L’art de vivre – Passion

Passion, j’aime ce mot. C’est comme si je pouvais en ressentir son énergie, sa force, sa patience, son engagement. Pour moi, une passion veut dire aimer passionnément ce que je fais. C’est un appel à l’aventure, à la créativité, à la foi et la confiance en sa vie. En voici une illustration.

Déjà à l’âge de six ans, je voulais devenir violoniste et jouer dans un orchestre. Je suis née dans un tout petit village dans le nord du Québec, mais, même s’il était petit, il y avait un couvent tenu par des religieuses et l’une d’elles enseignait le violon. Pensionnaire dans ce couvent, j’ai eu la chance d’apprendre cet instrument. Cette passion m’a aidée à ne pas me sentir seule, éloignée de ma famille, à ne pas être triste et cela pendant dix ans. Je n’allais presque jamais aux récréations, j’étais toujours dans la salle de musique à m’amuser, à faire ce que j’aimais le plus.

À 17 ans, j’étais déjà sur le marché du travail et à 21 ans, je me mariais. Pendant plusieurs années, j’ai dû mettre de côté mon violon, travaillant à l’extérieur en même temps que notre maison devenait de plus en plus bruyante, cinq enfants s’étant ajoutés à notre couple. Fini le violon.

Mon mari décédait à 40 ans et cinq ans plus tard, je déménageais à Hull. Une de mes amies m’invita un soir au CNA pour entendre l’Orchestre symphonique d’Ottawa, et, tout bonnement, elle me dit que les musiciens n’étaient pas tous des professionnels. Le lendemain, je quittais un emploi assuré, me trouvais un excellent professeur et recommençais à étudier sérieusement le violon. Mon intention était de pratiquer 3 heures par jour pendant que les enfants étaient à leurs différentes écoles. Je ne me suis même pas demandé comment je m’arrangerais financièrement, je ne songeais qu’au résultat, l’orchestre.

C’est alors que les miracles ont commencé… Le téléphone sonnait pour m’offrir du travail. La première fois, c’était au ministère de la Justice où l’on m’offrait un contrat de six mois, non renouvelable, à raison de 20 heures par semaine. C’était exactement ce dont j’avais besoin. Après ces six mois, j’ai été réengagée deux autres fois. Puis, la directrice d’une école de musique m’a téléphoné me demandant si j’accepterais d’aller enseigner le violon 15 heures par semaine, C’était parfait.

Ensuite, j’ai reçu un appel d’un médecin qui demeurait à Kapuskasing, un inconnu. Comment avait-il eu mon téléphone? Il écrivait un livre et me demandait de la transcrire pour lui. Il en a écrit 4! J’ai eu du travail pour 6 mois. Et finalement, j’ai eu mon audition et je suis devenue membre de l’Orchestre symphonique.

Je n’ai pas eu le temps de m’inquiéter, la vie prenait soin de moi continuellement. Je me sentais aimée, encouragée, dans le flot de ma vie. Je suis convaincue qu’en chacun de nous une passion a été déposée dans notre cœur et que si nous l’explorons, nous la découvrirons. Une passion est un appel à vivre pleinement, à aimer totalement ce que l’on fait, c’est un appel à vivre pleinement, à aimer totalement ce que l’on fait, c’est un appel à l’aventure, à l’inconnu. Il faut oser, laisser aller nos peurs, faire confiance en sa vie cette vie qui nous aime et nous connaît tellement. Nous connaissons les premiers pas à prendre et ensuite, nous allons de découvertes en découvertes. C’est un appel à la créativité, à l’expansion de son être.

La passion peut évoluer, c’est ce qui m’est arrivé. Bien sûr, j’aimerai toujours le violon, mais maintenant ma vie est devenue ma passion. Ma vie m’aime et me veut heureuse. Je lui fais confiance, elle me guide, m’amène je ne sais où et je dis oui. La confiance et l’abandon croissent de jour en jour.

Magique fascination

Un peu mal à l’aise, je m’installe à une table où papotent en grec un groupe de vieilles femmes. J’attends ma bonne amie qui est à terminer son animation du groupe. Ça sera bientôt Noël, et il y avait à côté de moi, à ma droite, une vieille dame. Une aînée, une dame âgée, une grand-mère…

On ne sait plus comment les nommer, mais j’ai envie de l’appeler Lady. Ce qui représente bien la dignité dans le grand âge qu’elle affichait avec fierté. Quelques bijoux sur une blouse blanche immaculée, les joues un peu rosies, à cause du vin, je crois. Les paupières lourdes des ans, mais le regard clair, une fontaine aux eaux vertes où l’envie d’y plonger est presque irrésistible. Des yeux vifs, un peu rieurs, comme les petits sourires un peu amusés qu’elle m’adressait de temps à autre.

Je l’observais à la dérobée, soucieuse de dissimuler ma curiosité. D’abord les mains jointes, comme en prière, elle fouille dans son sac à mains pour en extirper un petit outil, une paire de ciseaux pliants. Puis sa main leste s’agite sur la table autour d’elle à la recherche de serviettes de papier. Le repas est terminé, et je crois qu’elle cherche à récupérer ce qui peut l’être encore, à la manière de ma mère un peu, qui ramassait ce qui pouvait encore servir. À l’aide de ses petits ciseaux, elle découpe une serviette le long du pli. Puis je repense à ma mère, pour qui tout bout de ficelle ou de laine devait être préservé pour un usage éventuel.

Avec des gestes lents et précis, la tête baissée sur son ouvrage, elle sépare les deux morceaux de serviette. Je crois qu’elle s’apprêtera ensuite à enfouir dans son sac à mains tous les petits bouts de serviette propres et encore utilisables pour les rapporter chez elle, comme des trésors dans un petit musée que j’imagine minuscule, empoussiéré, où gambadent probablement quelques chats.

La musique et les pas de danse d’un groupe de femmes derrière moi me fait souvent détourner la tête, toutes sourient ou rient aux éclats en tentant de chantonner les paroles des chansons que certaines d’entre elles ont oubliées. Qu’à cela ne tienne. L’atmosphère est à la fête, à la mise au rancart des soucis et des jambes enflées, engoncées dans d’épais bas noirs.

Je reviens à ma voisine qui relève la tête de sa besogne et esquisse à mon intention un large sourire que je lui rends aussitôt, sincère. Je remarque maintenant qu’elle plie en accordéon quelques moitiés de serviettes. Est-elle en train de se fabriquer un éventail? Il est vrai que l’air est chaud, saturé d’odeurs de toutes sortes, tantôt sucrées, tantôt âcres, la sueur mêlée aux restes du repas.

J’observe à nouveau le groupe de danseuses en y réfléchissant. Je n’ai que ça à faire en attendant la fin des festivités. Observer et réfléchir, me transposer en elles, me transporter au loin et m’y retrouver avec des compagnes pour nous remémorer, pleurer ou rire ensemble, en chantant des chansons de Gilles Vigneault. Étrange sensation tout de même lorsque j’essaie de voir à travers leurs yeux ce passé, révolu pour plusieurs d’entre elles, mais pour d’autres, bien ancré dans l’espoir présent, rattaché par des fils dorés à un futur possible, un rêve de retour aux sources. Je sens cette passion, cet acharnement à vivre après avoir côtoyé et vu la mort, les détresses dans le sang des leurs. Comme cette persévérance de ma voisine, qui, toute attentive à ses morceaux de serviette, a peut-être porté dans ses bras, en courant sous la mitraille, un enfant ensanglanté, au regard vide, tourné vers un Ciel qui n’existe pas, qui ne peut exister, puisqu’il permet de telles atrocités.

Perdue dans ces pensées, les petits mouvements de ses doigts me fascinent. L’éventail prend forme. Une forte envie de lui parler m’obsède, mais je me retiens d’abord, je ne sais rien d’elle, ni elle de moi. Qui suis-je pour oser lui demander ce qu’elle fait?

Maintenant, il n’y a plus qu’elle et moi qui existent. Les danseuses, la musique, les autres personnes attablées autour de nous se fondent en un brouillard. Puis j’ose : « Are you making a fan? » Elle baisse les yeux et fait signe que non, en silence. Bon, je me suis plantée. Et puis ça ne me regarde pas au fond. Un grand soupir, après un timide sourire, et mon attention se reporte sur les jambes lourdes des danseuses, et j’essaie de m’accrocher à leurs rires et d’en saisir les étincelles.

Une main délicatement posée sur mon avant-bras me fait sursauter, absorbée que j’étais dans la contemplation de cette fresque colorée, mouvante et lumineuse, battant la vie, au rythme des claquements de doigts et de talons. Je me retourne, et j’ai sous les yeux une magnifique fleur de papier-serviette que la Lady dépose à côté de mon assiette.

Instantané de tendresse inattendue, mais combien magique dans son essence. Moment heureux. Mon premier cadeau de Noël. Lady a racheté le Ciel à mes yeux.

Ma voix intérieure

Les traditions de tout temps se sont servies de la musique et du chant, pour prier et se relier.

Malheureusement, en Occident, il est de plus en plus rare que l’on se serve de la voix pour prier.

La musique est devenue un outil de vente. Elle est utilisée partout sans même que l’on n’en soit conscient. Films, radio, publicités, propagande, etc. en sont remplis et nous influencent bien souvent à notre insu.

De plus, notre capacité d’écoute est très limitée et il ne nous faut que quelques secondes pour juger de ce que nous recevons avant de changer de canal.

Savons-nous écouter?
En fait, nous n’écoutons vraiment que rarement. Nous ne tendons l’oreille que de temps en temps, lorsque nous le sommes trop, nous nous bouchons les oreilles pour ne pas entendre. Combien de fois ai-je dit ou entendu dire « Tu ne m’écoutes pas! ». Ne pas être entendu est ainsi une de nos grandes blessures.

Et parmi les voix qui crient pour être entendues, il y a celle de notre enfant blessé qui cherche un chemin pour s’exprimer. Dans ce tumulte extérieur et intérieur, comment faire pour retrouver sa route vers une plus grande écoute de soi et de l’autre et une plus grande sérénité?

J’ai hurlé puis chanté pour qu’on m’entende.

Toute jeune déjà, j’ai cherché de toutes mes forces à être écoutée et entendue, vraiment, pour trouver la paix intérieure.

C’est ainsi que je me suis mise à chanter. J’avais une jolie voix et une grande sensibilité et c’était là un outil plus acceptable que de crier pour me faire entendre. Ce qui d’ailleurs était inefficace.

À vingt ans, étudiante en chant dans un conservatoire de musique, j’appris donc à chanter d’abord pour plaire et pour m’exprimer.

Malheureusement, ce que je voulais vraiment dire tels mes anxiétés face à l’avenir, mes besoins, mes appels à l’aide n’étaient toujours pas entendus. Mes émotions se transformaient en gros nœud dans ma gorge. Je ne parvenais plus à chanter et cela augmentait mon anxiété.

Le chant, outil de guérison
J’eus cependant l’intuition que je pouvais me servir du pouvoir vibratoire du chant pour libérer mes émotions. Et c’est ainsi qu’au lieu d’être au service de la musique et de chercher à faire des sons parfaits, j’appris à m’en servir comme outil de guérison. Le son est devenu un baume rempli d’amour m’enveloppant de sa douce chaleur.

J’en découvris les bienfaits, non seulement sur le corps, mais aussi sur l’esprit.

Tendre une oreille tendre pour s’entendre.

Aujourd’hui, je suis persuadée que d’avoir appris à chanter, m’a également appris à écouter.

Le chant me permet dans un premier temps de tendre l’oreille vers moi, de laisser sortir, d’évacuer le trop-plein et tant pis si cela me fait pleurer, je suis assez grande et aimante envers moi pour accueillir ce qui remonte. Quelle libération!

Mais c’est aussi une manière de méditer. Par le chant, je calme mon esprit, je respire, je me laisse habiter par le son comme un temple qui résonne de l’intérieur.

D’une certaine façon, j’occupe mon mental à autre chose que les petits tracas quotidiens et j’entre dans une forme de transe apaisante.

C’est ainsi que tout en chantant, je fais paradoxalement silence et j’ouvre la porte à d’autres voix plus centrées, plus justes.

Écouter le silence
En fait, je crois qu’il existe un son primordial à l’origine de tous les sons. Un son qui contient toute la gamme des émotions, toutes les notes de musique, tous les sons contenus dans le monde audible et inaudible. En faisant silence, je peux l’entendre. Il est subtil et rejoint la vibration de l’essence de l’univers.

C’est ainsi que lorsque je chante, je peux, si je suis attentive, percevoir que chaque son possède un centre énergétique auquel je peux me connecter pour rejoindre l’infini.

Il n’est pas nécessaire pour cela de me mettre absolument en position de lotus et de fermer les yeux. Non pas que ce ne soit pas bon, mais ce n’est pas indispensable.

Ainsi, n’importe quelle chanson qui me rejoint peut faire l’affaire, du moment que je me mets dans une attitude d’écoute sans jugement. J’ouvre mon cœur et mes oreilles et je laisse la musique faire son œuvre en moi et me guider.

Je crois que c’est cette pratique qui m’a permis d’être aujourd’hui une personne qui écoute son intuition et qui sait dialoguer avec sa voix intérieure. Le chant m’apprit à ouvrir mes oreilles et à percevoir les subtilités des informations que mon corps m’envoie sous forme de sensations.

Et si d’aventure le doute s’installe et le brouhaha reprend toute la place, je m’applique à me recentrer, soit en chantant, soit en respirant toujours en recherchant ce lien avec le son primordial pour retrouver le contact avec ma voix intérieure.

Partager avec d’autres cette voie royale vers soi
Enseignant le chant depuis bientôt vingt ans, mon conjoint et moi avons compris à quel point cette approche douce et aimante basée sur la personne a pu permettre à de nombreux élèves d’être plus à l’écoute d’eux-mêmes, de devenir davantage centrés dans leur cœur, de redonner sens à leur vie et de s’épanouir par la musique.

Les visages de sa passion

Vivre avec passion, vivre intensément et être passionné pour ce que l’on fait. Voilà une invitation qui met la barre haute dans nos vies déjà bien remplies.

Mais elles sont remplies de quoi au juste nos vies? Nous sommes trop souvent pris par les il-faut-que, les je-devrais et les je-n’ai-pas-le-choix-parce-que… et nous nous perdons de vue dans le tourbillon de nos activités. À force de se sentir prisonnier de notre vie, nous n’osons plus aller dans la direction de ce qui nous correspond vraiment et finissons par croire que nous n’avons de passion pour rien et la flamme en nous s’éteint petit à petit. Rallumer cette flamme, c’est faire le choix de la vie, de la joie et de l’expression de son essence.

Mais qu’est-ce qui me passionne vraiment? Chercher à reconnaître ses différentes passions, c’est poser les premiers jalons pour reconnecter avec ce qui nous fait vibrer. Les passions concernent différents champs d’intérêts qui nous animent. Toutes ne nous font pas vibrer au même degré d’intensité, mais toutes nous prédisposent à la joie, au bien-être et à donner le meilleur de soi. Plus nous les intégrons à notre vie, plus nous créons un équilibre en nous et autour de nous. Mais vient un moment où elles ne suffisent pas à donner un sens à notre vie, nous recherchons alors quelque chose de plus profond, de plus significatif et c’est là qu’entre en jeu la passion essentielle. Pour moi, la passion est du domaine de l’âme. Et la passion essentielle est un appel de l’âme à manifester son essence. Elle est la trame de fond de nos passions et de tout ce qui nous anime. La passion essentielle se révèle à nous. Alors que nous choisissons nos passions, la passion essentielle, elle, nous choisit. Elle est très rarement explicite d’entrée de jeu. Mon expérience m’a appris qu’il fallait l’apprivoiser en s’engageant dans le voyage vers son cœur.

Les visages de la passion essentielle
À quoi peut ressembler une passion essentielle?

  • Une valeur qui sous-tend toute notre vie comme celle de promouvoir la justice, la dignité, l’authenticité ou encore l’harmonie dans les relations. La passion essentielle mue par une valeur mène parfois à se consacrer à une cause.
  • Une activité qui nous passionne et qui habite notre être, notre vie et notre temps et qui, lorsque nous la pratiquons, nous nourrit et nous fait grandir. Cette forme la plus courante et la plus évidente s’exprime dans toutes sortes de domaines.
  • Un talent ou un don qui, en s’exprimant, nous comble de bonheur. Ce peut être un talent pour l’écoute, pour communiquer, pour stimuler les autres à donner le meilleur d’eux-mêmes, un don pour la guérison. On peut avoir une passion pour la musique sans pour autant avoir de talent pour celle-ci. La musique devient passion essentielle lorsque s’exprime un talent et que la personne devient même un canal pour la musique.
  • Un idéal qui nous pousse à créer et à contribuer comme celui d’avoir la pulsion de rendre meilleur, de créer de la richesse, de développer la conscience ou de créer de la beauté.

Apprivoiser la passion essentielle
Reconnaître sa passion essentielle peut prendre un certain temps. Nous vous proposons ici deux chemins pour y arriver :

En trouvant le fil conducteur de ses passions
Identifiez d’abord ce qui vous passionne le plus. Ensuite, regardez ce qui est à l’essence même de chacune de vos passions en tentant de cerner qu’est-ce qui, dans cette passion, vous anime et vous motive vraiment. Regardez ensuite le thème qui les unit. Pour certains, ce sera tout ce qui concerne l’humain, pour d’autres, ce sera la communication ou la relation. Après avoir trouvé votre thème central, réfléchissez à l’action que vous faites dans ce domaine. Cherchez-vous à harmoniser, guérir, concrétiser, unir, créer… Puis interrogez-vous sur votre aspiration, sur le sens profond de cette action. En allant au cœur de vos passions, votre passion essentielle a des chances d’émerger.

En observant les moments-clés de sa vie
Il y a des moments dans la vie où nous ressentons un appel pour quelque chose. Certains sont appelés à enseigner, d’autres à bâtir quelque chose, d’autres encore à orienter. Entendez-vous parfois les chuchotements intérieurs vous murmurer depuis longtemps un appel que vous ignorez? À quoi vous sentez-vous appelé? Il y a des moments-clés dans notre vie où ces appels peuvent être plus présents. Autour de 18 ans, 38 ans, 56 ans et dans une fenêtre de plus ou moins deux ans, il y a des signes qui nous indiquent ce à quoi nous sommes appelés. Amusez-vous à regarder ces périodes où vous avez ressenti une attirance irrésistible pour faire quelque chose qui vous corresponde dans votre essence.

Une fois reconnue, la passion essentielle peut offrir une direction consciente à notre vie. Celle-ci devient plus simple et plus centrée sur ce qui est en intégrité avec qui nous sommes. Bon cheminement vers votre passion essentielle.

Réharmonisation par le son et l’image

La musique détient un pouvoir qui provoque une réaction d’ordre émotionnel. Elle peut ainsi communiquer directement avec les sentiments le plus profondément enfouis dans la mémoire et l’imaginaire.

Le corps est souvent comparé à un instrument de musique. Fragile et sensible, il peut être désaccordé par une émotion découlant d’un événement perturbant. On remarquera alors une fatigue plus accentuée, son esprit s’assombrira et s’il ne retrouve pas l’harmonie, la maladie s’installera doucement.

La visualisation guidée et de la musique vibratoire sont d’excellents outils pour atteindre un bien-être intérieur. On peut se servir de cette alliance comme thérapie de l’âme. Avec le bol tibétain, on peut augmenter notre taux vibratoire pour sortir du mental et ouvrir les portes de l’inconscient. Le son de cet instrument de musique prépare notre conscience à rencontrer les personnages blessés qui sont en nous et qui influencent notre vie d’aujourd’hui. Ces personnages sont parfois reliés à d’autres vies. Ainsi, grâce à la musique, on peut faciliter la communication télépathique et se transporter par l’image intérieure exactement à la période où l’émotion s’est cristallisée.

On peut, grâce à certains instruments de musique créer un son pour décristalliser l’émotion et réharmoniser le champ d’énergie de l’être humain. Le didgeridoo est souvent favorisé dans l’exercice du déblocage émotif. Et pour ce qui est de l’harmonisation, on peut choisir le violon, la cornemuse ou une chanson qui fait vibrer notre cœur. Il s’agit alors d’imaginer que le personnage blessé reçoit une belle boule d’amour offerte par quelqu’un qui nous aime. Cette boule vient alors illuminer le personnage et cicatriser la blessure émotive.

On a souvent l’impression d’assister à tout un cinéma que notre imaginaire nous envoie, mais le résultat de cette pratique est tellement efficace que les sceptiques ne peuvent que remarquer de grands changements dans leur vie actuelle.

Alors soyons notre propre médecin de l’âme et laissons-nous bercer par la musique qui fait vibrer notre cœur et imaginons-nous heureux!

Bon cinéma!

Toucher par les sons : les sons nous touchent, devenez une per-sonne…

Se faire toucher par un son peut paraître surprenant…  Néanmoins la plupart d’entre nous ressentent tous les jours des vibrations acoustiques à l’intérieur du corps.  Trop souvent hélas, ces sons proviennent de la pollution sonore que nous subissons bien malgré nous au quotidien.  La perception corporelle du son (développée par la méthode verbo-tonale du Pr Petar Guberina – Zagreb, Croatie – afin d’enseigner, entre autres la musique aux sourds) est une perception vibro-tactile produite par le ressenti cutané et sous-cutané des vibrations sonores.  Notre peau devient alors la membrane d’une oreille à l’échelle du corps dans son ensemble et les vibrations sonores pénètrent par chacun de ses pores.

Depuis une quinzaine d’années, nous avons développé une technique de toucher originale qui s’adresse en particulier aux « bodyworkers » et aux massothérapeutes.  Néanmoins, il n’est pas obligatoire d’être thérapeute pour pratiquer le toucher par les sons® ou sonologie®.  La seule condition nécessaire à sa pratique étant d’apprendre à être thérapeute pour soi-même (techniques d’autoguérison) et de vouloir se donner de l’amour…

Grâce à l’expérience énergétique des sons et des vibrations, vécue durant des jeux vocaux et des exercices, chacun peut ressentir son corps devenir un instrument et résonner en différents points selon les sons qu’il émet ou reçoit et ainsi, de devenir une per-sonne… en laissant les sons s’écouler à travers la caisse de résonnance de son propre corps.

Vivre une expérience de toucher par les sons® est l’occasion unique de vivre et ressentir le principe de la résonance corporelle et de comprendre au passage comment les sons, la musique et les vibrations peuvent être bénéfiques, thérapeutiques ou nocifs, selon les cas.  D’où l’importance du choix conscient de notre environnement sonore et vibratoire de toute nature (pensées, émotions, paroles, ondes de formes, couleurs, senteurs, tellurisme, matériaux, aliments, eau, etc.).

Le but du toucher par les sons® est d’apprendre à ressentir comment les sons et les vibrations nous influencent et qu’ils caractérisent tout ce qui nous constitue (infiniment petit) et ce que nous constituons (infiniment grand).  Le but est aussi de découvrir le principe de base de la résonance harmonique qui explique l’interaction des vibrations les unes avec les autres et qui conditionne notre relation énergétique avec notre environnement et avec l’univers.  Cette prise de conscience permettant de se sentir relié à tout.

Dans le toucher par les sons®, nous utilisons, entre autres la voix, le plus bel instrument.  Il n’est pas nécessaire de savoir chanter ni de connaître la musique.  Une seule condition est nécessaire : être prêt à se donner de l’amour et à en donner aux autres, grâce aux sons thérapeutiques et aux vibrations harmonisantes.  Nous utilisons aussi divers instruments (cordes vibrantes, diapasons, bols tibétains, etc.) qui ont pour but de nous sensibiliser à la dimension harmonique et pythagoricienne de la vie.

Le son touche l’enveloppe musicale de l’être

L’expérience montre que le son agit sur la matière par massage vibratoire en créant de magnifiques formes géométriques.  Ces formes aux architectures parfois complexes peuvent ressembler à des mandalas.  Par ses propriétés tactiles harmonisantes, le son fait résonner notre enveloppe musicale.  Rappelons que chacune de nos cellules et de ses composantes émettent des vibrations et que notre corps est de nature « symphonique ».  Puis cette résonance se diffuse dans notre corps à un niveau cellulaire et peut induire aussi des changements au niveau moléculaire, en particulier dans la structuration de la molécule d’eau.  N’oublions pas que cette molécule nous constitue à 80 %.

Le toucher par les sons® ou sonologie® est donc basé sur la bio-résonance corporelle du son et sur son ressenti vibratoire.  Sa pratique concerne donc la dimension auditive de la perception sonore et inclut aussi en complément la perception cutanée, sous-cutanée, intra-corporelle et énergétique des vibrations.  L’apprentissage de techniques simples permet de développer l’intégration de la bio-résonance harmonique du son ainsi que le ressenti global des vibrations au niveau du corps humain et leur application en complément des techniques de massothérapie et de toute autre forme de soins énergétiques.

Ne rien faire! Pour quoi faire?

Bien installée dans ma maison, j’ai eu envie de ne rien faire : juste rester là, assise dans mon fauteuil préféré et laisser la douceur du silence balayer mes préoccupations de tous les jours.

Ne rien faire n’est pas bien vu dans notre société. Même en vacances. Et pourtant, ne rien faire est un merveilleux moyen d’ouvrir en soi une brèche par où le souffle de la créativité peut se glisser dans notre vie.

Les artistes le savent. Dès que la page blanche reste muette, que les couleurs refusent de chanter sur la toile ou que les notes de musique désertent la partition, ils abandonnent l’action, mettent de côté leur volonté et restent à l’écoute de l’inconscient.

Les artistes comprennent que l’inconscient est une grande marmite qui ne demande que quelques ingrédients pour mijoter une œuvre de création : un peu de technique, une ou deux idées et la capacité de s’ouvrir aux images vivant au fond de soi. Quel plaisir alors de voir jaillir des profondeurs de son être, des plages inconnues et des forêts mystérieuses qui rappellent que l’on est plus grand que ce que l’on croyait être. Se laisser porter par le flot de la créativité, quelle belle façon de ne rien faire!

L’inaction ne met pas seulement notre créativité en lumière. Parfois, elle dévoile nos peurs, nos angoisses, nos colères, nos jalousies, nos frustrations, notre honte, bref, toutes ces choses sombres que nous aimerions refouler pour toujours. Avez-vous remarqué que notre meilleur ami est rarement nous-même? Rester en notre seule et unique compagnie n’est généralement pas notre activité préférée. Seul, nous nous supportons difficilement. Nous nous ennuyons vite. Nous sentons notre vide intérieur. Et pour ne pas vivre trop longtemps avec les parties de nous qui nous dérangent, nous fuyons dans l’activité extérieure, les divertissements ou dans les bras d’amis qui, espérons-nous, écouteront, comprendront et nous aimeront mieux que nous nous aimons nous-même. Il existe pourtant des moyens qui facilitent un face à face avec soi-même.

Il y a de nombreuses années, je me souviens d’avoir été désemparée. Fraîchement débarquée dans une ville étrangère, je me suis retrouvée loin de ma langue natale, de mes habitudes et de mes amis. Je ne connaissais personne. Je me sentais seule. J’ai alors décidé de faire de moi ma meilleure amie.

J’ai pris un cahier, un crayon et j’ai écrit toutes les pensées et tous les sentiments tels qu’ils se présentaient à ma conscience. Embarrassé par la syntaxe et la ponctuation, mon crayon n’allait pas assez vite pour saisir ce qui déferlait en moi. J’ai donc momentanément laissé tomber les règles grammaticales pour donner libre cours au flot intérieur, qui se déversait sur la page blanche comme un torrent trop longtemps réprimé. Cette écoute active m’a été profitable. Non seulement la solitude est devenue un agréable endroit où me retrouver, mais j’ai découvert un moyen efficace de me connaître de plus en plus profondément, tout en me laissant porter par l’inépuisable source créatrice qui vit en moi. Je crois que cette source vit en chacun de nous. Elle n’attend qu’une toute petite brèche pour s’élancer dans notre vie. Elle attend peut-être que vous ayez un tout petit moment pour… ne rien faire.

Ne rien faire! Pourquoi faire? Vraiment?

Vivre, tout un art!

Nous avons une tendance naturelle à l’activité; généralement, c’est une activité qui vise l’amélioration de ce que nous sommes ou de ce qui nous entoure : nous faisons de l’exercice physique, nous décorons nos maisons, aménageons notre terrain, suivons des cours ou participons à des ateliers pour augmenter notre savoir ou nos compétences. Nous rêvons tous d’un avenir meilleur pour nous et pour d’autres, mais cette vie idéale nous échappe aussitôt que nous croyons la saisir. Ce que nous savons intuitivement, loin au fond de nous, presque enterré sous les préoccupations quotidiennes, c’est que notre vie peut s’approcher de l’idéal dont nous rêvons : au milieu de la ville, quand nous rêvons de la campagne, au milieu de l’agitation quotidienne, quand nous rêvons de calme et de paix, au milieu des responsabilités quelquefois bien lourdes, quand nous rêvons de liberté. Comment est-ce possible?

Nous avons le pouvoir de transformer ce quotidien qui paraît terne ou chaotique, en transformant notre façon de le vivre. On pourrait appeler cela l’art de vivre. C’est un art supérieur, pour lequel les femmes sont particulièrement douées, ce qui n’exclut pas les hommes pour autant.

En effet, ce n’est pas tant ce que l’on fait qui importe, mais la façon dont nous le faisons. Comment procéder pour opérer cette transformation? L’harmonie, le calme que je cherche, il me faut le cultiver en moi tout d’abord. Cette démarche de l’intérieur fait alors des vagues qui se répercutent sur mon environnement immédiat, mon entourage personnel, puis de cercle en cercle à travers ceux que j’ai touchés, sur des personnes que je ne connais même pas, puis finalement sur toute la société. Ce changement que j’ai apporté se répercute bien au-delà de ma petite personne.

Voilà pourquoi Gandhi disait : « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde ».

Quoi changer, comment faire vivre cette aspiration en moi? Il me faut écouter mon être intime, entendre ce qu’il a à me dire. Il a de bons conseils : « Sois plus patient envers cette personne », « Prends le temps d’écouter ton enfant », « Aie confiance », « Ne saute pas aux conclusions trop vite », « Ne le prend pas personnel », etc…

Il me faut créer les conditions favorables pour que cette écoute intérieure puisse se produire : me réserver du temps pour entendre ces conseils bienveillants, ce dialogue important avec mon être intime, le cœur de ma personne, ce noyau spirituel, qu’on nomme l’esprit.

Il me faut aussi lui donner « à manger », nourrir son appétit de beauté, d’harmonie et d’amour. L’art peut être un de ces moyens privilégiés pour renouer avec l’intérieur et aussi pour le nourrir. Platon affirmait, quatre siècles avant Jésus-Christ : « La musique est un moyen plus puissant que tout autre parce que le rythme et l’harmonie ont leur siège dans l’âme. Elle enrichit cette dernière, lui confère la grâce et l’illumine. ».

Écouter de la bonne musique, chanter dans une chorale ou seul chez soi, broder, peindre, dessiner, écrire ou lire des textes qui touchent mon cœur; ce n’est pas le résultat extérieur qui compte, c’est le processus, et le résultat est là, même si on ne le voit pas. Ce résultat, c’est le développement de mon être intérieur et la satisfaction d’avoir ajouté à la beauté, d’avoir pu réaliser mon désir d’harmonie.

La construction de mon être intérieur, voilà la mission de ma vie! En m’élevant (comme on élève un enfant), je suis heureux et j’en fais bénéficier tout mon entourage. Je participe à la création de ce monde meilleur que je souhaite pour moi, pour ma famille et mes amis. Je travaille activement à sa venue, par mes pensées bienveillantes envers moi-même et envers les autres. Et cette activité aura un retentissement sur toute la société et, qui sait, sur le monde…

Une musique de silence

Quelques jours s’étaient écoulés. J’avais amadoué ce nouvel univers où le ciel me saluait en plein matin de rosée, où les fleurs frémissaient de leurs pétales.

J’avais apprivoisé les oiseaux, tous ces yeux qui me regardaient et ces grands arbres où la vie bat à grands coups, qui vous prennent de vertige tant on ne peut les maîtriser.

Au bord de chaque nuit, assise dans l’immense cathédrale au ciel d’encre, je réussissais à cueillir des étoiles. Et personne ne pouvait lézarder cette harmonie au fond de ma tranquille vallée.

Mais un midi, j’avais engagé mes pas au bord de la rivière, là où le soleil n’invente que des pierreries d’or, lorsque soudain je parvins à entendre une musique de silence jouée sur des instruments dont les ondes marquent l’entrée du grand Temple. De nulle part, elle me jette cette vérité en plein visage :

Le temps n’a pas de temps sinon celui que l’on veut bien lui donner.

Et doucement, elle me parle de cet autre monde, celui du dedans où je pouvais puiser toujours toute énergie tout amour permettant de hisser bien haut le drapeau de l’espérance.

Elle m’invita ensuite à aller vers d’autres ailleurs, là où les gens ne connaissent ni l’eau, ni le soleil presque, là où jamais des cris d’oiseaux ne disent le lever du jour.

« Va, me dit-elle, il faut partir, même s’il te reste tant à apprendre du silence, du jour et de la nuit, du tout.
Tu seras l’eau, l’oiseau et le soleil qui manquent.
Va… ce n’est jamais derrière qu’est demain! »

Texte anonyme laissé dans un ermitage de Champboisé

Extrait de « Silence que dis-tu? » de Josée Latulippe et Gilbert Plouffe, 2000, Novalis

Le baladi : une danse qui allie charme et émotion

Parler de danse orientale en dehors des milieux où elle est pratiquée provoque souvent chez les hommes des commentaires moqueurs. Parfois même, d’aucuns affichent un air offensé en pensant à ces danseuses du ventre légèrement vêtues et provocatrices que l’on voit dans certains films. L’une et l’autre attitudes sont bien significatives de la tournure d’esprit de la plupart des gens et de leur méconnaissance.

Le baladi est une danse qui tranche beaucoup avec nos conceptions occidentales. En effet, la danseuse n’y est pas perçue comme un être quelque peu désincarné, comme c’est le cas avec le ballet classique ou les danses occidentales, qui demandent des corps presqu’anorexiques. Le baladi est une danse qui célèbre le corps, où le corps exulte. La danseuse y est donc perçue comme un être terrestre, un être charnel et c’est pour cette raison que les femmes qui ont des rondeurs ou des courbes prononcées trouvent dans le baladi une danse où elles sont enfin à l’aise. Elles se sentent élégantes parce que c’est une danse qui met en valeur les courbes féminines.

La danse occidentale qu’on appelle communément en Occident la danse du ventre ou le Belly Dancing en anglais, est souvent un dérivé plus ou moins authentique du baladi oriental. Cette danse connaît de plus en plus de succès en Europe occidentale et en Amérique. La baladi est une danse qui est quand même très sensuelle, sans être érotique. Elle peut être pudique, élégante, racée et exclusivement féminine. Traditionnellement, les hommes peuvent avoir un rôle d’accompagnateur dans ce type de danse, mais ils ne la dansent jamais en solo.

La danse baladi, qui veut dire « danse du pays » en égyptien, est d’abord une danse du peuple qui serait apparue en Égypte il y a deux mille ans environ. À l’origine, le baladi avait même une dimension religieuse parce que les mouvements ondulatoires étaient une représentation, semble-t-il, de l’accouchement et de la nativité. Par la suite, cette danse est devenue un divertissement profane et est demeurée ancrée dans les traditions des moyen-orientaux, pour qui cette danse a souvent un rôle important au cours des fêtes populaires. La plupart des femmes savent danser sans jamais avoir pris de leçons.

La danse orientale n’a toutefois pas de date d’origine précise, comme en a par exemple la danse classique française. Est-elle apparue chez les Phéniciens (le Liban actuel)? Les Tsiganes l’ont-elles apportée du nord de l’Inde? A-t-elle été introduite en Égypte par les Turcs ou les Turcs l’ont-ils au contraire apprise des Égyptiens? Les thèses s’opposent, toutes étayées. Il semble que ce soit une forme de danse aussi vieille que le monde. On en a en tout cas retrouvé des traces dans le monde entier : Afrique, Espagne, Inde, Grèce antique, Rome, Nouvelle-Zélande, Hawaï.

Pourquoi donc la qualifier d’orientale si cette forme de danse était répandue jadis dans le monde entier? Parce que c’est dans les pays conquis par l’Islam qu’elle est restée le plus populaire et qu’elle a atteint le plus grand raffinement, principalement en Égypte. Toutefois, quand on parle de danse orientale, c’est de danse égyptienne professionnelle qu’il s’agit. La danse turque est presque la même, mais avec des accents plus marqués. Celle de l’Afrique du Nord a des mouvements spécifiques, avec des variantes selon les régions.

À qui s’adresse le baladi et pourquoi le pratiquer?
Le baladi constitue en premier lieu une danse qui permet d’exprimer avec grâce et émotion les sentiments les plus intimes de notre être. Elle est également considérée comme un exercice physique intéressant puisque sa pratique régulière aide à améliorer la posture et l’équilibre tout en développant la souplesse. Elle met à contribution des parties de notre corps que nous n’avons pas l’habitude de travailler.

La musique est également fascinante. Tantôt enjouée, tantôt langoureuse, la musique baladi touche immanquablement aux cordes les plus sensibles de notre féminité. Le baladi devient alors bien plus qu’un simple divertissement : c’est une façon unique de se dire et de s’extérioriser, en pleine harmonie avec son corps.

En terminant, on peut dire que le baladi est conçu autant pour le plaisir des gens qui regardent que pour la danseuse qui s’exécute.