quotidiennement la cellule familiale éclatée, l’effondrement du mariage supposé pour la vie, le couple homosexuel, masculin ou féminin. Pour la majorité des gens, en cette époque de transformation, le modèle d’antan n’est plus adapté. Mais quoi d’autre alors?

Le couple et ses liens
Chacun cherche, à sa façon, une nouvelle avenue pour vivre le rapport homme-femme. Emporté par le sentiment amoureux, on est vite désillusionné : l’amour fou des premiers temps s’avère passager et la routine de la vie commune fait ressortir tôt ou tard les aspects du partenaire qu’on ne voulait pas voir.

La base de la relation qui unit le couple repose sur des besoins à satisfaire réciproquement, issus des manques affectifs et des peurs profondes. Cette union tient par les blessures de chacun. S’installe alors une relation de dépendance mutuelle, dite de codépendance, qui entraîne inévitablement la peur de perdre celui ou celle qu’on imagine indispensable à sa vie.

Cette situation provoque des conflits, use peu à peu les partenaires : on endure l’autre parce qu’il comble nos manques et on appelle ça « aimer ». Lorsque les besoins ne sont plus satisfaits, le couple est ébranlé, secoué, remis en question. Si des changements majeurs ne s’opèrent pas, la rupture survient tôt ou tard.

Amer ou déçu d’une relation qu’il espérait parfaite, chacun repart à la conquête du partenaire idéal ou, au contraire, se dit qu’il a appris sa leçon et ne veut plus rien savoir. Ce scénario de « Je t’aime – Je ne t’aime plus » ou « amour-haine » se répète de génération en génération sans que l’on sache comment s’en sortir.

Nouveau millénaire, nouvelle vision
Pourtant, il peut en être autrement. Un rapport nouveau, libre de dépendance, sans dominant ni dominé, est possible à partir du moment où chacun est responsable de lui-même, à part entière, responsable de son vécu et de ses émotions. Dans cette perspective, loin de blesser ou de faire mal en dedans, la relation homme-femme enrichit et fait grandir. Elle est expérience.

Une relation dite « en conscience » est une démarche, un processus où on s’entraide pour devenir plus conscient et pour guérir de ses patterns de dépendance, de ses peurs profondes. Par les situations du quotidien qui révèlent des facettes de soi méconnues, les scénarios de dépendance sont encore répétés, mais pour cette fois être dépassés. Chacun s’affranchit ainsi de ses blessures intérieures (peurs et manques). La lutte de pouvoir n’est plus, le processus de pardon est amorcé. Le partenaire n’est plus une béquille ou une bouée de sauvetage, mais une aide pour travailler sur soi.

La société à deux, une relation dégagée
Dans une relation en société à deux, il existe un rapport d’interdépendance entre deux adultes entiers qui s’assument au niveau affectif. Il n’y a plus de besoins à combler ni d’attachement lié au manque. Chacun est entier, UN. Le « Je t’aime » est remplacé par « J’aime ».

Avec une attitude d’acceptation, d’écoute et d’accueil de soi et de l’autre, on s’accompagne mutuellement, sans jugements, en étant simplement présent. Ce mode de relation ne se limite pas à la vie à deux. Il peut s’étendre à trois, cinq, dix personnes, ou même plus. Les relations sont dégagées et simplifiées, libres de liens étouffants. L’amour est vrai (Amour), sans attentes.

Notre expérience de vie en société à deux repose sur des fondements totalement différents de ceux du couple traditionnel et même du couple moderne. Au quotidien, nous explorons de façon simple et concrète de nouvelles voies à mettre en pratique. Nous ne détenons pas de recette pour « réussir » sa vie de couple, ce mot n’a plus de sens dans la société à deux, ni même le mot « couple » d’ailleurs. Nos choix de vie proposent plutôt une approche différente pour aborder la vie en général et la vie à deux en particulier.